Clientélisme : pouvoir et associations interfèrent

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ÉPISODE 7 – Au menu : l’étonnement des élus de la nouvelle majorité grenobloise sur les attributions des subventions aux associations… Édifiant ! Pour faire simple, à les en croire, il faut tout revoir. L’adjointe aux cultures évoque même un fonctionnement digne de la IIIe République. Comment comptent-ils s’y prendre ? Quels seront les critères ? Et que disent de tout cela les anciens élus de l’ancienne majorité ? Une logique implacable semble en tout cas persister : pour être subventionné, mieux vaut être dans la ligne politique.

 

 

pouvoir politique et associations : risques d'interférences - Ça y est ! J'ai défini vos 221 critères pour répartir équitablement les demandes de subventions aux associations ! - clientélisme © Véronique Magnin - placegrenet.fr

© Véronique Magnin – placegrenet.fr

 

Il est des véri­tés tou­jours utiles à rap­pe­ler… On lit celle-ci sur la page de demande de sub­ven­tions de la Ville de Grenoble : « Ressource essen­tielle dans les bud­gets asso­cia­tifs, les sub­ven­tions sont des aides accor­dées sans aucune contre­par­tie, par les pou­voirs publics, col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales… ».

 

De fait, le rap­pel n’est pas inutile, tant les asso­cia­tions sont accros aux sub­ven­tions publiques. Lorsqu’un pré­sident d’as­so­cia­tion connaît per­son­nel­le­ment le député, l’adjoint, ou le direc­teur du ser­vice qui va bien, le bureau s’en frotte les mains. Le moment venu, on sait qu’il pourra faire jouer son car­net d’adresses. Ce sera simple comme un coup de fil.

 

 

« Cela m’a choquée »

 

 

« Nous n’avions jamais réussi à obte­nir quoi que ce soit, mal­gré nos actions et l’organisation de mani­fes­ta­tions », relate une habi­tante, membre du bureau dans une asso­cia­tion de loi­sirs depuis plu­sieurs années. « Il a fallu que notre nou­velle pré­si­dente soit une ancienne connais­sance du maire pour que nous obte­nions des tra­vaux dans nos locaux. »

[…]
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Commentaires 2
  1. J’hallucine… Un média soit disant indé­pen­dant qui va cher­cher ses infos sur le site de l’Ades sans prendre la peine de les véri­fier…
    Marc Minkowski n’a jamais appelé à voter Destot en 2008, ni d’ailleurs Safar en 2014. Par ailleurs, Les Musiciens du Louvre existent depuis 1982 et sont en rési­dence à Grenoble depuis 1996, date à laquelle ils ont fusionné avec l’Ensemble ins­tru­men­tal de la ville. Vous n’a­vez pas inter­net ???
    Un mini­mum d’es­prit cri­tique est requis pour la pra­tique du jour­na­lisme…

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    • SC

      17/12/2014
      20:06

      Merci d’a­voir signalé que Marc Minkowski est en rési­dence à Grenoble depuis 1996, soit un an après le début du pre­mier man­dat de Michel Destot. La men­tion inexacte a été sup­pri­mée.

      Une chose est sure : la proxi­mité entre Michel Destot et Marc Minkowski a tou­jours été très grande, comme le montre cet extrait d’ar­ticle paru dans la Lettre d’information des Musiciens du Louvre Grenoble au prin­temps 2007 :
      […] l’arrivée des Musiciens du Louvre à Grenoble ne s’est pas faite sans sus­ci­ter quelques réac­tions, « il n’y a pas eu une oppo­si­tion poli­tique car tout le monde était conscient de la néces­sité d’avoir à Grenoble un ensemble et un chef de qua­lité. Mais il y a eu des réti­cences de la part d’élus qui disaient que cela allait coû­ter très cher, que c’était uni­que­ment une poli­tique de pres­tige et que cela ne per­met­trait pas un tra­vail de ter­rain. Ce pro­jet, nous l’avons reven­di­qué tota­le­ment : sans Michel Destot et la Mairie de Grenoble, Marc Minkowski ne serait pas à Grenoble » , nous confirme ainsi Jérôme Safar, adjoint à la Culture de la mai­rie de Grenoble.

      Quant au fait de citer l’Ades, cela ne remet aucu­ne­ment en cause notre indé­pen­dance, l’es­sen­tiel étant de don­ner la parole à tout le monde.

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