FOCUS – Alors que la présentation de la programmation 2026-2027 du Théâtre municipal de Grenoble prévue le 9 septembre a été annulée en raison d’un mouvement de grève des agents, sa saison démarre bel et bien. Entre créations engagées, médiation innovante et tarifs accessibles, l’institution grenobloise affiche son engagement pour un théâtre ouvert et exigeant.
Faux départ pour le Théâtre municipal de Grenoble (TMG). La présentation de la saison 2026-2027 prévue le 9 septembre au Grand théâtre, a été annulée en raison d’un mouvement de grève des agents. Ces derniers réclamaient notamment une meilleure reconnaissance de leurs métiers et une amélioration de leurs conditions de travail. La saison du TMG n’en démarre pas moins dès le 1er octobre 2026.
Alexis Monge, adjoint à la vie culturelle et aux arts, défend un lieu où la création reste accessible1Plein tarif à 16 €, tarifs réduits à partir de 5 €, libre mais néanmoins engagée: Dans une démocratie, il est essentiel de garantir aux artistes, aux compagnies et aux programmatrices et programmateurs la liberté de créer et de programmer sans intervention politique », affirme-t-il.
Ce qui n’empêche pas l’adjoint d’afficher son combat contre le Rassemblement national. « Face à la montée de l’extrême droite, nous devons réaffirmer notre attachement à un théâtre de service public, ouvert, exigeant et participatif. »

Essayage des costumes de Shakespeare dans le cadre des ateliers costume organisés par le TMG. © TMG
Pour cette nouvelle saison, le TMG mise sur 31 spectacles et 65 représentations, avec une attention particulière portée à la création locale et régionale. Six nouvelles créations verront le jour, et 18 accueils en résidence seront organisés.
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