Procès en appel du Postillon : le jugement mis en délibéré au 30 janvier

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Le journal satirique, condamné le 26 septembre dernier pour injures et diffamation envers Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix et président de la Métro, et sa directrice de cabinet à la mairie Yvelyne Denat, avait fait appel. Il comparaissait ce lundi 28 novembre devant la Cour d’appel de Grenoble qui devait reconsidérer les faits.

 

 

Le Postillon avait été condamné en pre­mière ins­tance à ver­ser 2 000 euros d’amende dont 1 000 euros avec sur­sis. S’ajoutaient à cette pre­mière somme 2 000 euros de dom­mages et inté­rêts pour Yveline Denat et 1 500 euros de dom­mages et inté­rêts pour Christophe Ferrari. Le tout com­plété par une autre amende de 1 200 euros pour cha­cun des plai­gnants, au titre des frais de jus­tice.

 

 

Ni les plaignants, ni leur défenseur n’étaient présents

 

Quant à cette audience d’ap­pel, Vincent Peyret, le rédac­teur en chef du Postillon estime « en toute “objec­ti­vité”» qu’elle s’est bien dérou­lée. Et pour cause, puisque « la par­tie adverse n’était pas là – ce qui sim­pli­fie beau­coup les débats », explique la rédac­tion du Postillon sur son site. De fait, ni les plai­gnants ni leur défen­seur n’é­taient pré­sents à l’au­dience. « Me Supplisson a dit à notre avo­cat qu’il n’a­vait pas été pré­venu et Christophe Ferrari et Yveline Denat, bien qu’ils aient accusé récep­tion de leur convo­ca­tion, ne se sont pas pré­sen­tés non plus. C’était éton­nant, je ne com­prends pas bien quel est leur but », s’in­ter­roge, quelque peu cir­cons­pect, Vincent Peyret.

 

Ce der­nier, dans une courte ana­lyse des débats de cette audience d’ap­pel, estime que  les juges se sont mon­trés beau­coup plus curieux qu’en pre­mière ins­tance. « Ils nous ont vrai­ment posé des ques­tions sur le fond. Notamment sur les rai­sons qui nous avaient poussé à écrire l’ar­ticle en cause, qui nous avait contac­tés, com­ment nous avions enquêté, notre bonne foi… », énu­mère le jour­na­liste. Et d’a­jou­ter : « C’était bien plus satis­fai­sant et moins expé­di­tif que la der­nière fois. »

 

 

Une ligne de défense inchangée

 

« Pour notre part, nous n’a­vons pas changé de ligne de défense. Notre avo­cat a démonté le pre­mier juge­ment en arguant que juri­di­que­ment cela ne tenait pas », relate Vincent Peyret. Notamment en sou­li­gnant que le manque d’objec­ti­vité assi­milé à de la par­tia­lité, qui avait été repro­ché au Postillon lors du pre­mier pro­cès, ne pou­vait être retenu. De quoi don­ner un tour plus séman­tique aux argu­ments de l’a­vo­cat du Postillon que nous résume Vincent Peyret. « Il s’a­gis­sait de démon­trer qu’il y a eu une méprise entre l’ob­jec­ti­vité et la par­tia­lité dans le sens où, si nous sommes par­tiaux comme tous les jour­na­listes, nous sommes objec­tifs parce que nous nous sommes appuyés sur des faits dont nous avons apporté toutes les preuves », décrypte le rédac­teur en chef.

 

Le juge­ment a été mis en déli­béré au 30 jan­vier 2017.

 

JK

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