Limogeage de la rectrice de l’académie de Grenoble : un alibi à la réorganisation et la fusion ?

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FIL INFO – Que cache le limogeage de la rectrice de Grenoble ? Alors que le nom du successeur de Claudine Schmidt-Lainé n’est toujours pas connu, le syndicat Force ouvrière craint que son éviction ne serve d’alibi à une réorganisation et à une fusion des académies.

 

 

L'ex-rectrice de l'académie de Grenoble, Claudine Schmidt-Lainé.

L’ex-rec­trice de l’a­ca­dé­mie de Grenoble, Claudine Schmidt-Lainé.

Qui pour suc­cé­der à Claudine Schmidt-Lainé à la tête de l’a­ca­dé­mie de Grenoble ? La rec­trice, offi­ciel­le­ment démise de ses fonc­tions le 28 mars der­nier en conseil des ministres, n’a pour l’heure pas de suc­ces­seur dési­gné.

 

Le départ de la rec­trice de Grenoble, pour­sui­vie par le par­quet de Rouen pour abus de confiance et faux et usage de faux, a‑t-il été quelque peu pré­ci­pité ? Le gou­ver­ne­ment va-t-il pro­fi­ter de la brèche pour conti­nuer d’ap­pli­quer, dans cette aca­dé­mie regrou­pant les dépar­te­ments de l’Isère, de la Drôme, de l’Ardèche, de la Savoie et de la Haute-Savoie, l’ex­pé­ri­men­ta­tion lan­cée en Normandie ?

 

Là, depuis novembre der­nier, deux aca­dé­mies, Rouen et Caen sont gérées par un seul et même rec­teur. Une pre­mière étape vers une poten­tielle fusion, craignent les syn­di­cats. Grenoble et, der­rière, la région Auvergne Rhône-Alpes, suivent-elle le même che­min ?

 

 

De nouveaux recteurs dans les académies de Clermont et Lyon

 

« L’absence de nomi­na­tion d’un nou­veau rec­teur est de nature à inquié­ter légi­ti­me­ment les per­son­nels, explique Force ouvrière dans un com­mu­ni­qué. Qui pré­cise : « Elle se place dans un cadre par­ti­cu­lier, celui des annonces du ministre sur l’é­vo­lu­tion de la carte des aca­dé­mies et du ren­for­ce­ment du rôle des rec­teurs de région aca­dé­mique, de l’expérimentation actuelle menée d’un seul rec­teur pour les deux aca­dé­mies de Caen et Rouen, mais aussi plus lar­ge­ment dans le cadre de la réforme ter­ri­to­riale. »

 

Claudine Schmidt-Lainé, rectrice de l'académie de Grenoble, au collège Jules-Vallès de Fontaine © Giovanna Crippa

Claudine Schmidt-Lainé, rec­trice de l’a­ca­dé­mie de Grenoble, au col­lège Jules-Vallès de Fontaine © Giovanna Crippa

Depuis le début de l’an­née, treize aca­dé­mies en France ont changé de rec­teur. À Clermont-Ferrand notam­ment où, depuis février, c’est Benoît Delaunay, qui offi­cie.

 

A 39 ans, cet ensei­gnant en droit à Paris découvre la ges­tion d’un rec­to­rat. Mais il vient sur­tout rem­pla­cer Marie-Danièle Campio, nom­mée elle à… Lyon.

 

Alors demain, un seul et unique super rec­teur en Auvergne Rhône-Alpes œuvrant à la fois sur les aca­dé­mies de Grenoble, Lyon et Clermont ? Une semaine après le limo­geage de Claudine Schmidt-Lainé, et alors que le siège gre­no­blois reste tou­jours vacant, les inten­tions du gou­ver­ne­ment sont sujettes à toutes les inter­pré­ta­tions.

 

Aucune des rai­sons qui ont entraîné le départ de la rec­trice « ne doit ser­vir d’a­libi pour remettre en cause l’a­ca­dé­mie de Grenoble, pointe FO. Il serait inac­cep­table que cette situa­tion cache une volonté de fusion des aca­dé­mies et le déman­tè­le­ment de celle de Grenoble et annonce le trans­fert et la fusion des mis­sions », pré­vient le syn­di­cat.

 

PC

 

 

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Commentaires 1
  1. (a) cette dame n’est pas sympa et ne pas­sait pas, et ces his­toires de frais lui courent au der­rière depuis sa nomi­na­tion dans notre aca­dé­mie (b) les deux mon capi­taine.

    C’est comme avec les forces de l’ordre et la police, les nul­lis­simes cherchent à tout mettre à la leur botte. A chaque alter­nance.
    Et n’ou­blions pas que notre chère Ministre de la Justice fut essen­tiel­le­ment rec­trice d’a­ca­dé­mie avant d’être nom­mée au Conseil Constitutionnel car pla­cée là par le PS, puis Garde des sots…

    Bref, nous sommes dans des consi­dé­ra­tions qui sont bien loin de l’in­té­rêt géné­ral.

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