Bronchiolite : situation tendue aux urgences, mieux vaut privilégier le médecin traitant

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Le Chuga (CHU Grenoble-Alpes) prévient : l’année 2016 est marquée par « une activité liée à la bronchiolite plus intense que les années précédentes ». Si le Plan hivernal pédiatrique, déployé depuis le 20 novembre, prévoit plus de lits d’hospitalisation et des équipes renforcées, la situation est « actuellement très tendue », selon les mots du CHU.

 

 

« Nous met­tons en place depuis trois ans un Plan hiver­nal pédia­trique. Ce plan pré­voit trois points : l’ou­ver­ture de lits sup­plé­men­taires, le ren­fort de per­son­nels para­mé­di­caux et médi­caux, et le ren­fort en maté­riel bio­mé­di­cal », nous pré­cise Annick Taravel, cadre de santé en chi­rur­gie pédia­trique.

 

Combien de lits d’hos­pi­ta­li­sa­tion sup­plé­men­taires ? « Cela cor­res­pond à une dou­zaine de lits, entre les ser­vices des urgences pédia­triques et de la pédia­trie poly­va­lente. Mais il faut prendre les chiffres avec pru­dence et recon­tex­tua­li­ser : le plan hiver­nal est gra­dué. En fonc­tion du nombre de consul­ta­tions et de demandes d’hos­pi­ta­li­sa­tion, l’ou­ver­ture de lits va cres­cendo. C’est adap­table », insiste Annick Taravel.

 

 

Des épidémies de bronchiolite et d’asthme accrues par la pollution

 

 

Si l’é­pi­dé­mie de bron­chio­lite, qui touche les très jeunes enfants voire les nour­ris­sons, réap­pa­raît chaque hiver, elle est pour cette année 2016 très aigüe sur l’en­semble de la France. C’est pour­quoi le Chuga invite les parents à ne pas se diri­ger immé­dia­te­ment vers le ser­vice des urgences mais à pri­vi­lé­gier leur méde­cin trai­tant ou pédiatre sauf, bien natu­rel­le­ment, en cas d’ur­gence vitale.

 

« Aux urgences pédia­triques, les enfants dont la gra­vité de l’é­tat ne néces­site pas des soins urgents seront vus après plu­sieurs heures d’at­tente. Il est donc impor­tant que ceux qui relèvent d’une simple consul­ta­tion soient vus en pre­mière inten­tion par leur méde­cin trai­tant », indiquent ainsi les ser­vices de l’hô­pi­tal.

 

L’épisode sévère de pol­lu­tion que connaît actuel­le­ment l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise aggrave-t-il la situa­tion ? « Très pro­ba­ble­ment, répond Annick Taravel. On est face à des bron­chio­lites, mais éga­le­ment face à des asthmes qui vont se com­pli­quer. La pol­lu­tion a mal­heu­reu­se­ment joué son rôle ! »

 

 

FM

 

 

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