Réciprocité : un “malentendu” entre allocataires du RSA et Département ?

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ENQUÊTE – Adopté lors du vote du budget 2016 du conseil départemental de l’Isère, le principe de réciprocité prévoit que tout bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) « doit apporter sa pierre à la société ». Alors que Sandrine Martin-Grand, vice-présidente en charge des actions de solidarité et de l’insertion, participe à un débat sur la question ce mardi 14 juin à la Chimère citoyenne, Place Gre’net fait le point sur cette mesure loin de faire consensus.

 

 

 

Pleine page en faveur de la réciprocité dans Isère Mag.

Page d’Isère Mag de mars-avril 2016 en faveur de la réci­pro­cité.

« Tout Isérois qui per­çoit des aides du Département sera sol­li­cité pour appor­ter sa pierre à la société », écri­vait Frédérique Puissat dans le pre­mier numéro d’Isère Mag, nou­velle for­mule du bul­le­tin d’in­for­ma­tion du Conseil dépar­te­men­tal. Principale aide concer­née par cette réci­pro­cité : le revenu de soli­da­rité active (RSA), visant à assu­rer un revenu mini­mum aux per­sonnes sans res­sources.

 

Une manière, selon la vice-pré­si­dente char­gée de la famille, de l’en­fance et de la santé, de lut­ter contre « l’as­sis­ta­nat », de « reprendre confiance en soi et de lut­ter contre le sen­ti­ment d’i­nu­ti­lité ». Et celle-ci de mettre en avant la notion de « réci­pro­cité » chère à la majo­rité du Département.

 

L’annonce n’a pas man­qué de sus­ci­ter des réac­tions poli­tiques, dont cer­taines outrées, peu de temps après celle du Conseil dépar­te­men­tal du Haut-Rhin concer­nant l’as­su­jet­tis­se­ment des allo­ca­taires du RSA à un « béné­vo­lat obli­ga­toire ». Autrement dit, à un tra­vail contraint et non rému­néré. Nulle men­tion de « béné­vo­lat obli­ga­toire », cepen­dant, du côté du conseil dépar­te­men­tal de l’Isère, qui sem­blait tou­te­fois pei­ner à défi­nir ses orien­ta­tions sociales et pré­ci­sé­ment le trai­te­ment du RSA et de ses allo­ca­taires.

 

Ainsi, pour « appor­ter sa pierre à la société », Frédérique Puissat évo­quait-elle pêle-mêle les visites à des per­sonnes âgées, la par­ti­ci­pa­tion à un « forum col­lec­tif sur le RSA » ou le fait de… « repeindre la mon­tée d’un immeuble ».

[…]
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Commentaires 3
  1. Bonjour,
    Nous avons la preuve qu’a Grenoble nous avons la droite la plus bete du monde.….
    Apres nous avoir pre­sente des can­di­dats sor­tis de pri­son les voila main­te­nant sur­fer sur la vague du mal­thu­sia­nisme.…..
    Nous cher­chons du tra­vail vous cher­chez des esclaves nous ne par­lons pas de la meme chose Madame…

    BENYOUB.A

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  2. C’est une honte, c’est encore une idée du patron­nât. Une exploi­ta­tion des per­sonnes pour un bas coût pour les entre­prises sans garan­tie d’être embau­chée, en 2013j’ai tra­vaille [dans une entre­prise] (modéré par la rédac­tion) à grand place GRENOBLE. Je fai­sais le plus gros chiffre ils ont renou­velé monCDD 9 fois et m’ont jetée pour en prendre une autre. Elle est belle la loi du tra­vail. J’approuve à 100% le mou­ve­ment de la CGT. Qui est bien déci­dée à ne pas lais­ser pas­ser ces lois qui avi­lissent et culpa­bi­lisent ceux qui touchent le RSA. La FRANCE DEVIENT UNE VRAIE MERDE GOUVERNEE PAR DES CONS ET DES MERDES NANTIS

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  3. ce n’est pas un « mal­en­tendu » entre le conseil dépar­te­men­tal et les béné­fi­ciaires du RSA, c’est une incom­pré­hen­sion totale !
    le CDI n’a pas mesuré les consé­quences de faire tra­vailler gra­tui­te­ment les rsaistes ! c’est prendre le tra­vail des entre­prises d’in­ser­tion, comme repeindre la mon­tée d’un immeuble. C’est leur piquer le bou­lot, alors que les entre­prises d’in­ser­tion paient, elles, leurs employés. Les bailleurs sociaux qui font tra­vailler ces entre­prises, vont pré­fé­rer avoir le tra­vail fait gra­tui­te­ment … exit les entre­prises d’in­ser­tion et leurs sala­riés qui veulent s’en sor­tir, ils vont retom­ber au RSA et reve­nir tra­vailler gra­tui­te­ment ?
    Les têtes « pen­santes » du CDI ont été payées com­bien pour pro­po­ser une telle aber­ra­tion ?

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