“L’immobilisme aura des conséquences sur Grenoble”

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ENTRETIEN – Après plusieurs mois de silence sur l’actualité municipale de Grenoble, Michel Destot, l’ancien maire de la ville, exprime désormais son « inquiétude » quant à la politique menée par son successeur, Eric Piolle. Il commente également la politique gouvernementale et les conflits internes au parti socialiste. Enfin, Michel Destot livre quelques éléments sur son avenir politique personnel. 

 

 

Photo : Nils Louna – placegrenet.fr

Interactivité : Victor Guilbert – placegrenet.fr

 

 

Après seulement sept mois de mandat de la nouvelle majorité municipale, vous vous dites « inquiet » pour la ville de Grenoble. N’est-ce pas prématuré ?

 

Si Eric Piolle était venu à la der­nière édi­tion des trois jours cyclistes de Grenoble, il se serait rendu compte que la plus grande dif­fi­culté, c’est l’épreuve du sur place. C’est la même chose en poli­tique. Une ville qui n’a­vance plus recule.

[…]
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Commentaires 11
  1. sep article
  2. Ah… je ne me sens pas en mesure de ten­ter quoique ce soit pour vous convaincre… il fait beau et je vais plu­tôt aller prendre l’air. A bien­tôt, et bonne jour­née Mary.

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  3. Vous avez rai­son.

    Au fond je suis socia­liste, je ne suis ni EELV ni côté Front de Gauche. Je suis sou­cieuse des ques­tions d’éner­gie, sociale, et je me qua­li­fie plus de sociale démo­crate, d’où pro­ba­ble­ment mes attentes. En revanche même si le terme immo­bi­lisme ne convient pas, pou­vez vous expli­quer le pro­fond chan­ge­ment que décri­vez par des exemples qui depassent le mieux être (velo et fleur) ? Soucieuse de la ges­tion et de la pré­pa­ra­tion de l’a­ve­nir d’une grande ville, vous l’au­rez com­pris je ne vois pas ce j’ai cru lire dans un pro­gramme ou dans le pacte de majo­rité Piolle. Pour moi le terme qui qua­li­fie le mieux l’ins­tant est ralen­tis­se­ment.

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  4. Mary, Mary, nt, nt, nt, nt… vous sem­blez vous être bien bien four­voyée par rap­port à vos convic­tions pro­fondes… un peu comme si vous aviez tou­jours été libé­rale socia­liste, mais que vous aviez voté Piolle, par… inad­ver­tance ? Comment expli­quer autre­ment ce qui vous est arri­vée ? Aucun regret, me concer­nant, j’ai voté Piolle en com­pre­nant son pro­gramme. Immobilisme dit Destot ? Ben, non, au contraire, ça secoue vrai­ment le coco­tier, mmmm… c’est bon le chan­ge­ment…

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  5. Vous m’in­ter­ro­gez sur les rai­sons des doutes qui s’ins­tallent.

    Les exemples que j’ai volon­tai­re­ment rele­vés orientent Grenoble vers un retrait de l’at­trac­ti­vité éco­no­mique des ter­ri­toires. Une ville qui attire est aussi une ville qui crée de l’emploi. Croire que l’on attire des inves­tis­seurs en étant contre les infra­struc­tures rou­tières, contre les nanos, contre les pôles de com­pé­ti­ti­vité, contre les espaces « villes vacances » (comme Center Parcs), contre…mais sans aucune contre pro­po­si­tion pour créer de l’emploi fait peur.
    C’est pour­quoi je sous­cris à l’a­na­lyse for­mu­lée par M.Destot. Est-ce que pour autant je ne veux pas lais­ser sa chance à la nou­velle équipe en qui j’ai cru ? Bien évi­dem­ment, je sou­haite qu’ils réus­sissent, pour l’emploi, pour nos enfants.

    Mais je ne tom­be­rai pas non plus dans la déma­go­gie, car s’il fal­lait faire le néces­saire sur mieux vivre en ville (ins­tal­la­tion des vélos par exemple, ou fleu­ris­se­ment…), ces mesures n’ap­par­tiennent pas à un dyna­misme plus glo­bal d’in­ves­tis­se­ments.

    Vous pre­nez l’exemple de Raise Partner. Je condamne davan­tage la contra­dic­tion d’un homme, M.Piolle, qui pré­tend vou­loir reve­nir en régies publiques muni­ci­pales des socié­tés d’é­co­no­mie mixte alors qu’il détient même une seule action d’une société spé­cia­li­sée dans les inves­tis­se­ments et la fis­ca­lité dans un para­dis à Singapour… C’est juste contra­dic­toire, et incom­pré­hen­sible.

    Par ailleurs, pou­vez vous m’ex­pli­quer qui va payer ce retour en régie, et dans quel but, atten­tion GEG par exemple, l’in­ves­tis­seur est la SEM ce n’est pas la com­mune comme pour l’eau, donc quel peut bien en être l’in­té­rêt ? quel impact sur la fis­ca­lité sur­tout ?

    J’espère donc me trom­per, et je suis déso­lée de devoir expri­mer un point de vue dif­fé­rent du votre.
    Car si la démo­cra­tie auto­rise l’ex­pres­sion, elle per­met aussi d’être à l’é­coute d’ad­mi­nis­trés comme moi qui y ont cru, qui espèrent croire en M.Piolle, mais qui constatent mal­heu­reu­se­ment que les faits et les orien­ta­tions rete­nues sur les sujets clés de la société (l’emploi étant à mon avis LA prio­rité) m’in­vitent à en dou­ter. Je retourne sim­ple­ment des faits et un res­senti par­tagé avec des per­sonnes de mon entou­rage.

    Je ne condamne pas M.Destot, il a su atti­rer des inves­tis­seurs, il a su mener de grands chan­tiers, je cri­tique par contre le clien­té­lisme de son équipe et c’est ce qui m’a­vait pous­sée à pen­ser Piolle.

    Maintenant démon­trez-moi que le plan stra­té­gique de la majo­rité Piolle répond aux pré­oc­cu­pa­tions du déve­lop­pe­ment de ter­ri­toire, qu’il attire des inves­tis­seurs, qu’il per­met à des jeunes popu­la­tions de se réin­té­grer, vous par­liez de trou­ver un toit, je sous­cris, et sur ce point je recon­nais à Stéphane GEMMANI (équipe Destot, fon­da­teur du SAMU Social) une avance que je ne retrouve pas dans l’é­quipe PIOLLE. Ce n’est pas sur ce thème qu’il faut cri­ti­quer l’an­cienne équipe mais bien sur les petits arran­ge­ments, le sys­tème opaque de ges­tion par exemple.

    Donc je veux bien dis­cu­ter mais par­lons de faits plu­tôt que de convic­tions, et vous réa­li­se­rez que les sujets pro­po­sés ne sont pas orga­ni­sés pour lais­ser à Grenoble la place à part dans l’in­no­va­tion qui a per­mis d’at­ti­rer Schneider, le CEA, HP, Xerox, ST, Minatech, Rolls Royce, etc…et leurs sous-trai­tants.
    Je pense à mes enfants, et un contre­sens éco­no­mique sur une période courte consti­tue une bombe à retar­de­ment.

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  6. Monsieur Destot, fervent sup­por­ter d’un gou­ver­ne­ment qui va d’é­chec en échec, devrait évi­ter de cri­ti­quer quel­qu’un qui l’a battu à plate cou­ture pour cher­cher une autre forme de ges­tion de la ville.
    Il devrait évi­ter de sou­te­nir un gou­ver­ne­ment qui pau­pé­rise de plus en plus la popu­la­tion, qui mal­traite les étran­gers comme ils n’ont jamais été mal­trai­tés, même sous Sarko, qui refuse de mettre les popu­la­tions sous un toit, comme le pré­voit la loi. Il devrait aussi évi­ter d’être trop ami avec les conseillers géné­raux qui ne tiennent même plus compte de la néces­sité de main­te­nir le ser­vice d’Aide sociale à l’en­fance et laisse à la rue des familles avec tout petits enfants.
    « La cri­tique est facile, mais l’art est dif­fi­cile », disait un de nos ancêtre du XVIIe, n’est-ce pas M. Destot ?

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  7. Avec quelques mois de recul, et comme je l’a­vais exprimé pré­cé­dem­ment, je crois m’être trom­pée. Et mon choix plus de pas­sion que de rai­son pour Eric Piolle je le regrette. Michel Destot a rai­son, il faut com­men­cer à s’in­quié­ter.

    S’inquiéter pour l’emploi, car la seule pré­oc­cu­pa­tion de la nou­velle muni­ci­pa­lité est de refu­ser tout pro­jet de moder­ni­sa­tion :
    Refus d’é­lar­gir l’A480,
    Commentaires néga­tifs d’une par­tie de la liste (A. Confesson) contre les pôles de com­pé­ti­ti­vité,
    Refuser de tra­vailler avec des action­naires pri­vés dans les SEM on ne sait tou­jours par pour­quoi (Y.Mongaburu, A.Confesson, V.Comparat),
    Contre le pro­jet du cen­ter parc à Roybon (O.Bertrand),
    N’acceptent pas la dis­so­lu­tion régle­men­taire du SMTC (Y.Mongaburu) trans­féré à la Métro
    Parlent de retour en régie de la CCIAG ou GEG sans mon­trer aux gre­no­blois l’im­pact de la dette éven­tuel ou sur la fis­ca­lité, et est ce que l’élec­tri­cité ou le gaz vont chan­ger pour autant, est ce que les prix aux admi­nis­trés sont plus cher qu’ailleurs ? Et non puisque les tarifs sont régle­men­tés.

    J’ai com­mencé à lire, puis à me for­ger une idée, aujourd’­hui, je suis déçue, vrai­ment. On peut nous par­ler de réduc­tion de la dota­tion géné­rale de fonc­tion­ne­ment, mais com­ment faire ren­trer davan­tage de recettes publiques sans pro­jets, sans grands pro­jets…

    Avec le recul, j’au­rais du me méfier de ce cadre sup d’une ancienne mul­ti­na­tio­nale, spé­cia­liste en fis­ca­lité avec sa société enre­gis­trée à Syngapour qui pré­tend qui l’é­co­no­mie locale est prio­ri­taire, Monsieur Piolle vous êtes main­te­nant tombé de bien haut chez beau­coup de mes amis, voi­sins, et de moi même…
    Avec autant de contra­dic­tions com­ment créer de l’emploi en refu­sant tout pro­jet ?

    Même si Monsieur Destot n’a jamais été mon “idéal” poli­tique, j’a­voue que je le pré­fé­rais mille fois à cette bombe à retar­de­ment dans laquelle Monsieur Piolle va nous plon­ger, je me brule les doigts de m’être trom­pée aux élec­tions..

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    • Je ne me suis pas abon­née, je n’ai donc pas lu l’ar­ticle, je réagis à votre com­men­taire.
      Je ne com­prends pas com­ment vous pou­vez être aussi affir­ma­tive après seule­ment 7 mois de Piolle et son équipe à la tête de Grenoble. Je pré­fère quel­qu’un qui réflé­chis à l’a­ve­nir et aux consé­quences des déci­sions à prendre plu­tôt que quelqu’un qui va fon­cer tête bais­sée sans réflé­chir sim­ple­ment parce qu’il est écrit dans le petit livre du capi­ta­lisme qu’il faut des pri­vés dans les ges­tions muni­ci­pales.
      Piolle ne peut pas faire n’im­porte quoi à cause de la métro­po­li­sa­tion obli­ga­toire. Il va donc y avoir des par­tages de res­pon­sa­bi­li­tés, c’est ce qui se pré­pare actuel­le­ment et des déci­sions qui peuvent vous sem­bler urgentes doivent être remises.
      Sur les pôles de com­pé­ti­ti­vité, une étude de l’INSEE démontre que s’ils ont apporté un plus, c’est uni­que­ment grâce aux aides publiques, ce qui a per­mis de créer des emplois (pour com­bien de temps ?) mais il n’y aurait pas eu d’augmentation du chiffre d’affaires ou de hausse du nombre de dépôts de bre­vets. Est-ce très utile ?
      Une étude inté­res­sante sur les SEM et autres
      http://www.ades-grenoble.org/wordpress/2014/11/14/gestion-des-services-publics-sem-spl-ou-regie-municipale/#more-9286
      qui montre bien que dans les SEM c’est en fait le privé qui gère aux dépends du public

      Et tout à l’a­ve­nant, on pour­rait prendre tous vos argu­ments et les démon­ter, comme le SMTC. Pourquoi le dis­soudre puis­qu’il est déjà géré par la Métro ?
      http://www.lametro.fr/480-smtc.htm
      8 repré­sen­tants de la Métro et 8 repré­sen­tants du Conseil Général. Peut être savez-vous pour­quoi le Conseil Général veut sup­pri­mer 80 % de sa par­ti­ci­pa­tion met­tant à mal la conti­nua­tion du tram E vers St Egrève et l’ou­ver­ture d’autres lignes de bus ?

      Quant à oser reprendre l’his­toire de la société enre­gis­trée à Singapour … c’est d’un gro­tesque ! pour même pas 0,5 % du capi­tal haro sur Piolle ! Vous faites donc par­tie de ceux qui mettent sys­té­ma­ti­que­ment les bâtons dans les roues à la nou­velle mai­rie ? Que de men­songes j’ai pu entendre !
      Ce n’est pas en accep­tant des grands tra­vaux inutiles (A480 ou parc des Chambarands) qui vont plom­ber les finances sans retom­bées signi­fi­ca­tives qu’on peut envi­sa­ger un ave­nir de déve­lop­pe­ment équi­table pour la popu­la­tion et pas seule­ment pour quelques nan­tis.
      7 mois, ce n’est pas assez pour mon­trer la pos­si­bi­lité d’une autre gou­ver­nance, plus à l’é­coute de la popu­la­tion. Alors moi, pour l’ins­tant, je ne regrette pas mon vote.

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      • Bonjour,

        Je vous ai répondu plus haut.
        J’ai lu vos sources mais atten­tion.
        ADES est un groupe qui com­pose la majo­rité Piolle, l’ob­jec­ti­vité peut être contes­tée, les réponses for­mu­lées par les autres camps sont tout autant dis­po­nibles. La sor­tie d’une SEM sup­pose d’indemniser les action­naires de droit privé (SUEZ pour GEG, ou DELKIA pour CCIAG), à quoi bon chan­ger le sta­tut ? qui paiera la sor­tie des action­naires ? Les admi­nis­trés avec l’impôt, mouais ?

        Quant au lien sur la Métro, il faut savoir que la loi MAPAM (loi sur l’af­fir­ma­tion des Métropoles) sup­pose iné­luc­ta­ble­ment la dis­so­lu­tion des syn­di­cats calés sur le péri­mètre d’une métro­pole qui exercent une com­pé­tence métro­po­li­taire. le Préfet doit donc deman­der la dis­so­lu­tion du SMTC, c’est la loi. Alors expli­quez-moi à quoi rime le cinéma de rééqui­li­brage de la gou­ver­nance pour quelques mois.

        Lorsque le trans­fert de com­pé­tences aura lieu, la Métro aura donc la pleine com­pé­tence sur son ter­ri­toire sur le trans­port public urbain.
        Le CG n’aura donc pas la com­pé­tence sur le ter­ri­toire de la Métro, mais conser­vera cette com­pé­tences pour les autres ter­ri­toires de l’Isère.
        Les recettes asso­ciées dans la répar­ti­tion de la DGF seront donc asso­ciées au nou­veau décou­page de com­pé­tences.

        Ce que je conteste ce n’est pas la gou­ver­nance, mais ce masque pour per­mettre au CG de déci­der encore un peu avant dis­so­lu­tion…

        Les élus gre­no­blois ont peur de la dis­so­lu­tion pour la perte de recettes venant du CG (com­pen­sées pour­tant par la nou­velle DGF vers la Métro) et n’ac­ceptent pas le trans­fert de la dette à la Métro (et non plus à 50% au CG) et in fine le prin­cipe mais le prin­cipe même de la loi, avec de facto le trans­fert de la dette du SMTC à la Métro, or l’in­fra­struc­ture (tram, bus, etc…) col­lant au péri­mètre de la Métro il est logique que la dette lui soit trans­fé­rée…
        M.Mongaburu joue donc une par­tie anticonstitutionnelle…mais bon quand on défend la déso­béis­sance civile, la loi est pro­ba­ble­ment faite pour être contour­née…

        Vous par­lez de plom­ber les finances, je ne suis pas cer­tain que vous voyez bien la col­lecte d’impôts sup­po­sés grâce aux exter­na­li­tés posi­tives (emploi et fis­ca­lité locale répar­tie plus lar­ge­ment notam­ment) créés par un ter­ri­toire éco­no­mi­que­ment attrac­tif.

        En rai­son­nant dépenses, on ne mesure pas les béné­fices, pour tra­vailler sur ces ana­lyses au quo­ti­dien, l’é­qui­libre fis­cal de grandes infra­struc­tures s’ob­tient géné­ra­le­ment en moins de 15 ans.

        Ce qui coute cher ce n’est pas tant l’in­fra­struc­ture publique, c’est la décrois­sance qui génère chô­mage, et fis­ca­lité crois­sante.

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    • Bonsoir,
      Je ne peux pas répondre à votre com­men­taire plus bas. Je le fais donc ici.
      Si j’ai donné un lien vers un article de l’ADES, ce n’est pas parce que c’est l’ADES, une com­po­sante de la mai­rie Piolle, mais parce qu’il est rap­porté une ques­tion d’un séna­teur au gou­ver­ne­ment sur les SEM et la réponse du gou­ver­ne­ment tout à fait inté­res­sante et je vous invite à la lire …

      Ne vous faites pas d’illu­sions sur les emplois créés sur les grands chan­tiers (auto­route ou parc d’ac­ti­vi­tés des Chambaran), ce ne sont pas des emplois pérennes et le chô­mage revien­dra quand les tra­vaux seront ter­mi­nés. Je me demande, par exemple qui, en ce moment de crise, achè­tera les 1000 mai­sons Pierre & Vacances ? qui va com­pen­ser les dégâts occa­sion­nés à la nature, à la faune et la flore ? La FRAPNA s’est pen­chée sur le sujet : http://www.frapna-drome.org/index.php/communiques/86-preserver-l-eau-et-les-terres/102-center-parcs-chambaran
      Est-ce qu’on doit lais­ser une terre béton­née à nos enfants ?

      Sur les créa­tions d’emplois et la manière de rai­son­ner autre­ment qu’en terme de ren­ta­bi­lité pour les action­naires, parce qu l’é­co­no­mie est toute entière tour­née vers la rétri­bu­tion de ceux qui gagnent de l’argent en dor­mant et non de ceux qui gagnent péni­ble­ment un salaire, il fau­drait s’in­té­res­ser à un autre mode de ges­tion, comme le prônent les éco­no­mistes atté­rés http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_%C3%A9conomistes_atterr%C3%A9s dont le plus connu est Frédéric Lordon dont vous pour­rez trou­ver plein de liens sur inter­net et des confé­rences en vidéo.
      Il y a d’autres mode de pen­sée que celui du libé­ra­lisme à tout crin, dont, mal­heu­reu­se­ment, le PS est devenu adepte.
      Bonne lec­ture

      Vous pour­riez par­ti­ci­per aux « conseils citoyens indé­pen­dants » pour don­ner vos idées et essayer de les faire avan­cer … la parole est libre, à vous de la sai­sir.

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      • Bonjour,
        Merci pour votre réponse.
        Je vois ici des visions diver­gentes qui effec­ti­ve­ment s’ex­priment sur la société glo­bale, évi­dem­ment que la FRAPNA publiera des élé­ments sur la pré­ser­va­tion de la faune ou la flode, évi­dem­ment aussi que Pierre et Vacances publiera des élé­ments sur l’emploi.
        Je n’ai pas d’a­vis, je constate avec peine que les pays en crois­sance sont les plus grands pol­lueurs, l’Allemagne sou­vent citée en exemple est deve­nue le pays les plus pol­lueur pour la pro­duc­tion de son élec­tri­cité en ouvrant des cen­trales char­bon, la FRAPNA ne plu­bliera rien, les éco­los com­mu­ni­que­ront sur les éoliennes alle­mandes et la sor­tie du nucléaire en pro­nant « l’al­le­magne verte », et les éco­no­mistes feront juste le constat fac­tuel d’une dégra­da­tion de l’é­co­no­mie et du cli­mat tou­jours plus pol­lué en Allemagne : http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-93555-latmosphere-francaise-est-elle-polluee-par-le-charbon-allemand-1003384.php

        Je veux ici juste sou­li­gner que les lob­bys peuvent com­mu­ni­quer sur les élé­ments qui leur tiennent à coeur et avec leurs convic­tions, cha­cun réagira, par contre essayons de consi­dé­rer les choses froi­de­ment et avec recul sans pas­sion.

        Si je ne sou­haite pas lais­ser une pla­nète pol­luée ou trop emprein­ter par des erreurs pas­sées, je sou­haite res­ter dans une dyna­mique de crois­sance et réa­lisme éco­no­mique car nous avons une popu­la­tion qui gran­dit, en France, et en Rhône-ALpes.

        La crois­sance de la popu­la­tion est un fait, si on ne l’ac­cepte pas, alors la seule solu­tion est : « tom­bons dans la décrois­sance », mais accep­tons aussi de ne pas avoir d’en­fants du coup.

        Et ça, je ne le sou­haite pas. Donc il faut de l’emploi.

        Si l’emploi direct généré par des chan­tiers est effec­ti­ve­ment contraint dans la durée, il doit s’ins­crire dans la soli­da­rité des ter­ri­toires, un chan­tier sur un lieu, puis sur un autre, etc…on appe­lait celà « le plan » il y a 20 ans…et on savait donc où l’on allait nos inves­tis­se­ments dans la durée. Il y avait même un com­mis­sa­riat géné­ral au plan.

        Croire que l’on réglera l’emploi en pro­po­sant des natio­na­li­sa­tions ou des muni­ci­pa­li­sa­tions, c’est mal­heu­reu­se­ment oublié jus­te­ment que les caisses de l’Etat, et des col­lec­ti­vi­tés sont vides. Lorsque les caisses sont vides, le moyen le plus facile est l’emprunt. On finit par créer de la dette, voire du défi­cit public.
        Par ailleurs, je ne suis pas par­ti­sane de l’aug­men­ta­tion de la fis­ca­lité.

        Or, les gens souffrent du niveau de l’im­pot d’au­jourd’­hui, c’est même devenu un vec­teur de non attrac­ti­vité de la France qui reste pour­tant un des pays les plus visi­tés au monde, c’est para­doxal.
        La France est éga­le­ment une terre de for­ma­tions, d’in­no­va­tions, et nos jeunes s’en vont tou­jours plus nom­breux ailleurs…

        Si le PS a pris par habi­tude de co-ges­tion public/privé, c’est sim­ple­ment devant ce constat éco­no­mique d’une situa­tion où les béné­fices géné­rés ne couvrent pas la dette.
        C’est un désa­veux.

        Conserver en revanche une majo­rité des parts publiques est indis­pen­sable (exemple d’EDF) comme la Présidence d’un Conseil d’Administration, signer des contrats de ser­vice public, avec ces acteurs est une prio­rité, et en cela le PS res­pecte les fon­da­men­taux du ser­vice, faute de pou­voir le finan­cer en direct sans ce recours à des res­sources externes.

        Quand il a fallu construire un tram­way à Grenoble, l’ar­ri­vée de capi­taux pri­vés de la Lyonnaise des Eaux était la bien­ve­nue. On peut contes­ter le choix de la Lyonnaise, mais on peut accep­ter que la méthode a per­mis d’a­voir immé­dia­te­ment de l’argent frais impos­sible à obte­nir compte tenu de la dette de la Ville.

        J’ai constaté avec un gout amer qu’une ges­tion en régie n’é­tait pas non plus la réponse. Clientélisme, trans­fert de per­son­nels pour des rai­sons poli­tiques vers la régie, attri­bu­tion opaque de Marchés Publics…
        Le privé ne fait pas mieux, marge, licen­sie­ments, spon­so­ring poli­tiques, ser­vice à l’u­sa­ger déplo­rable, etc…

        Et j’en suis venue froi­de­ment à une intro­duc­tion de par­te­na­riats publics/privés avec tou­jours une majo­rité forte de parts publiques, avec un CA pré­sidé par un élu, ou un acteur public.

        Car est ce qu’une SEM par exemple déli­vré un moins bon ser­vice qu’une régie ? Non
        Est ce que ses tarifs sont plus élé­vés ? Non, puisque les tarifs sont régu­lés

        Quant aux rémon­tées de divi­dendes, c’est mal­heu­reu­se­ment la contrainte pour avoir eu à un moment donné un inves­tis­seur dans un capi­tal, il rému­nère son capi­tal, comme un par­ti­cu­lier le fait lors­qu’il place de l’argent à la banque.

        Est ce que le niveau des divi­dendes est élevé ? La réponse est variable, mais géné­ra­le­ment faible, exemple GEG n’a pas remonté de divi­dendes ces der­nières années à Suez, mais a versé envi­ron 2 mil­lions à la Ville chaque année…

        Evidemment je par­ti­cipe à dif­fé­rentes assem­blées citoyennes, je par­ti­cipe aussi à des consul­ta­tions citoyennes, je me suis invi­tée aux tables rondes orga­ni­sée par la mai­rie, la méthode est riche, elle est fon­da­trice de ren­dez-vous. J’attendrai évi­dem­ment les résul­tats, car j’ai aussi gouté aux débats citoyens d’au­tre­fois sans convic­tion.

        La com­mu­ni­ca­tion est deve­nue un art, l’ac­tion concrété est deve­nue rare.

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