Présidentielle : des chercheurs testent dimanche à Grenoble le vote alternatif

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FOCUS – Dimanche 23 avril, vote uninominal majoritaire à deux tours oblige, il faudra choisir un seul ou une seule des onze candidats à la Présidentielle. A moins d’aller glisser son bulletin dans l’urne du bureau de vote de la Halle des sports du vieux Temple à Grenoble. C’est notamment là que sera testé le vote alternatif, qui permet aux électeurs de donner leur avis sur tous les candidats.

 

 

 

A l’oc­ca­sion du pre­mier tour de la Présidentielle, dimanche 23 avril, des cher­cheurs vont tes­ter dans cinq villes en France, dont Grenoble, Crolles et Allevard-les-Bains, des modes de scru­tins alter­na­tifs… Frustrés de ne pas dépendre de l’un des seize bureaux de vote concer­nés au total ? Qu’à cela ne tienne, les cher­cheurs pro­posent aux inter­nautes, sans condi­tions par­ti­cu­lières, de voter libre­ment en ligne, sur le site de l’ex­pé­rience.

Dans un quartier à Grenoble, affiches des candidats au premier tour de l'élection présidentielle 2017 © Séverine Cattiaux - placegrenet.fr

Dans un quar­tier à Grenoble, affiches des can­di­dats au pre­mier tour de l’é­lec­tion pré­si­den­tielle 2017 © Séverine Cattiaux – placegrenet.fr

 

A Grenoble, le bureau de vote de la Halle des sports du vieux Temple, dans le quar­tier de l” Île verte, a été dési­gné pour l’ex­pé­rience, super­visé par le labo­ra­toire d’in­for­ma­tique de Grenoble (CNRS/Grenoble INP/Université Grenoble Alpes). Les élec­teurs qui dépendent de ce bureau, vote­ront de manière clas­sique puis pour­ront se prê­ter à l’ex­pé­rience… 

 

Même dis­po­si­tif en appa­rence que pour le vote uni­no­mi­nal : des urnes et des iso­loirs, mais un maté­riel de vote sen­si­ble­ment dif­fé­rent en revanche… Deux scru­tins alter­na­tifs sont ici tes­tés : le vote par appro­ba­tion et le vote par note, encore appelé vote de valeurs

 

 

Avec le vote par valeur, François Bayrou était élu président en 2007

 

 

Dans le vote par appro­ba­tion, l’é­lec­teur peut approu­ver ou désap­prou­ver un ou plu­sieurs can­di­dats (en cochant un for­mu­laire sur lequel tous les can­di­dats sont ins­crits). Le gagnant est celui qui est le plus « approuvé ». Dans le vote par note, l’é­lec­teur donne, s’il le sou­haite, à cha­cun des can­di­dats, l’une de ces trois notes :  ‑1,0,2. Le can­di­dat vic­to­rieux est celui qui engrange le plus de points.

 

Objectif de cette expé­rience ? Montrer que les modes du scru­tin influencent net­te­ment les résul­tats. Les cher­cheurs le savent par­fai­te­ment bien, du reste. En témoignent des expé­riences simi­laires réa­li­sées aux cours de pré­cé­dentes élec­tions.

Expérience du vote par note pour le premier tour des présidentielles. A retrouver sur http://vote.imag.fr/info DR

Expérience à Grenoble du vote par note pour le pre­mier tour de la  Présidentielle. A retrou­ver sur http://vote.imag.fr/info DR

En 2012, lors d’une expé­rience de vote par appro­ba­tion,  Eva Joly, can­di­date Europe Ecologie Les Verts qui n’a­vait fait à la Présidentielle offi­cielle qu’un petit score, était approu­vée par 26,7 % des élec­teurs.

 

« Dès que l’on per­met aux gens de s’ex­pri­mer sur tous les can­di­dats, les petits font des meilleurs scores » indique Sylvain Bouveret, ensei­gnant-cher­cheur à Grenoble INP/Laboratoire d’in­for­ma­tique de Grenoble.

 

Avec le sys­tème du vote par valeur, François Bayrou, can­di­dat du Modem était élu pré­sident en 2007.

 

Et si, d’a­ven­ture, le vote par appro­ba­tion ou par valeur incar­nait fina­le­ment mieux une sorte de désir col­lec­tif ?  A vrai dire, là n’est pas pas la démons­tra­tion que visent à faire les cher­cheurs. « Notre objec­tif est scien­ti­fique. Voter c’est prendre une déci­sion col­lec­tive, or selon les modes de scru­tins, les résul­tats peuvent chan­ger, ce qui nous inté­resse est de com­prendre les méca­nismes de ces dif­fé­rences…» explique Sylvain Bouveret, qui ajoute : « Il n’y a pas de scru­tin par­fait, cer­tains ont de meilleures pro­prié­tés que d’autres ».

 

Les cher­cheurs sont ainsi par­ti­cu­liè­re­ment atten­tifs à la moindre inflexion… Par exemple, ils ont observé que dans le vote par note, l’ex­pres­si­vité de l’é­lec­teur peut varier selon les valeurs pro­po­sées ( 0,1,2 ou ‑1,0,2). Et les résul­tats der­rière…

 

 

 

Si la France votait comme en Irlande, Jean-Luc Mélenchon serait président

 

 

Pour ne pas semer la confu­sion dans l’é­lec­tion offi­cielle, les scien­ti­fiques com­mu­ni­que­ront leurs résul­tats après le deuxième tour de la Présidentielle…

Merci Alfred a organisé, en mars dernier, une élection en utilisant le mode de scrutin pratiqué en Irlande

Merci Alfred a orga­nisé, en mars der­nier, une élec­tion en uti­li­sant le mode de scru­tin pra­ti­qué en Irlande.

Une pré­cau­tion que Merci Alfred n’a pas prise. Le site a testé en mars der­nier le sys­tème de vote alter­na­tif uti­lisé en Irlande (en plu­sieurs rounds), ainsi qu’aux légis­la­tives aus­tra­liennes et aux élec­tions locales à San Francisco.

 

En deux jours, 45 000 per­sonnes se sont expri­mées…

 

Le gagnant de cette « contre élec­tion » ? Jean-Luc Mélenchon, le can­di­dat de la France insou­mise. «  Pour autant, cette contre-élec­tion ne doit pas être consi­dé­rée comme un vrai son­dage » ont pensé néces­saire de com­men­ter les res­pon­sables du site Merci Marcel :  « même si 45 000 votants, c’est énorme, les per­sonnes mobi­li­sées sur la pla­te­forme étaient sur­tout des jeunes, urbains, actifs sur les réseaux…».

 

 

Séverine Cattiaux 

 

 

MC2 - A la Vie
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Commentaires 6
  1. Pour aller plus avant sur l’ex­pé­ri­men­ta­tion qui va être menée et que les cher­cheurs n’ex­pli­citent pas clai­re­ment dans le cour­rier envoyé aux élec­teurs du bureau vieux temple, voilà de ce dont il s’a­git.
    Ces cher­cheurs se trompent d’é­lec­tion.

    Pour vous don­ner un exemple, si lors du pre­mier comp­tage le can­di­dat X arrive en tête mais sans majo­rité abso­lue, on éli­mine le can­di­dat Y qui a obtenu le moins de voix et on trans­fère les votes des élec­teurs de Y aux autres can­di­dats selon leur deuxième pré­fé­rence. Et ainsi de suite.

    Derrière se sys­tème réside le concept du vain­queur de Condorcet, c’est à dire celui, s’il existe, qui, com­paré tour à tour à tous les autres can­di­dats, s’a­vè­re­rait à chaque fois être le can­di­dat pré­féré.

    Ce mode de scru­tin favo­rise les cou­rants de pen­sée majo­ri­taires , tout en n’excluant pas non plus des vain­queurs extré­mistes
    il est élu. Sinon, on sup­prime le can­di­dat qui a recueilli le moins de voix et on barre son nom dans tous les bul­le­tins des élec­teurs, modi­fiant ainsi le rang des can­di­dats pla­cés après le can­di­dat éli­miné. De nou­veau, on compte les voix des can­di­dats… On répète l’o­pé­ra­tion jus­qu’à obten­tion d’une majo­rité abso­lue, ce qui arrive inévi­ta­ble­ment (au pire lors­qu’il ne reste plus que deux can­di­dats en lice).
    Pour vous don­ner un exemple, si lors du pre­mier comp­tage le can­di­dat X arrive en tête mais sans majo­rité abso­lue, on éli­mine le can­di­dat Y qui a obtenu le moins de voix et on trans­fère les votes des élec­teurs de Y aux autres can­di­dats selon leur deuxième pré­fé­rence. Et ainsi de suite.

    Derrière se sys­tème réside le concept du vain­queur de Condorcet, c’est à dire celui, s’il existe, qui, com­paré tour à tour à tous les autres can­di­dats, s’a­vè­re­rait à chaque fois être le can­di­dat pré­féré.

    Ce mode de scru­tin favo­rise les cou­rants de pen­sée majo­ri­taires , tout en n’excluant pas non plus des vain­queurs extré­mistes, comme se serait vrai­sem­bla­ble­ment le cas en France dans ce scru­tin.

    Il n’existe qu’un seul pays qui uti­lise le vote pré­fé­ren­tiel trans­fé­rable pour élire son chef de l’Etat, qui n’a qu’une fonc­tion repré­sen­ta­tive, c’est l’Irlande, de puis 1937 et la créa­tion de la République de l’Eire.

    Disons le clai­re­ment : si le votre pré­fé­ren­tiel trans­fé­rable pour­rait se jus­ti­fier pour les élec­tions légis­la­tives, il est par­fai­te­ment absurde pour une élec­tion pré­si­den­tielle. Pour une rai­son extrê­me­ment simple : en France, on ne choi­sit pas un chef de l’Etat n’ayant que des fonc­tions de repré­sen­ta­tion.

    Aucun pays n’élit ses gou­ver­nants – la femme ou l’homme qui gou­verne, qu’il/elle soit Président(e) ou Premier ministre selon cette méthode, parce que ce sys­tème de vote est la fin de la poli­tique car favo­ri­sant sys­té­ma­ti­que­ment les posi­tions cen­tristes et conser­va­trices, sans pour autant mette à l’abri des “bugs” extré­mistes, comme serait le cas aujourd’hui.

    Et les seuls pays uti­li­sant ce mode scru­tin ont des régimes par­le­men­taires, où le Premier Ministre est le chef du parti ou de la coa­li­tion dis­po­sant de la majo­rité par­le­men­taire nommé par un Président ou un Monarque qui n’a aucun pou­voir.

    Ces cher­cheurs se trompent d’élection : c’est aux légis­la­tives qu’il faut expé­ri­men­ter le votre pré­fé­ren­tiel trans­fé­rable, pas à l’élection pré­si­den­tielle. Cela revien­drait à rendre la pré­si­den­tielle soit par­fai­te­ment insi­pide, soit fran­che­ment dan­ge­reuse.

    La poli­tique n’est pas que rai­son, c’est aussi beau­coup de pas­sion qui loin de divi­ser, au contraire soude le pays.

    Laissons les pas­sions s’exprimer pour la pré­si­den­tielle. Et fai­sons en sorte que la rai­son pré­vale pour les légis­la­tives, par les­quelles est élu l’assemblée qui seule repré­sente le peuple, qui fait les lois et qui est char­gée de contrô­ler l’exécutif.

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  2. Courrier aux cher­cheurs en infor­ma­tique qui n’ont visi­ble­ment rien com­pris à ce qu’est l’é­lec­tion pré­si­den­tielle…

    Chers Messieurs,

    Certains de nos membres ont reçu votre cour­rier concer­nant votre expé­rience sur des modes de scru­tins alter­na­tif lors de la pré­si­den­tielle 2017. Dans ce cadre, nous avons un cer­tain nombre de ques­tion à vous poser.

    Pourriez-vous nous faire par­ve­nir copie de l’au­to­ri­sa­tion de M. le Ministre de l’in­té­rieur, car c’est le Ministre et non pas la Préfecture qui est seul habi­lité à auto­ri­ser des expé­riences lors de scru­tins natio­naux ?
    Ne vous trom­pez-vous pas d’é­lec­tion pour pro­cé­der à cette expé­rience ? Aucun pays au monde n’é­lit son chef de l’État avec les modes de scru­tins que vous comp­tez expé­ri­men­ter.
    L’Irlande a un régime par­le­men­taire et le Président de la République d’Eire est élu au suf­frage uni­ver­sel direct lors d’un scru­tin uni­no­mi­nal. Seuls les dépu­tés de la Dáil Éireann sont pour cer­tains élus au vote par pré­fé­rence et le Premier Ministre est le chef du parti ayant le plus dépu­tés, comme dans tous les régimes par­le­men­taires
    L’Australie est un état fédé­ral. Seuls les dépu­tés fédé­raux sont élus au vote à la pré­fé­rence depuis 1918. Les gou­ver­neurs d’é­tats sont élus par scru­tin uni­no­mi­nal, tout comme les dépu­tés des états. Et le chef de l’État aus­tra­lien est la Reine d’Angleterre.
    Nous enten­dons bien que vous êtes des cher­cheurs en infor­ma­tique, mais n’au­riez-vous pas du d’a­bord vous ren­sei­gner sur la dif­fé­rence fon­da­men­tale qui existe en élire le chef de l’exé­cu­tif qui ne fait « que » diri­ger l’État, alors que la seule ins­ti­tu­tion qui repré­sente le peuple fran­çais est le Parlement, le pou­voir légis­la­tif ?
    Non, le vote n’est pas une déci­sion col­lec­tive comme il est affirmé dans un article de Place Gre’net ! C’est une déci­sion indi­vi­duelle de chaque citoyen menant à un résul­tat une fois les suf­frages agré­gés. Votre pré­jugé concep­tuel est erroné, biaisé et par consé­quent ne mènera pas à des résul­tats pro­bants. Vous vous trom­pez de jeu.
    Avez vous éva­lué l’im­pact poten­tiel­le­ment nocif de votre expé­rience lors d’un scru­tin dans un contexte par­ti­cu­liè­re­ment tendu ? Car en effet, ceux qui ne seront pas élus ne man­que­ront pas d’u­ti­li­ser les résul­tats de votre expé­ri­men­ta­tion pour contes­ter la légi­ti­mité et vous ris­quez de cau­ser un Notre Dame Des Landes de pro­por­tions natio­nale, parce que vous appli­quez des modes de scru­tins où ils ne doivent pas l’être. Une expé­rience qui peut poten­tiel­le­ment tuer le sujet, ne s’ap­pelle t‑elle pas de la vivi­sec­tion ?
    Pouvez-vous nous appor­ter l’as­su­rance que cette expé­ri­men­ta­tion, qui est loin d’être neutre, ne pro­cède pas d’ar­rière pen­sées poli­ti­ciennes ?

    Nous allons être bruts de décof­frage, ne le pre­nez pas mal : comme la guerre est une chose trop sérieuse pour être lais­sée aux mili­taires, le vote est un sujet trop fon­da­men­tal pour être lais­sés à des infor­ma­ti­ciens. Il eut sans doute été mieux indi­qué de réa­li­ser cette expé­rience lors de scru­tin locaux, où elle aurait eu plus de sens, car ils ne visent pas à dési­gner une seule per­sonne à un seul poste exé­cu­tif (ce qui est for­cé­ment un scru­tin uni­no­mi­nal).

    Nous vous remer­cions par avance des réponses que vous pour­rez nous appor­ter.

    Nous vous prions, chers Messieurs, d’agréer nos salu­ta­tions les meilleures.

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  3. Très inté­res­sant.

    Grosse réserve sur le vote mer­cial­fred et bon buzz pour eux) : Ne trou­vez-vous pas com­pli­qué de faire un article sans don­ner plus de réserves/ pru­dences sur la qua­lité des don­nées – outre la péri­phrase sur les jeunes urbains que ne n’a­vais pas com­prise avant de regar­der les don­nées brutes ?

    Je suis un citoyen lambda, je lis les titres et rapi­de­ment. Vous met­tez au même plan les deux ini­tia­tives, de qua­lité très dif­fé­rentes, ce qui pour moi pose pro­blème ?

    OK : main­te­nant regar­dons la don­née brute
    http://www.mercialfred.com/lifestyle/contre-election-resultats
    37 % de vote pour Mélenchon au pre­mier tout et 3% pour Le Pen (moins que Poutou).… Rien en vous choque?, bon je ne suis pas contre un FN à 3% 😀 mais je ne suis pas que vu l’écart des don­nées il faille citer le résul­tat.

    Vous met­tez sur le même plan des ini­tia­tives inté­res­santes, bien dif­fu­sées MerciAlfred (45K c’est énorme) mais ayant peut-être navi­guée dans une sphère de mili­tants donc inuti­li­sable hor­mis pour illus­trer le prin­cipe

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  4. Et nous rajou­tons que ces votes alter­na­tifs sont dans les faits des modes de suf­frages indi­rects, qui vont mener imman­qua­ble­ment à la situa­tion amé­ri­caine d’un can­di­dat étant élu dans avoir recueilli la majo­rité du vote popu­laire !

    Parfaitement débile. D’autant qu’on voit déjà cer­tains uti­li­ser ces résul­tats pour hur­ler que c’est pas nor­mal, qu’ils auraient du être élus et que s’ils ont perdu, c’est de la faute du sys­tème etc. bref, un NDDL à l’é­chelle natio­nale.

    La démo­cra­tie, c’est un citoyen , une voix, et celui qui ras­semble la majo­rité des voix est élu.

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  5. Ce qui est par­fai­te­ment débile, par­fai­te­ment mas­tur­ba­toire car l’é­lec­tion pré­si­den­tielle vise à choi­sir le chef de l’Etat qui ne repré­sente pas tous les fran­çais. Seul le Parlement le fait.
    Et rap­pe­lons que par le vote, on demande aux citoyens de prendre une DÉCISION, Donner son avis sur tous les can­di­dats n’est pas prendre une déci­sion. Encore cette manie des algo­rithmes qui vont déci­der pour nous ? Ce truc est il auto­risé par le minis­tère de l’in­té­rieur ? Non parce que s’a­mu­ser à faire des expé­rience in situ et in vivo lors d’une élec­tion pré­si­den­tielle, c’est assez dou­teux.

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