Gaz Électricité de Grenoble rallie dix régies iséroises et dame le pion à Enedis

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FIl INFO – Dix régies municipales de l’agglomération grenobloise rejoignent Gaz Électricité de Grenoble. L’électricien grenoblois a été préféré à Enedis (ex-ERDF) qui gère et aménage 95 % du réseau de distribution d’électricité en France.

 

 

Gaz électricité de Grenoble, Place Schuman © Chloé Ponset - Place Gre'net

Gaz élec­tri­cité de Grenoble, Place Schuman © Chloé Ponset – Place Gre’net

Dix régies muni­ci­pales de pro­duc­tion et de dis­tri­bu­tion d’éner­gies du Grésivaudan viennent de rejoindre Gaz et Électricité de Grenoble (GEG), révèle le site d’in­for­ma­tions Contexte.

 

Allemont, La Ferrière, Le Moutaret, Pinsot, Presle, Saint-Marcellin, Saint-Pierre d’Allevard, Séchilienne, Villard-Bonnot et Vinay ont signé avec l’élec­tri­cien gre­no­blois, le 1er mars, des contrats de conces­sion de la ges­tion du réseau de dis­tri­bu­tion et de four­ni­ture d’élec­tri­cité.

 

Pendant trente ans, GEG, dont la ville de Grenoble est action­naire majo­ri­taire à hau­teur de 51 %*, reprend donc la main sur ces régies jusque-là regrou­pées au sein d’Énergie Locales en Isère (Élise). Après Allevard en 2017, l’o­pé­ra­teur his­to­rique dans la capi­tale du Dauphiné élar­git son assise et compte ainsi 120 000 clients élec­tri­cité.

 

 

La fin du tarif réglementé a rebattu les cartes

 

Pour Jean-Michel Revol, pré­sident d’Élise et maire de Saint-Marcellin, l’ou­ver­ture du mar­ché à la concur­rence et la fin des tarifs régle­men­tés de vente a fait perdre de gros clients à Énergies locales en Isère.

 

Baisse à terme des consom­ma­tions d’élec­tri­cité avec la loi de tran­si­tion éner­gé­tique pour la crois­sance verte, coût de la mise en place des réseaux ou des comp­teurs Linky… Élise a, comme Allevard avant elle, fini par jeter l’é­ponge.

 

Toutes ont fait le choix de la régie. Primauté à la culture muni­ci­pale, au local sur le natio­nal, main­tien sur place de locaux de proxi­mité ont pesé dans la déci­sion **. Jusqu’à créer un appel d’air ? Aux portes de Grenoble, à Bresson, Échirolles, Eybens, Fontaine, Le Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin‑d’Hères et Vif, le ser­vice public de dis­tri­bu­tion de l’élec­tri­cité est tou­jours géré par Enedis (ancien­ne­ment ERDF), filiale à 100 % d’EDF char­gée de la ges­tion et de l’a­mé­na­ge­ment de 95 % du réseau de dis­tri­bu­tion d’élec­tri­cité en France. Les contrats arrivent à échéance entre 2020 et 2027.

 

PC
* Engie pour 42 % et EDF 4,3 %.

 

**Article mis à jour le 6 mars 2018 à 8 h 45.

 

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
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Commentaires 8
  1. Il y a quand même un pro­blème avec nos poli­tiques muni­ci­paux. Eux, qui dénoncent à tour de bras les poli­tiques « capi­ta­lis­tiques » des entre­prises, eux qui cri­tiquent l’é­mer­gence de star­tups issues du CEA, eux qui pré­ten­daient vou­loir que GEG rede­viennent une régie muni­ci­pale, ils font l’in­verse, ils valident la crois­sance d’une société appe­lée aujourd’­hui GEG déte­nue à 42% par ENGIE (on parle bien d’une entre­prise hau­te­ment capi­ta­lis­tique, bref) pour aller cap­ter des régies 100% publiques aujourd’hui…comment une régie muni­ci­pale GEG aurait-elle pu avoir une approche capi­ta­lis­tique si elle avait été effec­ti­ve­ment régie et non SEM ? Elle n’au­rait pas pu le faire.

    Evidemment on nous sert le « local » alors que les capi­taux d’Engie sont belges en grande par­tie. Un jour le local ce sera le chi­nois lorsqu’Engie aura des parts chi­noises dans son action­na­riat.

    Plus grave, comme dit plus bas, qui va finan­cer ces réseaux ruraux ? La réponse est simple nous les gre­no­blois urbains, et un jour notre fac­ture aug­men­tera.
    Quel sens du para­doxe.

    Je suis par­ti­cu­liè­re­ment déçue là encore parce que si ces régies étaient aussi inté­res­santes que ça croyez vous une seconde que les entre­prises natio­nales du sec­teur de l’éner­gie ne se seraient pas bat­tues pour les avoir ?

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  2. Si une grande mai­son n’a pas rem­porté cet appel d’offres c’est pro­ba­ble­ment qu’elle n’a pas fait l’effort ou qu’elle dou­tait de la ren­ta­bi­lité de ces regies.
    C’est plu­tôt une bonne nou­velle pour GEG mais ça veut aussi dire que nous gre­no­blois allons finan­cer le réseau de ces régies qui ne doit pas être dans le même état qu’au centre ville ! Bref j’espère ne pas avoir à payer plus pour des « pré­ten­dues » affaires alors même qu’ENEDIS est par­tout autour de ces régies et que ce ne devait pas coû­ter trop cher pour eux de récu­pé­rer 10 petites ou moyennes com­munes sup­plé­men­taires sur 36000 qu’ils ont ailleurs. Bref.
    C’est à mon avis aussi un coup poli­tique pour les éco­los qui ser­vira de comm, « small us beau­ti­ful » mais à quel prix.
    L’autorcie éco­no­mique a bien des limites !

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  3. C’est pas éco­los qui ont fait annu­ler la conces­sion avec la ville de Grenoble ?
    Franchement, si cer­tains crient à la vic­toire, on va rigo­ler…

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    • Vous avez rai­son ! Dans le DL de ce jour, le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif a rendu son juge­ment. Le contrat renou­velé par ave­nant sur la ville de Grenoble par l’equipe Destot vient d’etre dénoncé. Et ceux qui ont porté le dos­sier devant le tri­bu­nal sont les membres de l’Ades dont R.Avrillier mais évi­dem­ment aussi les autres Comparat ou Fristot le meme qui est Président de GEG aujourd’hui !!!

      Bref du grand n’importe quoi.
      J’espère sim­ple­ment que les prix ne vont pas flam­ber à Grenoble.
      Au lieu de s’occuper de ces régies, le Président de GEG aurait déjà du s’occuper de régler les irré­gu­la­ri­tés du contrat de Grenoble parce que si je com­prends bien nous voilà sans contrat avec GEG main­te­nant…

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        • Non les conclu­sions du TA sont récentes.
          Le contrat de délé­ga­tion est enta­ché d’irrégularités, Avrillier avait rai­son, c’est pour­quoi le TA a rendu un avis favo­rable à la dénon­cia­tion du contrat.

          Mais l’ironie de l’histoire c’est que GEG est pré­si­dée main­te­nant par Fristot.
          Et depuis 2015 c’est à la metro­pole que revient cette com­pé­tence propre à l’énergie.

          Donc à ce jour nous gre­no­blois n’avons plus de contrat de Delegation avec GEG.
          Ce contrat doit être signé par Ferrari et la muni­ci­pa­lité de Grenoble.

          Si les rai­sons ini­tiales de pous­ser un dos­sier au tri­bu­nal par les éco­los étaient de reve­nir en régie muni­ci­pale, c’est en revanche peu pro­bable que la Metropole soit dans la même lignée que nos élus muni­ci­paux.

          Bref la vic­toire anti Destot ou anti Carignon relayée par l’Ades n’est pas sans poser des ques­tions quant l’exercice du ser­vice public à Grenoble.
          Enfin ce peut être cette fois un peu plus ris­qué pour GEG car si EDF n’a pro­ba­ble­ment pas fait le choix de s’en battre « réel­le­ment » pour 10 régies, les choses peuvent être dif­fé­rentes pour la Ville de Grenoble (et encore le direz vous ca ne change pas le résul­tat finan­cier d’une boîte qui brasse des mil­liards).

          Tout ça pour dire que le pire n’est jamais cer­tain, si ce sont des chi­nois ou des acteurs de l’immobilier qui signent un rem­portent le contrat à la place de GEG, les éco­los auront tout gagné…rappelons nous l’épisode de l’eclairage public.
          Honnêtement notre seule chance c’est que ces grands groupes ne font pas leur marge sur ces petits péri­mètres et seront peut être pas très enclins à se battre pour récu­pé­rer le contrat de Grenoble qui sera rené­go­cié par la Metro.

          http://www.ledauphine.com/isere-sud/2017/03/04/contrat-de-concession-de-geg-le-tribunal-administratif-annule-la-deliberation

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          • PC

            08/03/2018
            15:11

            L’article date bien de mars 2017 et ren­voie à la déci­sion du TA de février 2017. Dont nous nous étions fait l’é­cho à l’é­poque aussi (lien dans le com­men­taire ci-des­sous).

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            • En effet vous avez rai­son, je réagis­sais en regar­dant les pré­cé­dents posts sans bien regar­der les dates.
              Et le sujet est donc sur la table. Espérons sin­cè­re­ment que les grands groupes étran­gers ne viennent pas s’inviter au tour de table du nou­veau contrat que rené­go­ciera la Métro tôt ou tard.
              Bonne jour­née

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