Démantèlement de Superphénix : EDF condamnée en appel

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EN BREF – En novembre 2014, EDF avait été reconnue coupable de graves dysfonctionnements sur le chantier de démantèlement de Superphénix en Isère. La Cour d’appel de Grenoble a finalement condamné l’électricien à 20.000 euros d’amende, ce lundi 11 janvier 2016.

 

 

 

Superphénix

Le site qui abrite Superphénix est tou­jours en cours de déman­tè­le­ment. DR

Coupable et condam­née. La Cour d’appel de Grenoble a, dans un juge­ment mis en déli­béré, annoncé lundi 11 jan­vier 2016 la condam­na­tion d’EDF pour man­que­ments graves à la sécu­rité sur le chan­tier de déman­tè­le­ment de Superphénix, à Creys-Malville en Isère.

 

En novembre 2014, EDF avait été recon­nue cou­pable de vio­la­tion d’une mise en demeure de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le “gen­darme” du nucléaire, mais avait été dis­pen­sée de peine par le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Bourgoin-Jallieu.

 

Le réseau Sortir du nucléaire avait alors fait appel de la déci­sion. Laquelle a été infir­mée en appel, et EDF condam­née à une amende de 20.000 euros.

 

 

Le site, toujours en cours de démantèlement

 

 

« Il était impen­sable de ne pas sanc­tion­ner le peu de consi­dé­ra­tion qu’a l’exploitant nucléaire pour la sûreté et la sécu­rité de ses sites ainsi qu’envers son auto­rité de contrôle », sou­ligne Sortir du nucléaire dans un com­mu­ni­qué.

 

En 2012 puis en 2013, l’ASN avait pointé de graves dys­fonc­tion­ne­ments dans la sécu­rité du site de Creys-Malville, enjoi­gnant EDF à revoir les moyens de ges­tion de situa­tion d’urgence. Le site, tou­jours en cours de déman­tè­le­ment, abrite le sur­gé­né­ra­teur Superphénix mais aussi l’Atelier pour l’entreposage du com­bus­tible (Apec), où sont sto­ckées des tonnes d’assemblages de com­bus­tibles au plu­to­nium.

 

 

Patricia Cerinsek

 

 

MC2 - La morsure de l
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Commentaires 2
  1. Décision pure­ment ideo­lo­gique d’un site sûr et qui avait le mérite de ne pas créer des déchets hau­te­ment radio­ac­tifs. D.Voynet et MG.Buffet ont su faire. Aujourd’hui condam­nons et payons tou­jours les erreurs sur nos fac­tures d’un acte poli­tique idéo­lo­gique de déman­tè­le­ment sur les cen­trales au plu­to­nium et payons encore une fac­ture d’i­déo­logues de sor­tir du nucléaire. Ca coute bien cher ces déci­sions non scien­ti­fiques et pure­ment du fan­tasme urbain.

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  2. Démanteler Super-Phenix sur le seul dik­tat d’une per­sonne titu­laire d’un doc­to­rat en méde­cine, quelle aber­ra­tion !
    Cette folle-dingue avait déjà assez sévit dans d’autres domaines (grands tra­vaux) pour qu’on s’en méfie. Actuellement maire de Montreuil-sous-PCf, on ne peut que l’en­cou­ra­ger à conti­nuer à démo­lir gaillar­de­ment ce qui reste de la « Tour des Miracles ». Hardi petit(e)!

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