Élisa Martin : « Grenoble n’est pas Chicago ! »

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ENTRETIEN – Pour installer la tranquillité publique à Grenoble, suffit-il d’avoir de l’énergie à revendre ? Certainement non. Élisa Martin, première adjointe de la ville de Grenoble qui en a fait son cheval de bataille, revient sur les objectifs, cadre ses actions et plaide avec feu pour défendre les choix de la municipalité.

 

 

Celle qui, après Éric Piolle, est aux commandes de la Ville, n’a nul besoin de forcer sa nature pour endosser le costume de femme politique empressée. Montant les escaliers de l’hôtel de ville, elle échange au passage avec un collègue. S’excusant du léger retard, elle ouvre rapidement son bureau. Puis, dans l’attente du début de l’interview, elle observe franchement, les avant-bras posés sur le bureau, le corps penché en avant. Déjà concentrée.

 

Élisa Martin, première adjointe chargée du parcours éducatif et de la tranquillité publique, dans son bureau de l'hôtel de ville de Grenoble. © Paul Turenne - placegrenet.fr

Élisa Martin, première adjointe chargée du parcours éducatif et de la tranquillité publique, dans son bureau de l’hôtel de ville de Grenoble. © Paul Turenne – placegrenet.fr

 

Au fond de son bureau, une maquette du quartier Mistral et un large plan sur le mur derrière la porte rappellent qu’Élisa Martin est chef d’orchestre à Mistral. Ses autres casquettes ? Déléguée à la tranquillité publique et au parcours éducatif. C’est apparemment insuffisant pour cette femme dotée d’un fort dynamisme : « On a les responsabilités qu’on se confère un peu soi-même. J’essaie aussi de veiller sur le groupe, sur les autres élus, pour que chacun soit à peu près bien, là où il est. »

 

D’emblée, elle met les choses au clair. Elle apprécie qu’on lui pose une question à la fois et y répond souvent en trois points, dans la pure tradition de l’Éducation nationale. Rien d’étonnant pour cette ancienne professeur de français qui, après des études de philosophie, exerça plusieurs années dans les quartiers populaires, au collège Lucie Aubrac et au collège olympique de Grenoble.

 

Élisa Martin, première adjointe chargée du parcours éducatif et de la tranquillité publique, dans son bureau de l'hôtel de ville de Grenoble. © Paul Turenne - placegrenet.fr

« Écoutez-moi  ! », coupe Élisa Martin en reprenant la parole.     © Paul Turenne – placegrenet.fr

La meilleure défense étant l’attaque, quand la question est potentiellement sensible, Élisa Martin vous la retourne comme une crêpe, se donnant le temps de la réflexion : « Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Qu’est-ce que vous feriez, hein ? »

 

Bien qu’ancienne adjointe au maire de Saint-Martin-d’Hères et conseillère régionale Rhône-Alpes, elle était inconnue de la plupart des Grenoblois jusqu’au 30 mars 2014.

 

Ce soir-là, face à la presse locale et nationale, devant une foule compacte réunie au pied du musée de Grenoble, alors qu’Éric Piolle termine son discours, elle se démarque à ses côtés, le poing levé.

 

« Née le 15 mai 1973, à Nancy, en Lorraine. Révoltée ». Le terme sur la fiche de l’élue Front de Gauche surprend. Révoltée, mais par quoi donc ? Les inégalités, les injustices, “les violences du modèle de société libérale”. Rendre l’action possible dans la droite ligne de ses convictions, c’est tout ce qui compte pour cette femme politique qui a glissé du Parti socialiste au Front de Gauche par fidélité à ses idéaux. A l’esprit de combat, Élisa Martin ajoute une passion de l’action collective, inaltérée depuis ses jeunes années militantes.

 

Une femme de certitudes ? Elle paraît, en tout cas, sûre de sa capacité à lire les situations sociales. D’où une grande confiance dans ses choix et les actions mises en œuvre. Lui arrive-t-il de douter ? « Bien plus que vous ne le croyez mais la presse ne le voit pas. » De fait, elle se gardera bien de douter devant nous. Place donc aux questions et aux réponses du tac au tac sur la tranquillité publique.

 

 

 

Dès votre arrivée, vous avez recadré les missions de la police municipale. Pourquoi ?

 

 

Nous avons clarifié les missions de la police municipale pour les mettre en cohérence avec notre projet politique, notre vision, qui dit que la compétence communale s’articule autour de la notion de tranquillité publique et pas de sécurité. La sécurité, tout comme le maintien de l’ordre, est une mission régalienne qui relève de la police nationale et des fonctions de justice. Nous avons voulu faire clairement cette distinction. C’est le premier point. D’autant que les policiers municipaux ne sont pas officiers de police judiciaire. Rendez-vous compte qu’en dehors de situations très pointues, lors des contrôles routiers par exemple, ils ne peuvent même pas vous imposer de décliner votre identité !

 

Élisa Martin, première adjointe chargée du parcours éducatif et de la tranquillité publique, dans son bureau de l'hôtel de ville de Grenoble. © Paul Turenne - placegrenet.fr

Maquette du quartier Mistral dans le bureau d’Élisa Martin à l’hôtel de ville de Grenoble. © Paul Turenne – placegrenet.fr

 

Nous avons aussi redéfini les missions de la police municipale, en indiquant bien que nous voulions une police au milieu des habitants. Nous n’avons pas à pallier le peu de moyens de la police nationale à cause des logiques gouvernementales de Nicolas Sarkozy et maintenant de François Hollande. La police municipale ne doit pas devenir une police d’intervention sur demande. Ce n’est pas police secours !

 

Et puis, évidemment, il y a toute la partie respect des arrêtés municipaux qui sont, de toute évidence, des outils de la tranquillité publique efficaces et que, sans nulle doute, nous utilisons davantage que nos prédécesseurs.

 

 

L’image de la police municipale est-elle brouillée, selon vous ?

 

 

Ce qui est sûr, c’est que la loi Chevènement de 1999 a créé de l’ambiguïté en imposant des sérigraphies et des uniformes identiques pour les polices nationale et municipale. Ensuite, il y a deux effets qui se croisent : une demande sociale de sécurité assez forte et l’austérité du côté de la police nationale. Du coup, qu’on le veuille ou non, les habitants, la population, les citoyens investissent aujourd’hui de manière un peu faussée les polices municipales. Enfin, le pays, la République, a besoin d’avoir un temps de réflexion sur ses polices – police nationale, gendarmerie et polices municipales – pour clarifier les cadres d’intervention et redéfinir les missions de chacun.

 

 

Élisa Martin, première adjointe chargée du parcours éducatif et de la tranquillité publique, dans son bureau de l'hôtel de ville de Grenoble. © Paul Turenne - placegrenet.fr

© Paul Turenne – placegrenet.fr

La police municipale s’occupe donc de la tranquillité publique et la police nationale de la sécurité. Est-ce à dire que la coopération entre ces deux corps de métier est moindre aujourd’hui ?

 

 

Non, nous coopérons très fortement avec la police nationale, quasi-quotidiennement et aussi au travers de rendez-vous réguliers où l’on échange nos points de vue, des informations et où l’on prend des décisions ensemble. Par exemple à Mistral, nous avions repéré sous la barre Anatole France des locaux qui n’étaient plus exploités par des commerçants mais par les dealers du quartiers. Avec la préfecture, la police nationale et le bailleur Actis principalement, on s’est tous mis autour de la table et avons décidé de détruire les locaux. Se pose aussi la question de qui va payer parce que les politiques menées par le gouvernement ont rendu l’argent public tellement rare que tout le monde est un peu en difficulté.

 

 

 

Actuellement, la Ville dispose d’un policier municipal pour 7 500 habitants, ce qui correspond à une patrouille de quatre agents pour 30 000 habitants. La police municipale peut-elle assurer l’ensemble de ses missions avec un ratio si faible ?

 

 

[…]

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Commentaires 18
  1. Mme MARTIN a faux, ce qui dogmatiquement est normal vu son bord politique
    La police nationale a pour première mission la protection des institutions de l’état tout comme la gendarmerie d’ailleurs, puis la sécurité publique.(puis d’autres missions je ne vais pas rentrer dans le détail )
    La police municipale à pour première mission le maintien du bon ordre ( et pas le maintien de l’ordre qui lui est rigoureusement interdit ) puis la sécurité, la tranquillité et la salubrité publique ( puis d’autres missions également )
    le maire a d’ailleurs des pouvoirs de police qu’il peut faire entre autre appliquer par sa police municipale mais pas que.
    La police municipale n’est pas une obligation c’est certain mais lorsqu’elle existe son emploi et ses prérogatives sont très encadrées ( loi 99-291 au minimum puis tout un tas de décret )
    Tous les policiers nationaux et gendarmes ne sont pas officiers de Police Judiciaire et les commissaires peuvent m^me refuser cette habilitation !!!
    Les uniformes ne sont pas identiques loin s’en faut il suffit de savoir lire !!!
    Les policiers nationaux sont compétents pour les arrêtés municipaux également !!!
    Les échanges avec la PN pour définir les missions en collaboration peuvent ( et doivent au dessus de 5 policiers municipaux ) se faire et s’écrire par l’intermédiaire d’une convention de coordination signée par le Préfet , le Maire , le Directeur Départemental de la Sécurité Publique et visée par le Procureur de la République.
    C’est une garantie écrite et opposable, par rapport à des réunions ou les paroles peuvent s’envoler …
    En gros faux, faux et encore faux
    Mme MARTIN ne connait pas son sujet, et utilise les vieilles ficelles des anti-PM pour se justifier.
    Que l’on veuille ou ne veuille pas de police municipale ne se discute pas , mais au lieu de la détruire à petit feu jusqu’à sa disparition par la nécrose et le dégoût, on la supprime avec des reclassements ou des mutations. On est honnête et cohérent, c’est tout.
    J’ai des amis en gendarmerie, en police nationale et en police municipale et hors quelques spécificités nous faisons sur le terrain tous le même métier , veiller sur nos compatriotes et nous avons tous le m^me circuit d’intervention APJA ou APJ puis OPJ puis parquet.
    trois précisions
    J’ai mes entrées sur Grenoble en brigade de recherche notamment et je peux vous confirmer que Grenoble c’est très chaud et ce ne sont pas les chiffres du ministère de l’intérieur qui disent le contraire, envoyer des policiers municipaux sur le terrain en leur disant qu’ils ne doivent faire que des misions de tranquillités et si cela évolue passer le relais à la police nationale, c’est ne rien connaitre du métier de la voie publique.
    La légitimité des deux polices n’est pas celle que l’on croit , la première c’était la Police Municipale , la police nationale a été créé par le régime de Vichy, hélas…
    Cela ne veut pas dire que les policiers nationaux sont mauvais ou des collabos, cela veut dire qu’ils sont la plus jeune des forces de sécurité qu’elles soient étatiques ou territoriales.
    Les policiers municipaux avec les pompiers professionnels sont les seuls fonctionnaires territoriaux à ne pas avoir l’exercice du droit de retrait , en clair si l’intervention passe de la tranquillité à la sécurité publique, ils n’ont pas le droit de se désengager de l’intervention et peuvent finit au tribunal pour cela!
    Mme MARTIN il est très dommage que vous ayez voulu intervenir sur ces deux sujets , la Police Municipale et la sécurité publique, parce que vous ne les connaissez que très approximativement ou pas .
    ne vous inquiétez pas , beaucoup d’élus sont comme vous.

    sep article
  2. sep article
  3. Bonjour,
    mentir, travestir la réalité, organiser une fausse représentation des quartiers populaires, payez la paix sociale à grand coup d’argent public,voilà le résultat.
    Grenoble et son agglomération sont pris en otages par un personnel politique de gauche incompétent, et des élus plus au services de leurs ré- élections qu’au service des administrés.
    Le piston,des beni-oui-oui, une méconnaissance des enjeux du 21° siècle, vous pensiez gérer une grande ville comme Grenoble avec si peu de compétences.
    A votre place je présenterai ma démission, mais bon, nous n’avons pas la même manière de faire de la politique.

    sep article
  4. Depuis cet article, une fusillade, des armes place saint bruno, des agressions, un meurtre à SMH…chicago on y est pour une taille de ville comme Grenoble. Allez voir la vidéo d un journal local bien connu. Mme Martin et M Piolle voient enfin le nivellement vers la violence de la non décision. Le Non seul motif pour ne pas faire du logement, le Non pour ne pas faire de la place à la Police Minicpale souhaitée, le Non contre la video.
    Raz le bol de cette pseudo concertation intello des bars grenoblois à la mode ecolo et revenez sur terre elus de nos quartiers. Grenoble c’est chaud.

    sep article
  5. M BENYOUB toujours en forme pour dénoncer avec raison les politiques agissant souvent par idéologie, politiques éloignés de la réalité de terrain en usant des mêmes méthodes que leurs prédécesseurs, avec une pointe de mépris. La lassitude, la résignation gagne les habitants. Ce n’est pas un bon signe pour notre démocratie. M BENYOUB, ils ne veulent pas laisser leur place ! Continuez votre combat, agissez avec raison, faites les choses bien pour le bien de tous !

    sep article
  6. Bonjour,
    Une équipe municipale complètement à l’ouest.
    Ancienne élue à Saint Martin d’heres, je vous laisse le soin de juger un bilan plus que négatif.
    Jeunesse perdue,le piston a remplacé le mérite, gestion communautaire des habitants,services sociaux dépassés…….Pour résoudre un problème dans un pays,il faut au minimum connaître l’histoire politique de ce dernier,ce qui n’est pas le cas ici.
    Petit rappel :
    -Dans la cinquième République le pouvoir exécutif est séparé du pouvoir législatif.
    Madame Martin la stratégie politique ne suffit pas pour avoir 5des résultats, votre incompétence est flagrante.

    sep article
  7. C’est peut-être pas encore Chicago, mais il y a tout de même des voitures qui brûlent tous les jours et quelques fusillades de temps en temps (en plein centre-ville dimanche dernier, ça nous change de Mistral ou de la Villeneuve)…

    sep article
  8. La police municipale peut vous demander de décliner votre identité ailleurs que lors de contrôles routiers.
    Cela s’appelle le cadre réglementaire. Il dommage de constater qu’encore une fois un élu de la république ne connaît en matière de sécurité sur son territoire communal. Alors qu’il s’agit de ses prérogatives si on se réfère aux différents textes de loi. Il est bien plus facile de ne pas prendre des responsabilités.

    sep article
  9. Bonjour, messieurs les représentants de la police municipale (FO et USPPM), une question me taraude : ne confond-on pas les missions de police administrative, englobant effectivement la sécurité et dont est investi le maire, des missions de police judiciaire, qui relèvent davantage de la police nationale, bien que l’Etat ait tendance à confier davantage ce rôle à la police municipale? n’est-ce pas le sens de l’intervention de Mme Martin, bien que je pense qu’elle devrait mettre de l’eau dans son vin?

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  10. je suis d’accord avec le distingo entre police nationale et police municipale, le premier pour la sécurité et le second pour la prévention (entre autres). Je me souviens de sarko se moquant des policiers jouant au foot avec les enfants des quartiers. Il avait ainsi coupé tous les liens entre la police et les habitants, liens qu’il faut rétablir et la police municipale étant plus proche des habitants que la police nationale, c’est plus à elle à tisser ou re-tisser les liens et la confiance. C’est de la pure prévention.

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  11. Chers(e) internautes
    il semble utile d’apporter quelques précisions concernant les missions et prérogatives des policiers municipaux :
    Il n’existe aucune ambiguïté concernant et la tenue d’uniforme et la sérigraphie des véhicules de police municipale définis par des textes de loi rappelés dans le Code de la Sécurité Intérieure.
    Les missions inhérentes aux policiers municipaux sont également rappelées dans de nombreux textes dont le code Général des Collectivités Territoriales, ils assurent le bon ordre, la salubrité et la tranquillité mais également la sûreté et la SECURITE publiques.
    Ils ne sont certes pas des officiers de police judiciaire, seuls quelques agents de la police nationale et de la gendarmerie le sont, toutefois en application du 2° de l’article 21 du Code de procédure pénale, les agents de police municipale ont la qualité d’agents de police judiciaire adjoints. Ils ne peuvent procéder à des contrôles d’identité, mais ont la faculté de relever les identités dans les cas prévus par la loi. En effet, l’article 78-6 du même code, créé par la loi n° 99-291 du 15 avril 1999 relative aux polices municipales, prévoit qu’ils sont habilités à relever l’identité des contrevenants pour dresser les procès-verbaux concernant :
    des contraventions aux arrêtés de police du maire ;
    des contraventions au Code de la route que la loi et les règlements les autorisent à verbaliser ;
    des contraventions qu’ils peuvent constater en vertu d’une disposition législative expresse.
    Ils ont donc pour mission :

    De seconder, dans l’exercice de leurs fonctions, les officiers de police judiciaire ;
    De rendre compte à leurs chefs hiérarchiques de tous crimes, délits ou contraventions dont ils ont connaissance ;
    De constater, en se conformant aux ordres de leurs chefs, les infractions à la loi pénale et de recueillir tous les renseignements en vue de découvrir les auteurs de ces infractions, le tout dans le cadre et dans les formes prévues par les lois organiques ou spéciales qui leur sont propres ;
    De constater par procès-verbal les contraventions aux dispositions du code de la route dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État.

    Lorsqu’ils constatent une infraction par procès-verbal, les agents de police judiciaire adjoints peuvent recueillir les éventuelles observations du contrevenant.
    De plus, le maire est un agent de l’Etat et la sécurité publique est bien de sa compétence à la lecture des articles L 2212-1 et suivants du CGCT.
    Il ne faudrait pas sous couvert d’idéologie politique occulter la réalité.
    cordialement

    M Del Pistoia jean louis
    Directeur national de la communication de l’Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux

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  12. Depuis quand la séparation des pouvoirs judiciaires et exécutifs est elle remise en cause par une élue locale ? Je crois rêver…Mme Martin ne connaît donc pas les principes fondemanentaux de la République française. Il n’y a pas de réflexion à avoir sur les polices par une personne de l’exécutif, c’est un non sens républicain !!!
    Vraiment des amateurs ces élus grenoblois, c’est presque dangereux de lire qu’ils sont au pouvoir sans même comprendre comment fonctionne le pouvoir de Police.
    Plus spéciquuement elle mélange les missions et compétences de la Police Nationale et de la Police Municipale, elle se place comme membre du conseil constitutionnel alors qu’elle est élue municipale, et oui c’est pourtant l’élue réfèrente.
    Je suis horrifié de lire de tels propos qui témoignent d’un manque cruel de connaissance des dossiers.

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    • Il n’y a pas de remise en cause formelle de l’indépendance des pouvoirs, il y a juste un questionnement ouvert d’une élue, je ne partage pas votre analyse même si la formulation de Mme Martin est ambiguëe.

      Je ne crois qu’il faut y voir une manoeuvre car c’est un fait il y a un empilement de structures, certes aux compétences différentes mais dont les finalités sont parfois en recouvrement. L’article pointe surtout des oppositions à la politique générale de l’Etat, mais pourrait entendre une élue municipale sans aucune envergure nationale ?
      Le lieu est mal choisi, c’est un travail de parlementaires et non d’élus de proximité de faire de la politique de comptoirs sur les effectifs de sécurité, de police, sur leurs compétences respectives gérés par l’Etat…

      In fine, ce qui compte c’est l’exercice de la sécurité, et savoir s’il est rationnellement correctement exercé, et les policiers municipaux nationaux, tout comme les gendarmes ne sont pas à critiquer il me semble malgré des effectifs tendus.

      Et Mme Martin a raison: Grenoble ce n’est pas Chicago il ne faut pas non plus tomber dans la sinistrose ; je ne vois pas trop pourquoi la violence aurait évolué à la hausse depuis un an parce que la majorité a changé ?! Les arguments des opposants d’en face ne sont pas crédibles sur cette question qui doit dépasser les clivages.

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  13. La Section Nationale FO Police Municipale voudrait préciser à Madame Martin qu’elle confond ses convictions politique et le rôle de la Police Municipale.
    En effet, les fondamentaux de notre métier sont : Sécurité. Tranquillité. Salubrité !
    La sécurité est donc l’une des missions de base de notre corporation ! Première erreur!

    Si dans sa ville, cette élue souhaite orienter différemment ses effectifs libre à elle, mais qu’elle n’induise pas en erreur les lecteurs.

    Ensuite, nous sommes par l’article 21-2 du code pénal, agent de police judiciaire adjoint, ce qui fait de nous des agents de constatation et non de recherche, donc pas d’investigation. C’est l’une des grandes différences avec nos homologues de la Police Nationale qui eux peuvent également effectuer du maintien de l’ordre.

    Enfin dernier point, l’article R 233-1 du code de la route stipule que tout conducteur doit présenter aux forces de l’ordre, les documents afférents à la conduite et à la mise en circulation du véhicule. En clair, les agents de police municipale peuvent bien évidemment avoir l’identité du conducteur sur ses documents !
    En dehors de cet article, les PM peuvent in-facto constater toutes infractions au code de la route que la loi les y autorise ( feu rouge, stop, ceinture, alcoolémie…)
    Il est triste de lire de tels propos émanant d’un élu de la république…
    Pour la SNFOPM
    Frantz MICHEL

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    • Bonjour Michel,
      Mme Martin parle bien de « situations très pointues, lors de contrôle routier »
      « Rendez-vous compte qu’en dehors de situations très pointues, lors des contrôles routiers par exemple, ils ne peuvent même pas vous imposer de décliner votre identité ! »
      Pourquoi donc dites-vous le contraire ? quelque chose m’aurait échappé ?

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  14. Si on résume le discours, la police municipale n’a pas de pouvoirs de police donc pas la peine de discuter sécurité avec la mairie (et cela parait logique, c’est une mission régalienne) mais dans ce cas autant de policiers municipaux pour essentiellement coller des contraventions de parking, ça fait pas un peu cher et beaucoup de gaspillage de ressources ??

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    • bonjour
      exact
      si on ne les utilise sur toutes leurs prérogatives
      pour les contraventions , utilisez des ASVP ( leurs compétences sont moins larges évidemment ) mais ils coûtent beaucoup moins cher!

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