Gros clash à l’AG de l’Union des habitants du centre-ville : les élus grenoblois ont quitté la salle

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REPORTAGE – Faute d’interlocuteurs, le débat qui a suivi l’assemblée générale de l’Union des habitants du centre-ville de Grenoble a tourné court ce mercredi 25 avril. Sept élus municipaux ont quitté la salle en signe de solidarité avec Lucille Lheureux, l’adjointe aux espaces publics, qui a été copieusement huée par un public très remonté. Tout se passait en fait relativement bien jusqu’à ce que soient abordés les usages – estimés dévoyés par certains – liés au mobilier urbain provisoire installé rue de la République…

 

 

Au premier rang, Olivier Véran, député de la circonscription. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Au premier rang, Olivier Véran, député de la 1re circonscription. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Au départ, il s’agissait d’un simple débat qui devait suivre une assemblée générale d’union de quartier – celle de l’Union des habitants du centre-ville (UHCV) de Grenoble –, à l’amphithéâtre de la Maison du tourisme, ce mercredi 25 avril.

 

On pouvait certes s’attendre à ce qu’il y ait des remous, comme souvent dans ce genre de réunion où les élus sont plus ou moins chahutés par les habitants, mais la soirée a rapidement pris une tournure inattendue. Pendant que Lucille Lheureux, l’adjointe aux espaces publics, répondait à une question sur la suppression du mobilier urbain provisoire installé rue de la République, celle-ci a essuyé sifflets et huées. Ce qui a provoqué un geste d’humeur de l’élue.

 

Posant son micro, cette dernière, excédée par ce manque de respect, a quitté, séance tenante, l’amphithéâtre, entraînant quasi immédiatement dans son sillage cinq élus : Jacques Wiard, délégué aux déplacements et à la logistique urbaine, Pierre Mériaux, délégué au tourisme et à la montagne, Alain Denoyelle, adjoint à l’action sociale et Antoine Back, élu de proximité du secteur 2.

 

Deux autres – Kheira Capdepon, adjointe aux personnes âgées et à la politique intergénérationnelle et Pascal Clouaire, adjoint à la démocratie locale – sont restés un moment pour répondre à quelques questions avant de rejoindre le reste de l’équipe.

[…]

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Commentaires 16
  1. Âne fait je n avais jamais perçu le poid dés unions de quartiers… je devrait y aller. Nombre de Grenobloiis n y sont pas.
    Sinon SAFAR il avait pas quitté la politique? J ai du mal à suivre

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  2. L’ecriture Inclusive n’empeche pas le combat en actes puis qu’il en est un lui même (acte d’écriture), chère Gilce 😉

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  3. Le départ des élus est malheureux, certes, mais il faut aussi se mettre à leur place. Pour avoir assisté aux dernières réunions publiques de l’UQ Chorriet-Berriat-St Bruno, on dirait que certains habitants ne viennent que pour attiser leur colère et « se faire » un élu.
    Un dialogue ne peut se faire sans une certaine courtoisie.
    Tout le monde y perd dans ce petit jeu et personne n’en sort grandi. Ni les élus, ni les habitants.

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  4. Parler d’entre soi et de non mixité alors qu’il y avait bien 200 personnes de toutes tendances dans la salle est ridicule voire injurieux. Et puisqu’il faut selon vous réapprendre le sens du mot dialogue, sachez que ce sont les élus eux mêmes qui ont exaspéré la salle à force d’esquives et de langue de bois. Enfin, contrairement à vous je sais de quoi je parle, j’y étais.

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  5. Pour ma part, je trouve l’image des habitants donnée par cette Union de quartier centre ville particulièrement lamentable. L’entre soi, la non mixité, la non prise en compte des laissés pour compte, qui suintent des questions et commentaires sur le mobilier urbain du centre ville ne sont pas dignes des habitants d’une grande ville comme Grenoble. La mixité n’est pas réservée aux quartiers périphériques de la ville, les « punks à chien » et les personnes sans domicile ont aussi le droit d’apprécier de flaner dans les vieilles rues du centre ville!! A la municipalité de trouver des solutions que que tous puissent « vivre ensemble », mais les commentaires de ces habitants ne devraient malheureusement pas trouver l’écho qu’ils semblent avoir.

    La réaction des élus de partir en bloc a peut être été excessive, cependant on peut aussi comprendre qu’une élue n’ait pas envie non plus d’être insultée dans l’exercice de ses fonctions. Une réunion peut être utile et efficace, mais il faudrait réapprendre le sens du mot dialogue …

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    • EVerney qu’attendez vous pour parler d’entre soi et de non mixité à JMB concernant les réunions de l’Union de quartier Berriat ? MDR.

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  6. une élue madame « je sais tout », un Maire absent suivi par un groupe irresponsable. C’est vrai que je ne m’y retrouve plus mes ami.e.s , la campagne approche et on sent bien que la pression monte. Mais il faut raison garder car le principal c’est de garder le contact avec le terrain et de répondre le dialogue.

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  7. Bonjour
    Une vraie bande d’amateurs dont la politique tue un peu plus l’avenir de nos enfants…..
    Le misérabilisme dans toute sa splendeur…..
    Et nous ne parlons pas encore des résultats catastrophiques de cette politique dans les quartiers sud.
    Mais bon en attendant laissons le couple médias politique nous conter une berceuse…….
    ALLONS-QUARTIERS.
    BENYOUB.A

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  8. Certaines personnes dans la salle étaient vraiment tres agressives, mais les élus n’avaient pas a quitter la salle et a fuir les questions, c’est inadmissible. Ca ne va que faire les choux gras de la presse et des oppositions.

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  9. Une élue qui quitte l’AG des habitants parce qu’elle n’avait pas envie de venir et qu’elle ne savait plus quoi dire, total irresponsable. Les autres elus qui la suive comme des moutons, n’importe quoi 🙁 Reagissez les elus ! ne vous laisser pas entrainer dans ce naufrage.

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  10. C’est vrai que la démocratie locale n’existe pas si les élus pratiquent tellement la non réponse que la salle finit par huer tellement elle est exaspérée. La langue de bois n’est pas un argument. Et avoir un bébé n’est pas un alibi.

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  11. Les élus n’avaient pas à quitter la salle. C’est avant tout mauvais pour eux, ça va être repris par les politicards de base qui en faire leur jus, ce dont la municipalité n’avait pas besoin. et c’est dommage vu les thèmes choisis pour le débat.
    Cependant, :
    – Les unions de quartier ne représentent pas forcément le quartier, en fonction de qui y adhère. Regardez les photos et comptez les cheveux blancs… il y en a un certain nombre. Le débat aurait été totalement différent avec des étudiants ou des jeunes actifs, qui habitent aussi le quartier et qui vivent le centre-ville grâce aux bars. Et qui font tourner l’économie…
    – L’espace public appartient à tout le monde. Un peu facile de dire «ah beurk il y a des punks à chien». Il n’y a pas de solution miracle, hormis enlever tout ce qui fait qu’on peut s’approprier l’espace public. C’est vrai que le parking d’avant c’était vachement mieux…
    – La manière dont parlent ces habitants, peut-être légitimement agacés, est inadmissible. Un peu de retenue des fois ne fait pas de mal. Leur comportement me rappelle celui des bourgeois du seizième qui avaient hué Hidalgo lors de l’inauguration du centre pour sans-abri dans le bois de Boulogne. Et ça, c’est digne d’une ville de 2 millions d’habitants ?
    Grenoble est bien partie pour gagner des places à un palmarès… celui des villes les plus grognons. Nous ne sommes que sixièmes…

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    • Dauphinoix, vous écrivez du bla bla à côté de la plaque, vous ne savez pas ce qui s’est passé. J’y étais, je vais vous dire. Les élus n’ont cessé de prendre la fuite en paroles en répondant à côté des questions concrètes et simples de la salle. C’est comme ça qu’ils ont totalement exaspéré les gens. Les élus sont responsables de ce qui s’est passé : de la colère de la salle, de leurs non réponses fuyantes, de leur fuite en vrai pour terminer. J’ajouterai que Mme Lheureux, qui lancé le mouvement de départ, était arrivée en retard et déjà très énervée. J’ajouterai aussi que Mr Back, en partant, s’en est violemment pris verbalement à la modératrice de l’union de quartier. Je trouve cela particulièrement inadmissible.

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  12. solidarité de l’élu à la démocratie, Piolle sacrifie ses lieutenants et la démocratie locale. Le début de la fin.

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  13. C’est vrai que la démocratie locale n’existe pas si un.e élu.e ne peut pas parler. Les sifflets ne sont pas des arguments.

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    • Excusez-moi, chère Caro, je vais être un peu hors-sujet, mais vous ne pouvez pas arrêter avec l’écriture inclusive? L’écriture inclusive, c’est de la com’, et la défense des droits des femmes est un combat en ACTES. Bien cordialement.

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