Une deuxième fresque de street-art inaugurée dans le cadre du dispositif Couleurs sur Grenoble

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FIL INFO – La Ville de Grenoble inaugurait, ce mardi 6 novembre au soir, la deuxième fresque du dispositif « Couleurs sur Grenoble », qui vise à fournir des murs d’expression aux artistes de street-art. L’artiste Gwenaël Manac’h a pu peindre Les jours suivants sur le mur de l’Espace vie social du secteur 4.

 

 

La Ville de Grenoble inaugurait la deuxième fresque du dispositif "Couleurs sur Grenoble" le 6 novembre 2018, avec l'artiste Gwenaël Manac'h.

Cette fresque est la deuxième du dis­po­si­tif « Couleurs sur Grenoble ». © Élisa Montagnat – Place Gre’net

Sommes-nous por­teurs… Ou por­tés par ce qui nous porte ? La fresque de Gwenaël Manac’h Les jours sui­vants ques­tionne nos choix de vie, nos moti­va­tions…

 

Inaugurée mardi soir au 1 ave­nue Léon-Blum, cette fresque est la deuxième du dis­po­si­tif « Couleurs sur Grenoble ».

 

Mis en place par la Ville, ce der­nier fait suite à plu­sieurs réunions qui se sont tenues en début d’an­née avec le monde du street-art gre­no­blois récla­mant plus de moyens d’ex­pres­sion.

 

La Ville de Grenoble a ainsi voté au mois de mai la mise à dis­po­si­tion de six murs – un par sec­teur – pour des artistes et de quatre murs d’ex­pres­sion libre ouverts à tous. Ces der­niers se trouvent au square Genin, sous l’au­to­route du bou­le­vard Jean-Pain dans le parc Paul Mistral, au cours Albert-Reynier vers le pru­nier sau­vage, et au square Foch.

 

L’artiste Gwenaël Manac’h nous explique la démarche qui l’a conduit à peindre Les jours sui­vants sur le mur de l’Espace vie social du sec­teur 4.

 

 

 

Des jurys d’habitants pour chaque secteur

 

La fresque « Les jours sui­vants » est com­po­sée de cinq per­son­nages aux visages fleu­ris. © Élisa Montagnat – Place Gre’net

Les six artistes pou­vant expo­ser leurs œuvres dans les six sec­teurs sont choi­sis par des jurys d’ha­bi­tants com­po­sés de quatre per­sonnes par sec­teur. Celui du sec­teur 1 a choisi l’as­so­cia­tion Contratak, qui réa­li­sera son graff en 2019.

 

Le jury du sec­teur 2 a retenu le suisse Ludovic Olivo, dont la fresque a été inau­gu­rée en sep­tembre sur les arcades du théâtre rue Denis Papin.

 

Dans le sec­teur 3, c’est le lyon­nais Alexandre Beratta qui pein­dra dans quelques mois, et le sec­teur 4 a retenu Gwenaël Manac’h.

 

Deux murs sont donc encore dis­po­nibles pour deux artistes en 2019 : celui du sec­teur 6, au parc du lac Jean-Verlhac, et celui du sec­teur 5 à l’é­cole Malherbe. Ils n’ont pour l’ins­tant fait l’ob­jet d’au­cune pro­po­si­tion.

 

 

Ces fresques ne sont pas commandées par la Ville, donc pas payées

 

Gwenaël Manac’h a mis trois jours pour réa­li­ser cette fresque. © Élisa Montagnat – Place Gre’net

Gwenaël Manac’h a « pro­fité de cette occa­sion », pour pro­po­ser au jury du sec­teur 4 un des­sin qui cher­chait un mur depuis quatre ans. À la base, l’ar­tiste n’est pas graf­feur, mais illus­tra­teur et auteur de BD. Il sou­hai­tait peindre une de ses œuvres grand for­mat, mais avait un reproche à faire à la Ville lors de l’i­nau­gu­ra­tion : « J’ai dû inves­tir dans le maté­riel ».

 

Effectivement, l’ad­jointe aux cultures Corinne Bernard explique que le dis­po­si­tif Couleurs sur Grenoble « vient d’une demande des artistes, locaux au départ, qui nous ont réclamé des murs, tou­jours plus de murs pour expo­ser leurs œuvres. Alors on a trouvé six murs dans Grenoble, et les artistes font des pro­po­si­tions. Ce n’est donc pas un contrat avec une rému­né­ra­tion. »  Toutefois, l’é­lue pro­met de remé­dier au pro­blème du maté­riel : « On prend note de la demande aujourd’­hui : on va faire une pro­po­si­tion pour 2019 à hau­teur de 500 euros par mur pour qu’il y ait un accom­pa­gne­ment de la Ville. »

 

 

« Il y a une énorme demande artistique à Grenoble »

 

Murs mis à dis­po­si­tion, Street-art Festival qui se déve­loppe d’an­née en année, venue d’ar­tistes comme Obey à Grenoble en 2019… Autant de signes qui laissent pen­ser que la muni­ci­pa­lité d’Eric Piolle inves­tit dans le street-art depuis son arri­vée aux affaires.

 

C’est uni­que­ment pour répondre à la demande, assure Corinne Bernard. « Notre volonté est de sou­te­nir la créa­tion artis­tique. On répond aux pro­po­si­tions. […] À Grenoble, il y a une énorme demande artis­tique, et beau­coup de monde [dans le domaine du] graff. On trouve des solu­tions. »

 

EM

 

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