Grève et manifestation jeudi 9 mai à Grenoble contre la réforme de la fonction publique

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FIL INFO — Comme partout en France, une intersyndicale appelle à la grève à Grenoble et à manifester le jeudi 9 mai contre le projet de réforme de la fonction publique du gouvernement. Rendez-vous est donné place Verdun à 14 heures. Mais dès le matin, Sud-PTT appelle à un rassemblement devant la direction de La Poste pour dénoncer de possibles nouvelles fermetures de bureaux sur Grenoble.

 

 

À Grenoble comme par­tout en France, les syn­di­cats appellent à un mou­ve­ment de grève et de mani­fes­ta­tion contre la réforme de la fonc­tion publique, le jeudi 9 mai. Contrairement à la jour­née du 1er mai, l’u­nion est cette fois de mise entre les orga­ni­sa­tions CFDT, CGT, FO, FSU, Unsa et Solidaires. L’intersyndicale donne ainsi ren­dez-vous aux Grenoblois à 14 heures place de Verdun, devant la pré­fec­ture de l’Isère.

 

Plusieurs organisations syndicales appellent à manifester jeudi 9 mai à Grenoble contre la réforme annoncée de la fonction publique.Manifestation à Grenoble, décembre 2018. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Manifestation à Grenoble, décembre 2018. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

« Depuis de nom­breux mois, en dépit de leurs reven­di­ca­tions et pro­po­si­tions, [les syn­di­cats] constatent que le gou­ver­ne­ment pour­suit une poli­tique néfaste pour la popu­la­tion », écrivent sur les réseaux sociaux les orga­ni­sa­teurs de la mani­fes­ta­tion. Pour qui la réforme annon­cée de la fonc­tion publique est la porte ouverte à des sup­pres­sions de postes, un affai­blis­se­ment des droits des agents ou la mise en place d’un salaire au mérite.

 

 

Augmentation des salaires et des pensions

 

Les reven­di­ca­tions ? Sans sur­prise, les syn­di­cats exigent le retrait du pro­jet de loi de trans­for­ma­tion de la fonc­tion publique. Mais aussi « le dégel de la valeur du point d’in­dice » ainsi qu’une aug­men­ta­tion des salaires et des pen­sions. En lieu et place des sup­pres­sions de postes envi­sa­gées, les orga­ni­sa­tions disent éga­le­ment attendre du gou­ver­ne­ment des créa­tions de postes pour les ser­vices publics.

 

Manifestation pour la défense des services publics en mai 2018 © Joël Kermabon - Place Gre'net

Manifestation pour la défense des ser­vices publics en mai 2018. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Autres exi­gences : la sup­pres­sion du jour de carence des fonc­tion­naires, secon­dée par « l’ar­rêt du recours à la pré­ca­rité et une titu­la­ri­sa­tion mas­sive des per­son­nels pré­caires ». Pour les orga­ni­sa­tions syn­di­cales, le « recours accru à tous les niveaux au contrat pré­caires » consti­tue en effet une menace pour l’é­ga­lité d’ac­cès aux emplois publics, mais éga­le­ment aux « garan­ties de neu­tra­lité de l’agent public ».

 

Le per­son­nel de l’Éducation natio­nale porte à l’oc­ca­sion de cette jour­née ses propres reven­di­ca­tions : outre un dégel des salaires et des titu­la­ri­sa­tions de postes, les ensei­gnants demandent le retrait des réformes Blanquer pour le lycée et de la loi “Pour une école de la confiance”. Les syn­di­cats appellent à par­ti­ci­per à une assem­blée géné­rale en marge de la mani­fes­ta­tion, dès 12 heures place Verdun.

 

 

Rassemblement le matin contre la fermeture de bureaux de poste

 

Mais un autre mou­ve­ment vient s’ins­crire dans cette jour­née de mobi­li­sa­tion. Sud-PTT Isère-Savoie appelle à une « mobi­li­sa­tion géné­rale » contre « le pro­jet de fer­me­ture de près de la moi­tié des bureaux de poste de Grenoble ». Après les bureaux de Grand” Place et de Championnet, le syn­di­cat affirme que la direc­tion régio­nale de La Poste envi­sage de nou­velles fer­me­tures : cinq bureaux sur les onze que compte la com­mune (voir enca­dré).

 

Rassemblement contre la fermeture du bureau de Poste Championnet à Grenoble le samedi 21 avril 2018 © Florent Mathieu - Place Gre'net

Rassemblement contre la fer­me­ture du bureau de poste Championnet à Grenoble, le samedi 21 avril 2018. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« Les consé­quences alors sont immé­diates pour les usa­gers qui se voient pri­vés de bureaux et de ser­vice public. Et ces fer­me­tures engendrent bien évi­dem­ment à chaque fois des sup­pres­sions d’emplois », écrit Sud-PTT. Le syn­di­cat appelle les pos­tiers, usa­gers, élus… et Gilets jaunes à s’u­nir « pour le main­tien du ser­vice public de proxi­mité ». Et à se ras­sem­bler devant la direc­tion, bou­le­vard Maréchal-Liautey à Grenoble, à par­tir de 10 h 30.

 

FM

 

DEUX BUREAUX DE POSTE REMPLACÉS PAR DES POINTS DE CONTACT

 

Sollicitée par Place Gre’net, la Poste indique dans un  com­mu­ni­qué, et comme à son habi­tude, ne pas envi­sa­ger de « fer­me­tures » de bureaux de Poste mais la mise en place de « points de contact ». Soit des com­mer­çants assu­rant un cer­tain nombre d’ac­ti­vi­tés pos­tales. Les quar­tiers évo­qués ? « Stalingrad et Bajatière dont la baisse d’activité est de res­pec­ti­ve­ment 32% et 26% depuis 2015 », écrit la direc­tion.

 

« Aujourd’hui, à Grenoble, La Poste compte 11 bureaux de poste et 4 La Poste Relais, soit 15 points de contact contre 14 points de contact en 2015 », écrit encore la société, qui affirme ne pas « se désen­ga­ger de la ville de Grenoble ». Et assure mener son pro­jet « dans le res­pect de la loi d’aménagement du ter­ri­toire, et dans le res­pect du contrat tri­par­tite signé entre l’État, l’Association des Maires de France et La Poste ».

 

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Commentaires 1
  1. “Contre la mise en place d’un salaire au mérite.”

    Qui pour­rait être opposé à ça?!
    Ils devraient mili­ter pour la pri­va­ti­sa­tion de leur ser­vices- ca rap­porte mieux dans le privé.
    Je serais ravi si l’école mater­nelle était pri­vée

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