Nicolas Richard élu nouveau maire d’Eybens… Ou le changement dans la continuité

sep article

Festival oenologique et musical Le Millésime à Grenoble du 5 au 20 octobre 2019

EN BREF – Nicolas Richard a été élu maire d’Eybens, lors du conseil municipal du mardi 9 avril 2019. L’ancien adjoint à la transition écologique et au patrimoine succède ainsi à Francie Mégevand, qui avait annoncé son intention de démissionner en début d’année. Le mot d’ordre ? La continuité. Le nouveau maire met sans surprise l’accent sur l’aspect écologique et social afin d’« effectuer une transition rapide vers d’autres modèles de société ». De quoi mobiliser son camp en vue de la campagne de 2020.

 

 

 

Francie Mégevand, maire d'Eybens. © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Francie Mégevand, maire d’Eybens. © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

Francie Mégevand sait tenir ses engagements. L’ancienne maire d’Eybens avait promis de ne pas se représenter, c’est chose faite.

 

Elle a même écourté son séjour à la mairie d’Eybens, pour une transition « plus sereine et dans la continuité des agents de la ville, des Eybinoises et Eybinois ».

 

Bien que soumise à l’avis d’un conseil municipal extraordinaire, la passation de pouvoir du 9 avril 2019 n’était donc qu’une formalité pour Nicolas Richard. Avec, à son ancien poste, un successeur tout trouvé : Henry Reverdy, qui travaillait déjà avec lui en binôme lorsque qu’il était adjoint. « Il connaît très bien les dossiers, la reprise s’est faite tout naturellement. »

 

Le nouveau maire d'Eybens, Nicolas Richard et son adjointe Élodie Taverne © Antoine Beau - placegrenet.fr

Le nouveau maire d’Eybens, Nicolas Richard et son adjointe Élodie Taverne. © Antoine Beau – placegrenet.fr

Quant aux agents de la ville, Nicolas Richard les a tous rencontrés lundi. Un premier temps d’écoute et de partage, au cours duquel il a dû rassurer et convaincre. Bon nombre de fonctionnaires s’inquiètent en effet des suppressions de postes et des avancements de grades, au point mort.

 

Une situation qui, selon le nouveau maire, s’explique par la réduction des dotations générales de fonctionnement (DGF), décision prise sous le quinquennat Hollande.

 

« La Ville a perdu 1,2 million d’euros par an. Aujourd’hui, ce n’est pas l’État qui donne de l’argent à la commune, mais l’inverse. » Eybens verserait ainsi environ 200 000 euros à l’État, pour contribuer au remboursement de la dette.

 

 

Allier social et écologie, tout en consultant régulièrement les citoyens

 

Du changement donc, mais dans la continuité : « Les projets restent les mêmes », affirme Nicolas Richard, qui entend allier social et écologie, tout en consultant régulièrement les citoyens.

 

Manifestation devant la gendarmerie d'Eybens, avril 2019. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Manifestation devant la gendarmerie d’Eybens, avril 2019. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Un objectif qui passe, selon le maire, par la création d’une délégation d’adjoint à la citoyenneté, à la vie associative, l’économie et l’innovation sociale, mené par le binôme Jean-Jacques Pierre et Gilles Bugli. Objectif ? Valoriser ces thèmes et de faire le lien avec les différentes instances citoyennes existantes.

 

D’autres projets vont dans ce sens, comme la mise en place d’une conciergerie solidaire (Consol’) et d’une champignonnière dans les caves de l’ancienne brasserie de la Frise. Mais aussi le lancement de « Mousticator ». Ce projet de lutte contre les moustiques repose sur la mobilisation citoyenne et les solutions de l’Établissement interdépartemental pour la démoustication.

 

 

Nouveau marché de Noël et nouvelle brocante

 

Et puis il y a les mesures plus politiques, en vue peut-être de répondre à certaines dissensions qui auraient provoqué la formation du groupe d’opposition de gauche Pour le respect des engagements.

 

Eybens. DR

Eybens. DR

« On essaie de reconstruire avec les commerçants et le monde associatif un nouveau marché de Noël et une nouvelle brocante, vraiment dédiée à l’activité économique eybinoise », assure Nicolas Richard. La suppression de ces deux rendez-vous annuels avait fait vivement réagir. Pour le maire actuel, il s’agit simplement d’éviter que ces évènements ne profitent à des concurrents au commerce local.

 

Et ce dernier de qualifier d’« incompréhensibles et blessants » les propos tenus par Raoul Urru, membre du groupe dissident, après sa démission en plein conseil municipal, le 20 septembre. Ce dernier avait alors déclaré dans Le Dauphiné libéré que le vivre-ensemble était en danger, et qualifié de « très particulière » l’exercice du pouvoir par Francie Mégevand…

 

Antoine Beau

 

 

NICOLAS RICHARD EN BREF

 

Originaire de Haute-Saône et diplômé de Central Paris, Nicolas Richard vit depuis vingt ans à Eybens où il est chef de projet pour le centre hydraulique d’EDF. C’est l’engagement associatif au sein du Secours populaire qui l’a rapproché de la politique.

 

Ce père de deux enfants n’a jamais été adhérent à un parti politique, même s’il se décrit lui-même comme étant proche des valeurs d’Europe Écologie – Les Verts et du PS. Sa carrière politique a débuté lorsqu’il occupait le poste d’adjoint, après avoir rejoint le collectif citoyen Eybens Démocratie.

 

commentez lire les commentaires
1754 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. Décidément à croire que nos écolos grenoblois ont évolué sur certains dogmes.

    Je me souviens que le mouvement RCSE (citoyens et écolos) à la métropole est coprésidé par le maire de Grenoble et d’Eybens.

    Et voici qu’un maire, ingénieur de centrale Paris (qui porte bien son nom, école prestigieuse du modèle centralisé jacobin), travaillant dans un des fleurons nationaux, à EDF premier energeticien européen ( bien loin des entreprises locales prônée dans la ville voisine d’a côté), qui plus est champion du nucléaire, siégera donc sans doute aux côtés de l’illustre défenseur du small is beautiful à la Métro.
    Parfois les opposés se rapprochent.

    En tout cas j’apprécie car ce n’est pas toujours ce que j’ai pu lire sur les tendances écolos de l’agglo peu conciliantes avec des visions éloignées d’un modèle ultra local limite replié sur lui même faire de la place à un quasi haut fonctionnaire de l’Etat, ce que ce nouveau maire pourrait suggérer en tant que centralien d’EDF.

    sep article