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Semaine de rentrée sous le signe de la nouveauté pour les élèves du collège Lucie Aubrac

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REPORTAGE VIDÉO – Moins de trois mois après l’incendie de leur collège dans la nuit du 10 au 11 juin, les élèves du collège Lucie Aubrac de la Villeneuve ont finalement pu effectuer leur rentrée dans de nouveaux locaux. Après sept semaines de travaux dans l’ancien collège des Saules d’Eybens – renommé Lucie Aubrac Géants –, ils ont été accueillis par une équipe pédagogique plus motivée que jamais pour poursuivre le travail engagé à la Villeneuve. 

 

 

L'appel des élèves de 6eme. © Joël Kermabon - Place Gre'net

L’appel des élèves de 6e. © Joël Kermabon – Place Gre’net

L’arrivée des collégiens s’est échelonnée toute la semaine jusqu’à ce vendredi 8 septembre, date à laquelle les cours vont enfin débuter pour toutes les classes.

 

Lundi 4 septembre, c’était le grand jour pour les 98 petits élèves de 6e du collège Lucie Aubrac Géants. Accompagnés de leurs parents, ils sont arrivés, tout intimidés, dans la grande cour fraîchement asphaltée de l’ancien collège des Saules à Eybens, totalement réhabilité durant l’été par le Département de l’Isère. Pour ces derniers qui n’ont pour la plupart pas connu l’ancien collège, cette rentrée un peu particulière était sans doute plus facile que pour leurs ainés des classes de 5e, 4e et 3e. Car eux ont vécu le traumatisme de la perte de leur collège, incendié dans la nuit du 10 au 11 juin dernier.

 

Élèves et familles ont ainsi été accompagnés durant ces quatre jours par des visites. Et tout un travail de réflexions a été mené sur la mémoire de l’ancien établissement, ce qu’est un collège et son projet. Retour en images sur quelques séquences de cette rentrée 2017 au nouveau collège Lucie Aubrac Géants.

 

 


Reportage Joël Kermabon

 

 

« L’incendie n’était pas contre le collège »

 

 

Martine Saint-Aman, la principale du collège Lucie Aubrac Géants. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Martine Saint-Aman, la principale du collège Lucie Aubrac Géants. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Ce qui est rassurant, et l’équipe éducative en est persuadée, c’est que cet incendie n’était pas contre le collège, affirme Martine Saint-Aman, la principale du collège Lucie Aubrac Géants. Cela nous tranquillise parce que nous pouvons dès lors repartir sur des bases où ne nous sentons pas attaqués ». La chef d’établissement voit dans ce sinistre « un phénomène de société, une bêtise ».

 

Pour Viviane Henry, directrice des services académiques de l’Éducation nationale, ce qui importe c’est de rester dans la continuité. « Cette communauté scolaire qui a un projet pédagogique très fort – le collège est en éducation prioritaire renforcée (Rep+) – doit pouvoir continuer à le développer dans ce nouveau lieu d’accueil. »

 

 

Une solution provisoire pour 2,4 millions d’euros

 

 

De fait, tout a été mis en œuvre durant l’été pour accueillir les élèves dans les meilleures conditions possibles à la rentrée. Et faire en sorte que ces derniers perçoivent le moins possible le côté provisoire de la solution. « Je suis persuadé que ni les enseignants ni les élèves n’auront l’impression d’être dans du provisoire », affirme, non sans satisfaction, Jean-Pierre Barbier, le président du Département de l’Isère.

 

Et de saluer la performance des différents partenaires qui ont pris à bras le corps ce défi, notamment les agents du Département, les entreprises prestataires et l’équipe éducative du collège. Le tout pour un coût de 2,4 millions d’euros

 

 

C'est l'heure de la première récréation ! © Joël Kermabon - Place Gre'net

C’est l’heure de la première récréation ! © Joël Kermabon – Place Gre’net

Quid du devenir de Lucie Aubrac ? Ne dit-on pas qu’il n’y a que le provisoire qui dure ? « Ce que nous avons dit, nous allons le faire ! Nous allons rencontrer le quartier, voir ce que souhaite la Ville de Grenoble, l’Éducation nationale… Bref, nous allons faire la consultation que nous avons annoncée », assure le président du Département.

 

Pour autant, Jean-Pierre Barbier l’affirme, « nous ne cèderons à aucune pression ». L’élu estime en effet « qu’il n’y a pas d’urgence », considérant que les conditions d’accueil du collège provisoire « sont des conditions d’accueil classiques » et que ces décisions compliquées doivent se prendre dans la concertation.

 

 

Joël Kermabon

 

 

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