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COP 21… COP 24 : la flore et la faune des Alpes, entre adap­ta­tion et disparition ?

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WEB-DOCUMENTAIRE – Épisode 4 – Certaines espèces ont com­mencé à s’a­dap­ter à la hausse des tem­pé­ra­tures, très sen­sible dans les Alpes. La forêt grimpe, des plantes et des ani­maux avancent leur cycle de flo­rai­son ou de repro­duc­tion. Mais d’autres ne réus­si­ront pas leur migra­tion. Qui va s’a­dap­ter, dis­pa­raître ? Si le lago­pède alpin est sur la liste des extinc­tions à venir, les inter­ac­tions intra et inter-espèces sont trop com­plexes pour lais­ser la hausse des tem­pé­ra­tures seul maître du jeu.

Le lagopède alpin ne résistera pas au réchauffement climatique dans les Alpes © Robert Chevalier - Parc national des Ecrins

Le lago­pède alpin ne résis­tera pas au réchauf­fe­ment cli­ma­tique dans les Alpes. © Robert Chevalier – Parc natio­nal des Écrins

Dans les Alpes, les forêts remontent en alti­tude. De 2 200 mètres aujourd’­hui, la limite supé­rieure de la forêt pour­rait pas­ser à 3 500 mètres en 2050, estiment les cher­cheurs. La faute au réchauf­fe­ment cli­ma­tique ? En par­tie mais pas seulement.

Car le sys­tème végé­tal mais aussi ani­mal, et leurs inter­ac­tions, est com­plexe. Si quelques espèces emblé­ma­tiques comme la renon­cule des gla­ciers ou le lago­pède alpin semblent condam­nées par la hausse des tem­pé­ra­tures et la fonte du cou­vert nival, dif­fi­cile pour les éco­logues de pré­voir comme vont réagir et évo­luer les plantes, les mam­mi­fères et les oiseaux.

Un espace de vie de plus en plus réduit

Certes, avec la hausse des tem­pé­ra­tures, les espèces vivant en d’al­ti­tude vont se retrou­ver à par­ta­ger un espace de plus en plus réduit. Et des plantes et des ani­maux ont déjà avancé leur cycle de repro­duc­tion et de crois­sance au printemps.

« Mais est-ce que les cha­mois, les bou­que­tins, les mésanges qui dépendent de che­nilles qui, elles-mêmes, dépendent des bour­geons vont pou­voir, eux aussi, avan­cer leur cycle ? » s’in­ter­roge Irène Alvarez, cofon­da­trice du centre de recherches des éco­sys­tèmes d’al­ti­tude (Créa Mont-Blanc). « On est dans une com­plexité intra-espèces, inter-espèces et inter-individuelle. »

La renoncule des glaciers est elle aussi sur la liste des espèces menacées par le réchauffement climatique © Station alpine Joseph Fourier

La renon­cule des gla­ciers est elle aussi sur la liste des espèces mena­cées par le réchauf­fe­ment cli­ma­tique. © Station alpine Joseph Fourier

Avec encore beau­coup de points d’in­ter­ro­ga­tion. « On sait beau­coup ce que l’on ne sait pas », résume Ludovic Imberdis, chargé de mis­sion au parc natio­nal des Écrins. « On n’ar­rive même pas à connaître le fonc­tion­ne­ment d’un indi­vidu… Donc connaître le fonc­tion­ne­ment du sys­tème est très dif­fi­cile à appréhender. »

Les espèces doivent s’a­dap­ter en cent cin­quante ans

Faute de pou­voir conte­nir la hausse des tem­pé­ra­tures, reste à s’a­dap­ter. Le 19 décembre 2018, quelques jours après la clô­ture de la 24confé­rence des Nations unies sur le cli­mat à Katawice en Pologne, la France a mis sur les rails son deuxième plan d’a­dap­ta­tion au chan­ge­ment climatique.

Une course de vitesse ? « Ce n’est pas le pre­mier réchauf­fe­ment cli­ma­tique que connaît la Terre, sou­ligne Irène Alvarez. Mais le trait mar­quant de celui-là, c’est sa rapi­dité. En cent cin­quante ans, les espèces doivent s’a­dap­ter là où elles ont mis aupa­ra­vant dix mille ans. S’adapter aussi rapi­de­ment est le vrai défi. Il l’est aussi pour l’homme. »

Cliquez sur l’i­mage ci-des­sous pour lan­cer le web-documentaire :

Webdoc Coup de chaud sur les Alpes : au cœur du réchauffement climatique

Patricia Cerinsek
 

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