Le « punk alimentaire progressif instantané », vous connaissez ? Si le genre vous intrigue, il ne vous reste plus qu’à accorder une oreille attentive au groupe grenoblois Pur Bœuf. Et peut-être participer à leur opération de financement participatif lancée pour l’enregistrement de leur premier EP (mini-CD). Avec, naturellement, toutes les contreparties de rigueur.
Pour des passionnés de bouffe – comme de son – qui tachent, les Pur Bœuf n’ont pas été particulièrement gourmands. L’objectif visé n’est “que” de 1 234 euros : 550 euros pour l’enregistrement et le mixage, 364 pour le pressage des disques, 150 pour la fabrication des T‑shirts, 80 pour celle des stickers, et enfin 90 euros pour l’envoi des contributions. La bière n’est donc pas incluse dans le calcul. Et le groupe est plus qu’en bonne voie : près de 80 % de la somme a d’ores et déjà été recueillie, alors qu’il reste encore 20 jours de campagne.
« Dégouté du peu de respect que la société actuelle porte aux sandwichs »
Le groupe a été fondé en 2015 par Didier, ancien faiseur de sandwich, racontent eux-mêmes les Pur Bœuf, sans que l’on sache si c’est… du lard ou du cochon.
« Dégouté du système capitaliste et du peu de respect que la société actuelle porte aux sandwichs », Didier monte son groupe avec cinq compères afin de porter son concept musical de « punk alimentaire ». Titre des chansons à écouter sur Soundcloud ? Les Pâtes, Carotte, ou encore Bouffe du gaz.
Mais revient l’éternelle question des puristes : du punk, Pur Bœuf ? « Certains disent aussi un peu métal, un peu hardcore… d’autre disent que c’est de la merde, bref on y voit un peu ce qu’on veut… », répond le groupe. Ses sonorités et ses chansons à quatre accords ne sont pourtant pas sans rappeler la multitude de groupes punks ayant fleuri sur la scène souterraine française des années 80. Et les Béruriers Noirs eux-mêmes n’ont-ils pas été précurseurs du genre alimentaire en chantant J’aime pas la soupe ?



