“L’immobilisme aura des conséquences sur Grenoble”

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ENTRETIEN – Après plusieurs mois de silence sur l’actualité municipale de Grenoble, Michel Destot, l’ancien maire de la ville, exprime désormais son « inquiétude » quant à la politique menée par son successeur, Eric Piolle. Il commente également la politique gouvernementale et les conflits internes au parti socialiste. Enfin, Michel Destot livre quelques éléments sur son avenir politique personnel. 

 

 

Photo : Nils Louna – placegrenet.fr

Interactivité : Victor Guilbert – placegrenet.fr

 

 

Après seulement sept mois de mandat de la nouvelle majorité municipale, vous vous dites « inquiet » pour la ville de Grenoble. N’est-ce pas prématuré ?

 

Si Eric Piolle était venu à la dernière édition des trois jours cyclistes de Grenoble, il se serait rendu compte que la plus grande difficulté, c’est l’épreuve du sur place. C’est la même chose en politique. Une ville qui n’avance plus recule.

[…]

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Commentaires 11
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  2. Ah… je ne me sens pas en mesure de tenter quoique ce soit pour vous convaincre… il fait beau et je vais plutôt aller prendre l’air. A bientôt, et bonne journée Mary.

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  3. Vous avez raison.

    Au fond je suis socialiste, je ne suis ni EELV ni côté Front de Gauche. Je suis soucieuse des questions d’énergie, sociale, et je me qualifie plus de sociale démocrate, d’où probablement mes attentes. En revanche même si le terme immobilisme ne convient pas, pouvez vous expliquer le profond changement que décrivez par des exemples qui depassent le mieux être (velo et fleur) ? Soucieuse de la gestion et de la préparation de l’avenir d’une grande ville, vous l’aurez compris je ne vois pas ce j’ai cru lire dans un programme ou dans le pacte de majorité Piolle. Pour moi le terme qui qualifie le mieux l’instant est ralentissement.

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  4. Mary, Mary, nt, nt, nt, nt… vous semblez vous être bien bien fourvoyée par rapport à vos convictions profondes… un peu comme si vous aviez toujours été libérale socialiste, mais que vous aviez voté Piolle, par… inadvertance? Comment expliquer autrement ce qui vous est arrivée ? Aucun regret, me concernant, j’ai voté Piolle en comprenant son programme. Immobilisme dit Destot ? Ben, non, au contraire, ça secoue vraiment le cocotier, mmmm… c’est bon le changement…

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  5. Vous m’interrogez sur les raisons des doutes qui s’installent.

    Les exemples que j’ai volontairement relevés orientent Grenoble vers un retrait de l’attractivité économique des territoires. Une ville qui attire est aussi une ville qui crée de l’emploi. Croire que l’on attire des investisseurs en étant contre les infrastructures routières, contre les nanos, contre les pôles de compétitivité, contre les espaces « villes vacances » (comme Center Parcs), contre…mais sans aucune contre proposition pour créer de l’emploi fait peur.
    C’est pourquoi je souscris à l’analyse formulée par M.Destot. Est-ce que pour autant je ne veux pas laisser sa chance à la nouvelle équipe en qui j’ai cru ? Bien évidemment, je souhaite qu’ils réussissent, pour l’emploi, pour nos enfants.

    Mais je ne tomberai pas non plus dans la démagogie, car s’il fallait faire le nécessaire sur mieux vivre en ville (installation des vélos par exemple, ou fleurissement…), ces mesures n’appartiennent pas à un dynamisme plus global d’investissements.

    Vous prenez l’exemple de Raise Partner. Je condamne davantage la contradiction d’un homme, M.Piolle, qui prétend vouloir revenir en régies publiques municipales des sociétés d’économie mixte alors qu’il détient même une seule action d’une société spécialisée dans les investissements et la fiscalité dans un paradis à Singapour… C’est juste contradictoire, et incompréhensible.

    Par ailleurs, pouvez vous m’expliquer qui va payer ce retour en régie, et dans quel but, attention GEG par exemple, l’investisseur est la SEM ce n’est pas la commune comme pour l’eau, donc quel peut bien en être l’intérêt ? quel impact sur la fiscalité surtout ?

    J’espère donc me tromper, et je suis désolée de devoir exprimer un point de vue différent du votre.
    Car si la démocratie autorise l’expression, elle permet aussi d’être à l’écoute d’administrés comme moi qui y ont cru, qui espèrent croire en M.Piolle, mais qui constatent malheureusement que les faits et les orientations retenues sur les sujets clés de la société (l’emploi étant à mon avis LA priorité) m’invitent à en douter. Je retourne simplement des faits et un ressenti partagé avec des personnes de mon entourage.

    Je ne condamne pas M.Destot, il a su attirer des investisseurs, il a su mener de grands chantiers, je critique par contre le clientélisme de son équipe et c’est ce qui m’avait poussée à penser Piolle.

    Maintenant démontrez-moi que le plan stratégique de la majorité Piolle répond aux préoccupations du développement de territoire, qu’il attire des investisseurs, qu’il permet à des jeunes populations de se réintégrer, vous parliez de trouver un toit, je souscris, et sur ce point je reconnais à Stéphane GEMMANI (équipe Destot, fondateur du SAMU Social) une avance que je ne retrouve pas dans l’équipe PIOLLE. Ce n’est pas sur ce thème qu’il faut critiquer l’ancienne équipe mais bien sur les petits arrangements, le système opaque de gestion par exemple.

    Donc je veux bien discuter mais parlons de faits plutôt que de convictions, et vous réaliserez que les sujets proposés ne sont pas organisés pour laisser à Grenoble la place à part dans l’innovation qui a permis d’attirer Schneider, le CEA, HP, Xerox, ST, Minatech, Rolls Royce, etc…et leurs sous-traitants.
    Je pense à mes enfants, et un contresens économique sur une période courte constitue une bombe à retardement.

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  6. Monsieur Destot, fervent supporter d’un gouvernement qui va d’échec en échec, devrait éviter de critiquer quelqu’un qui l’a battu à plate couture pour chercher une autre forme de gestion de la ville.
    Il devrait éviter de soutenir un gouvernement qui paupérise de plus en plus la population, qui maltraite les étrangers comme ils n’ont jamais été maltraités, même sous Sarko, qui refuse de mettre les populations sous un toit, comme le prévoit la loi. Il devrait aussi éviter d’être trop ami avec les conseillers généraux qui ne tiennent même plus compte de la nécessité de maintenir le service d’Aide sociale à l’enfance et laisse à la rue des familles avec tout petits enfants.
    « La critique est facile, mais l’art est difficile », disait un de nos ancêtre du XVIIe, n’est-ce pas M. Destot ?

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  7. Avec quelques mois de recul, et comme je l’avais exprimé précédemment, je crois m’être trompée. Et mon choix plus de passion que de raison pour Eric Piolle je le regrette. Michel Destot a raison, il faut commencer à s’inquiéter.

    S’inquiéter pour l’emploi, car la seule préoccupation de la nouvelle municipalité est de refuser tout projet de modernisation:
    Refus d’élargir l’A480,
    Commentaires négatifs d’une partie de la liste (A. Confesson) contre les pôles de compétitivité,
    Refuser de travailler avec des actionnaires privés dans les SEM on ne sait toujours par pourquoi (Y.Mongaburu, A.Confesson, V.Comparat),
    Contre le projet du center parc à Roybon (O.Bertrand),
    N’acceptent pas la dissolution réglementaire du SMTC (Y.Mongaburu) transféré à la Métro
    Parlent de retour en régie de la CCIAG ou GEG sans montrer aux grenoblois l’impact de la dette éventuel ou sur la fiscalité, et est ce que l’électricité ou le gaz vont changer pour autant, est ce que les prix aux administrés sont plus cher qu’ailleurs ? Et non puisque les tarifs sont réglementés.

    J’ai commencé à lire, puis à me forger une idée, aujourd’hui, je suis déçue, vraiment. On peut nous parler de réduction de la dotation générale de fonctionnement, mais comment faire rentrer davantage de recettes publiques sans projets, sans grands projets…

    Avec le recul, j’aurais du me méfier de ce cadre sup d’une ancienne multinationale, spécialiste en fiscalité avec sa société enregistrée à Syngapour qui prétend qui l’économie locale est prioritaire, Monsieur Piolle vous êtes maintenant tombé de bien haut chez beaucoup de mes amis, voisins, et de moi même…
    Avec autant de contradictions comment créer de l’emploi en refusant tout projet ?

    Même si Monsieur Destot n’a jamais été mon ‘idéal’ politique, j’avoue que je le préférais mille fois à cette bombe à retardement dans laquelle Monsieur Piolle va nous plonger, je me brule les doigts de m’être trompée aux élections..

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    • Je ne me suis pas abonnée, je n’ai donc pas lu l’article, je réagis à votre commentaire.
      Je ne comprends pas comment vous pouvez être aussi affirmative après seulement 7 mois de Piolle et son équipe à la tête de Grenoble. Je préfère quelqu’un qui réfléchis à l’avenir et aux conséquences des décisions à prendre plutôt que quelqu’un qui va foncer tête baissée sans réfléchir simplement parce qu’il est écrit dans le petit livre du capitalisme qu’il faut des privés dans les gestions municipales.
      Piolle ne peut pas faire n’importe quoi à cause de la métropolisation obligatoire. Il va donc y avoir des partages de responsabilités, c’est ce qui se prépare actuellement et des décisions qui peuvent vous sembler urgentes doivent être remises.
      Sur les pôles de compétitivité, une étude de l’INSEE démontre que s’ils ont apporté un plus, c’est uniquement grâce aux aides publiques, ce qui a permis de créer des emplois (pour combien de temps ?) mais il n’y aurait pas eu d’augmentation du chiffre d’affaires ou de hausse du nombre de dépôts de brevets. Est-ce très utile ?
      Une étude intéressante sur les SEM et autres
      http://www.ades-grenoble.org/wordpress/2014/11/14/gestion-des-services-publics-sem-spl-ou-regie-municipale/#more-9286
      qui montre bien que dans les SEM c’est en fait le privé qui gère aux dépends du public

      Et tout à l’avenant, on pourrait prendre tous vos arguments et les démonter, comme le SMTC. Pourquoi le dissoudre puisqu’il est déjà géré par la Métro ?
      http://www.lametro.fr/480-smtc.htm
      8 représentants de la Métro et 8 représentants du Conseil Général. Peut être savez-vous pourquoi le Conseil Général veut supprimer 80 % de sa participation mettant à mal la continuation du tram E vers St Egrève et l’ouverture d’autres lignes de bus ?

      Quant à oser reprendre l’histoire de la société enregistrée à Singapour … c’est d’un grotesque ! pour même pas 0,5 % du capital haro sur Piolle ! Vous faites donc partie de ceux qui mettent systématiquement les bâtons dans les roues à la nouvelle mairie ? Que de mensonges j’ai pu entendre !
      Ce n’est pas en acceptant des grands travaux inutiles (A480 ou parc des Chambarands) qui vont plomber les finances sans retombées significatives qu’on peut envisager un avenir de développement équitable pour la population et pas seulement pour quelques nantis.
      7 mois, ce n’est pas assez pour montrer la possibilité d’une autre gouvernance, plus à l’écoute de la population. Alors moi, pour l’instant, je ne regrette pas mon vote.

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      • Bonjour,

        Je vous ai répondu plus haut.
        J’ai lu vos sources mais attention.
        ADES est un groupe qui compose la majorité Piolle, l’objectivité peut être contestée, les réponses formulées par les autres camps sont tout autant disponibles. La sortie d’une SEM suppose d’indemniser les actionnaires de droit privé (SUEZ pour GEG, ou DELKIA pour CCIAG), à quoi bon changer le statut ? qui paiera la sortie des actionnaires ? Les administrés avec l’impôt, mouais ?

        Quant au lien sur la Métro, il faut savoir que la loi MAPAM (loi sur l’affirmation des Métropoles) suppose inéluctablement la dissolution des syndicats calés sur le périmètre d’une métropole qui exercent une compétence métropolitaire. le Préfet doit donc demander la dissolution du SMTC, c’est la loi. Alors expliquez-moi à quoi rime le cinéma de rééquilibrage de la gouvernance pour quelques mois.

        Lorsque le transfert de compétences aura lieu, la Métro aura donc la pleine compétence sur son territoire sur le transport public urbain.
        Le CG n’aura donc pas la compétence sur le territoire de la Métro, mais conservera cette compétences pour les autres territoires de l’Isère.
        Les recettes associées dans la répartition de la DGF seront donc associées au nouveau découpage de compétences.

        Ce que je conteste ce n’est pas la gouvernance, mais ce masque pour permettre au CG de décider encore un peu avant dissolution…

        Les élus grenoblois ont peur de la dissolution pour la perte de recettes venant du CG (compensées pourtant par la nouvelle DGF vers la Métro) et n’acceptent pas le transfert de la dette à la Métro (et non plus à 50% au CG) et in fine le principe mais le principe même de la loi, avec de facto le transfert de la dette du SMTC à la Métro, or l’infrastructure (tram, bus, etc…) collant au périmètre de la Métro il est logique que la dette lui soit transférée…
        M.Mongaburu joue donc une partie anticonstitutionnelle…mais bon quand on défend la désobéissance civile, la loi est probablement faite pour être contournée…

        Vous parlez de plomber les finances, je ne suis pas certain que vous voyez bien la collecte d’impôts supposés grâce aux externalités positives (emploi et fiscalité locale répartie plus largement notamment) créés par un territoire économiquement attractif.

        En raisonnant dépenses, on ne mesure pas les bénéfices, pour travailler sur ces analyses au quotidien, l’équilibre fiscal de grandes infrastructures s’obtient généralement en moins de 15 ans.

        Ce qui coute cher ce n’est pas tant l’infrastructure publique, c’est la décroissance qui génère chômage, et fiscalité croissante.

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    • Bonsoir,
      Je ne peux pas répondre à votre commentaire plus bas. Je le fais donc ici.
      Si j’ai donné un lien vers un article de l’ADES, ce n’est pas parce que c’est l’ADES, une composante de la mairie Piolle, mais parce qu’il est rapporté une question d’un sénateur au gouvernement sur les SEM et la réponse du gouvernement tout à fait intéressante et je vous invite à la lire …

      Ne vous faites pas d’illusions sur les emplois créés sur les grands chantiers (autoroute ou parc d’activités des Chambaran), ce ne sont pas des emplois pérennes et le chômage reviendra quand les travaux seront terminés. Je me demande, par exemple qui, en ce moment de crise, achètera les 1000 maisons Pierre & Vacances ? qui va compenser les dégâts occasionnés à la nature, à la faune et la flore ? La FRAPNA s’est penchée sur le sujet : http://www.frapna-drome.org/index.php/communiques/86-preserver-l-eau-et-les-terres/102-center-parcs-chambaran
      Est-ce qu’on doit laisser une terre bétonnée à nos enfants ?

      Sur les créations d’emplois et la manière de raisonner autrement qu’en terme de rentabilité pour les actionnaires, parce qu l’économie est toute entière tournée vers la rétribution de ceux qui gagnent de l’argent en dormant et non de ceux qui gagnent péniblement un salaire, il faudrait s’intéresser à un autre mode de gestion, comme le prônent les économistes attérés http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_%C3%A9conomistes_atterr%C3%A9s dont le plus connu est Frédéric Lordon dont vous pourrez trouver plein de liens sur internet et des conférences en vidéo.
      Il y a d’autres mode de pensée que celui du libéralisme à tout crin, dont, malheureusement, le PS est devenu adepte.
      Bonne lecture

      Vous pourriez participer aux « conseils citoyens indépendants » pour donner vos idées et essayer de les faire avancer … la parole est libre, à vous de la saisir.

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      • Bonjour,
        Merci pour votre réponse.
        Je vois ici des visions divergentes qui effectivement s’expriment sur la société globale, évidemment que la FRAPNA publiera des éléments sur la préservation de la faune ou la flode, évidemment aussi que Pierre et Vacances publiera des éléments sur l’emploi.
        Je n’ai pas d’avis, je constate avec peine que les pays en croissance sont les plus grands pollueurs, l’Allemagne souvent citée en exemple est devenue le pays les plus pollueur pour la production de son électricité en ouvrant des centrales charbon, la FRAPNA ne plubliera rien, les écolos communiqueront sur les éoliennes allemandes et la sortie du nucléaire en pronant « l’allemagne verte », et les économistes feront juste le constat factuel d’une dégradation de l’économie et du climat toujours plus pollué en Allemagne: http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-93555-latmosphere-francaise-est-elle-polluee-par-le-charbon-allemand-1003384.php

        Je veux ici juste souligner que les lobbys peuvent communiquer sur les éléments qui leur tiennent à coeur et avec leurs convictions, chacun réagira, par contre essayons de considérer les choses froidement et avec recul sans passion.

        Si je ne souhaite pas laisser une planète polluée ou trop empreinter par des erreurs passées, je souhaite rester dans une dynamique de croissance et réalisme économique car nous avons une population qui grandit, en France, et en Rhône-ALpes.

        La croissance de la population est un fait, si on ne l’accepte pas, alors la seule solution est: « tombons dans la décroissance », mais acceptons aussi de ne pas avoir d’enfants du coup.

        Et ça, je ne le souhaite pas. Donc il faut de l’emploi.

        Si l’emploi direct généré par des chantiers est effectivement contraint dans la durée, il doit s’inscrire dans la solidarité des territoires, un chantier sur un lieu, puis sur un autre, etc…on appelait celà « le plan » il y a 20 ans…et on savait donc où l’on allait nos investissements dans la durée. Il y avait même un commissariat général au plan.

        Croire que l’on réglera l’emploi en proposant des nationalisations ou des municipalisations, c’est malheureusement oublié justement que les caisses de l’Etat, et des collectivités sont vides. Lorsque les caisses sont vides, le moyen le plus facile est l’emprunt. On finit par créer de la dette, voire du déficit public.
        Par ailleurs, je ne suis pas partisane de l’augmentation de la fiscalité.

        Or, les gens souffrent du niveau de l’impot d’aujourd’hui, c’est même devenu un vecteur de non attractivité de la France qui reste pourtant un des pays les plus visités au monde, c’est paradoxal.
        La France est également une terre de formations, d’innovations, et nos jeunes s’en vont toujours plus nombreux ailleurs…

        Si le PS a pris par habitude de co-gestion public/privé, c’est simplement devant ce constat économique d’une situation où les bénéfices générés ne couvrent pas la dette.
        C’est un désaveux.

        Conserver en revanche une majorité des parts publiques est indispensable (exemple d’EDF) comme la Présidence d’un Conseil d’Administration, signer des contrats de service public, avec ces acteurs est une priorité, et en cela le PS respecte les fondamentaux du service, faute de pouvoir le financer en direct sans ce recours à des ressources externes.

        Quand il a fallu construire un tramway à Grenoble, l’arrivée de capitaux privés de la Lyonnaise des Eaux était la bienvenue. On peut contester le choix de la Lyonnaise, mais on peut accepter que la méthode a permis d’avoir immédiatement de l’argent frais impossible à obtenir compte tenu de la dette de la Ville.

        J’ai constaté avec un gout amer qu’une gestion en régie n’était pas non plus la réponse. Clientélisme, transfert de personnels pour des raisons politiques vers la régie, attribution opaque de Marchés Publics…
        Le privé ne fait pas mieux, marge, licensiements, sponsoring politiques, service à l’usager déplorable, etc…

        Et j’en suis venue froidement à une introduction de partenariats publics/privés avec toujours une majorité forte de parts publiques, avec un CA présidé par un élu, ou un acteur public.

        Car est ce qu’une SEM par exemple délivré un moins bon service qu’une régie ? Non
        Est ce que ses tarifs sont plus élévés ? Non, puisque les tarifs sont régulés

        Quant aux rémontées de dividendes, c’est malheureusement la contrainte pour avoir eu à un moment donné un investisseur dans un capital, il rémunère son capital, comme un particulier le fait lorsqu’il place de l’argent à la banque.

        Est ce que le niveau des dividendes est élevé ? La réponse est variable, mais généralement faible, exemple GEG n’a pas remonté de dividendes ces dernières années à Suez, mais a versé environ 2 millions à la Ville chaque année…

        Evidemment je participe à différentes assemblées citoyennes, je participe aussi à des consultations citoyennes, je me suis invitée aux tables rondes organisée par la mairie, la méthode est riche, elle est fondatrice de rendez-vous. J’attendrai évidemment les résultats, car j’ai aussi gouté aux débats citoyens d’autrefois sans conviction.

        La communication est devenue un art, l’action concrété est devenue rare.

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