Éclairage public : le dossier ultra politisé de GEG

sep article



DÉCRYPTAGE – La perte du marché de l’éclairage public par GEG n’en finit plus de faire des vagues. Alors que l’opposition tire à boulets rouges sur la majorité en place, la coordination du Rassemblement citoyen de la gauche et des écologistes crie aux « manœuvres d’intoxication » et renvoie la balle à la précédente municipalité. Tout en rappelant avoir dénoncé, dès 2012, les risques que faisait courir la sortie de l’éclairage public du contrat de concession de GEG.

 

 

 

« Dogmatisme », « incom­pé­tence », « mépris », « incu­rie »… L’opposition muni­ci­pale n’y est pas allée de main morte, suite aux débor­de­ments sur­ve­nus lors du der­nier conseil muni­ci­pal, au cours duquel les sala­riés de GEG avaient fait irrup­tion. A com­men­cer par Matthieu Chamussy et Jérôme Safar, res­pec­ti­ve­ment pré­si­dents des groupes UMP-UDI et Rassemblement de gauche et de pro­grès. Deux groupes, dont l’Ades sou­ligne « l’é­trange col­lu­sion » en fus­ti­geant leur pos­ture de « pom­piers pyro­manes ».

 

 

« Le dogmatisme et l’incompétence d’Éric Piolle »

 

 

Collusion ou pas, force est de consta­ter que les oppo­si­tions de gauche et de droite ont trouvé leur déno­mi­na­teur com­mun en vouant aux gémo­nies la ges­tion d’Eric Piolle et de ses alliés. En témoigne un article dénon­çant « le dog­ma­tisme et l’in­com­pé­tence de Éric Piolle », publié le 23 octobre sur le site de la fédé­ra­tion UMP de l’Isère.

[…]
La suite du contenu est réservé aux abon­nés

Connectez vous…

Veuillez vous connec­ter pour accé­der à cette page.
S’inscrire

 

…ou choi­sis­sez votre abon­ne­ment ci-des­sous !

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
commentez lire les commentaires
3782 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. L’article est inté­res­sant. Quelques pré­ci­sions cepen­dant :

    GEG répond à des acti­vi­tés qui sont soit en concur­rence, c’est le cas de l’é­clai­rage public (code des mar­chés publics), ou encore la vente d’éner­gie (code de l’éner­gie), soit en mono­pole comme le réseau de dis­tri­bu­tion d’élec­tri­cité ou de gaz (code de l’éner­gie).

    Dès lors que l’on parle d’une pos­si­bi­lité de remu­ni­ci­pa­li­ser la ges­tion de l’é­clai­rage public, on ne parle pas des achats d’élec­tri­cité qui feront l’ob­jet quoi­qu’il arrive d’une pro­cé­dure d’ap­pel d’offres (code de l’éner­gie, direc­tive euro­péenne de 2012).

    L’actuelle majo­rité avait par contre tout loi­sir de stop­per la pro­cé­dure d’ap­pel d’offres ou de la décla­rer infrac­tueuse. Elle ne l’a pas fait, c’est ce que dénoncent les orga­ni­sa­tions syn­di­cales.

    Avec la fin de la pro­cé­dure de l’ap­pel d’offres, le retour en régie de la ges­tion de l’EP pou­vait reve­nir sur le tapis, tout comme la mise en place d’un vrai dia­logue com­pé­ti­tif qui n’a pas eu lieu, est ce par mécon­nais­sance de l’ac­tuelle majo­rité sur le fonc­tion­ne­ment des pro­cé­dures ? Toujours est il qu’il n’a pas eu lieu.

    Sur l’a­ve­nir plus glo­ba­le­ment de GEG au delà du simple cas de l’é­clai­rage public, effec­ti­ve­ment il faut être atten­tif :
    – soit le conseil muni­ci­pal de Grenoble vote une déli­bé­ra­tion avant le 1er jan­vier 2015 d’une retour en régie (ou EPL) et effec­ti­ve­ment la ville de Grenoble conser­vera cet outil local à sa main,
    – soit à la mise en place de la Métropole au 1er jan­vier 2015, GEG sera trans­fé­rée à la Métro, et ce sera le Conseil de la Métropole qui déci­dera de ce qu’il convien­dra de faire avec GEG. Autant dire que le Conseil de Métropole ne votera très pro­ba­ble­ment pas de retour en régie pour des rai­sons de finan­ce­ment impro­bable des acteurs de droit privé qui com­posent la SEM GEG actuelle…

    GEG sera éga­le­ment for­cée au cours du man­dat par la code de l’éner­gie de sépa­rer ses acti­vi­tés en deux socié­tés :
    – la par­tie concur­ren­tielle dite « déré­gu­lée »,
    – de la par­tie en mono­pole dite « régu­lée », car elle a atteint 100 000 clients.

    Dès lors, la par­tie régu­lée pour­rait être trans­fé­rée à d’autres entre­prises du sec­teur ou être « métro­po­li­sée ». La ques­tion de la ren­ta­bi­lité de cette acti­vité régu­lée va reve­nir rapi­de­ment, en effet, GEG régu­lée compte envi­ron 220 agents, et les inves­tis­se­ments sont rela­ti­ve­ment lourds, or les recettes déga­gées par le tarif régulé appelé « tarif d’u­ti­li­sa­tion des réseaux publics » pour­rait ne pas être suf­fi­sant pour finan­cer cette acti­vité, notam­ment dans une période de forts inves­tis­se­ments.

    Pour limi­ter l’ag­gra­va­tion de la dette, la Métropole devra veiller à tra­vailler dans un cadre de cohé­rence avec les autres acteurs déjà repré­sen­tés dans les 48 autres com­munes de la Métro qui semblent poser de pro­blèmes que le cas actuel de GEG, GEG pour­rait ainsi se trans­for­mer pour être le reflet de ce qui existe ailleurs, ce serait pro­ba­ble­ment la moins mau­vaise des solu­tions tant pour le corps social que pour les finances publiques.

    sep article