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Renzo Sulli propose Échirolles comme “ville pilote” pour expérimenter la police de la sécurité du quotidien

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Échirolles deviendra-t-elle un terrain d’expérimentation « de la police de la sécurité du quotidien » ? C’est du moins ce qu’espère le maire d’Échirolles Renzo Sulli. Dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, l’élu a en effet exprimé son souhait de se saisir de ce dispositif visant à renforcer la lutte contre la délinquance. Une mesure qui irait de paire, selon lui, avec « l’implantation d’un véritable commissariat de police de plein exercice pour le sud de l’agglomération grenobloise » qu’il revendique.

 

 

 

Créer une police de la sécurité au quotidien permettant de « construire des solutions de sécurité avec les élus de terrain, avec la population ainsi qu’avec l’ensemble des acteurs ». C’est ce que promettait le candidat Macron lors de sa campagne électorale. Une mesure que le gouvernement compte mettre en place dès la fin de l’année, comme l’a annoncé en août son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

 

Hôtel de Ville d'Échirolles © Florent Mathieu - Place Gre'net

Hôtel de Ville d’Échirolles © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

En attendant, Échirolles a déjà mis son nom sur la liste des villes qui souhaitent, dès que possible, s’emparer de ce dispositif. Dans un courrier adressé à Gérard Collomb, le maire communiste Renzo Sulli a en effet dévoilé sa volonté de se saisir de la « proposition de création d’une police de la sécurité du quotidien » pour que le ministre de l’Intérieur envisage, « à titre expérimental, de faire d’Échirolles une ville pilote en termes de partenariat et d’accueil de ces nouveaux effectifs ».

 

 

Des moyens insuffisants pour lutter contre la délinquance

 

 

Renzo Sulli, maire d'Echirolles

Renzo Sulli, maire d’Échirolles. © Ville d’Échirolles

« La lutte contre la délinquance se construit par le biais de réseaux comprenant l’ensemble des partenaires, par des stratégies territoriales volontaristes, mais aussi par des moyens adéquats, particulièrement en termes d’effectifs de forces de sécurité », rappelle Renzo Sulli, avant d’énumérer les efforts que la ville d’Échirolles a déjà déployés pour lutter contre la délinquance. Parmi ceux-ci, l’augmentation des effectifs de la police municipale « représentant un total de 30 agents consacrés à la production de sécurité », la « création d’un numéro vert », le « développement de la vidéosurveillance », ou encore l’organisation de cellules opérationnelles dans le cadre du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance.

 

Des mesures efficaces afin de réduire le problème de la criminalité ? Pas tout à fait, selon le maire d’Échirolles, qui ne manque pas au passage de dénoncer les « baisses importantes de dotations d’État imposées aux collectivités locales ces dernières années ».

 

« Bien qu’une quinzaine de policiers ait été affectée depuis 2016, qu’une réorganisation interne ait regroupé les deux divisions précédentes et que nous ayons bénéficié de renforts depuis fin 2012 dans le cadre du classement de quartiers de Grenoble et d’Échirolles en zone de sécurité prioritaire, le nombre total d’agents de terrain reste encore très insuffisant pour pouvoir répondre aux besoins recensés de nos communes et de leur développement », déplore-t-il.

 

 

Police de proximité : un dispositif « plus qu’urgent » pour le maire d’Échirolles

 

 

En effet, d’après Renzo Sulli, au lieu de diminuer, la délinquance ne cesserait de se présenter sous de nouvelles formes sur le territoire d’Échirolles. À savoir, à travers « le déploiement du trafic de stupéfiants et des armes ainsi que la problématique des deux-roues ».

 

Autant de raisons qui, selon lui, pourraient justifier la création d’une police de proximité dans la commune. « Il me paraît plus qu’urgent d’impulser de nouveaux dispositifs de territoire pour les endiguer, y compris en envisageant un travail spécifique en direction des consommateurs qui, eux-mêmes, contribuent à l’expansion de ces réseaux », souligne le premier élu.

 

Et celui-ci de revendiquer la nécessité pour Échirolles de se doter également d’un commissariat de police de plein exercice. « Ce qui permettrait de réellement prendre en compte le besoin de réinstaurer le lien entre la police et les habitants », assure-t-il.

 

Ne reste plus qu’à attendre la réponse du gouvernement pour savoir si ses “souhaits” seront exaucés.

 

 

Giovanna Crippa, correspondante à Échirolles

 

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