Affichage Nutri-Score sur la publicité : le député de l’Isère Olivier Véran doit revoir sa copie

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FIL INFO – L’amendement d’Olivier Véran visant à imposer le logo Nutri-Score dans la publicité a été rejeté en commission. Entré en vigueur à l’automne dernier, cet étiquetage nutritionnel simplifié apposé sur les denrées alimentaires n’est pas obligatoire. Le député de l’Isère veut l’imposer aux industriels d’une manière détournée.

 

 

Soirée électorale à la Préfecture de Grenoble. 23 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Olivier Véran – 23 avril 2017. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

La pro­po­si­tion du député de l’Isère Olivier Véran (LREM, ex-PS) de rendre obli­ga­toire l’af­fi­chage Nutri-Score sur les mes­sages publi­ci­taires des den­rées ali­men­taires a été repous­sée. L’amendement au pro­jet de loi issu des États géné­raux de l’alimentation a été rejeté le 18 avril der­nier lors de son exa­men en com­mis­sion.

 

Le logo Nutri-Score est un affi­chage allant de A à E et du vert au rouge pour éva­luer la valeur d’un pro­duit. Un éti­que­tage nutri­tion­nel sim­pli­fié, cepen­dant pas obli­ga­toire, qui a fait l’ob­jet d’un fort lob­bying de la part des indus­triels et que le député mar­cheur de l’Isère, éga­le­ment méde­cin, comp­tait bien “impo­ser” de manière détour­née en visant la publi­cité.

 

« C’est conforme au droit euro­péen, ça ne coûte rien, et ça ren­for­cera consi­dé­ra­ble­ment l’information aux consom­ma­teurs, avait alors argué le rap­por­teur géné­ral du pro­jet de bud­get de la Sécurité sociale. J’espère convaincre le plus grand nombre au par­le­ment de l’intérêt de cette mesure, pour laquelle je peux déjà comp­ter sur le sou­tien du rap­por­teur du texte de loi et du groupe En Marche. »

 

 

Pour Stéphane Travert, une obligation serait une entrave au marché

 

Mais si le rap­por­teur, Jean-Baptiste Moreau (LREM), s’est dit favo­rable à la démarche, il a aussi jugé que la mesure devait être retra­vaillée avant son pas­sage devant le par­le­ment dans quelques semaines. Quant au ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Stéphane Travert, il a estimé qu’une obli­ga­tion serait une entrave au mar­ché.

 

Le député de l’Isère voit, lui, dans ce logo un levier pour infor­mer les consom­ma­teurs mais aussi pour pous­ser les indus­triels à faire des efforts. « Depuis la mise en place du Nutri-Score, Fleury-Michon a réduit la teneur en sel de cer­tains de ses pro­duits de 25 %, pas­sant d’un clas­se­ment C à A », sou­ligne un de ses conseillers.

 

Olivier Véran est déjà à l’o­ri­gine de la taxe soda votée en octobre der­nier et qui pré­voit de

de taxer les indus­triels à par­tir d’un gramme de sucre pour 100 ml de bois­son.

 

PC

 

 

MC2 - A la Vie
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Commentaires 1
  1. Non ce n’est pas conforme au droit euro­péen. La France sera condam­née par la CJEU si cela est imposé de cette manière.
    Les règles d’é­ti­que­tages sont très pré­cises et consti­tuent très rapi­de­ment des bar­rières à l’en­trée. Marché inté­rieur, tout ça, tout ça…

    Le niveau des dépu­tés et leur culture juri­dique et régle­men­taire est plus que déplo­rable : inquié­tante.

    Et tout ça pour faire par­ler de soi.

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