Deuxième acte redonne vie aux vieux objets

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FOCUS – Une nouvelle boutique à Grenoble propose aux curieux d’acquérir à bas prix des objets de la vie quotidienne, passés entre les mains expertes du collectif Deuxième acte afin d’être restaurés. Et c’est pour la bonne cause. Alors dépêchez-vous : ouverte ce mercredi, la boutique ne restera qu’un peu plus de trois semaines avant de plier bagage.

 
 
 
Vitrine de la nouvelle boutique Deuxième acte qui donne une seconde vie aux objets à Grenoble

La bou­tique a ouvert ses portes aux visi­teurs ce mer­credi. © Alexandre Klein – placegrenet.fr

Un vase à 8 euros dis­po­nible dès aujourd’hui, ça vous tente ? Direction le 7 rue Très-Cloîtres, pour décou­vrir la bou­tique du col­lec­tif Deuxième acte, qui a ouvert ses portes ce mer­credi. Un seul mot d’ordre pour les res­pon­sables du mou­ve­ment : pour­quoi payer plus ce qu’on peut ache­ter moins cher ?
Une petite pro­me­nade dans les 100 m² de la bou­tique devrait convaincre le visi­teur de mettre la main au por­te­feuille. Les béné­fices iront aux asso­cia­tions huma­ni­taires dont s’occupent les membres du col­lec­tif. N’hésitez donc pas à ache­ter cha­peaux, carafes, chaus­sures ou meubles.
 
On trouve de tout et à des prix défiant toute concur­rence. Un peu comme ces ordi­na­teurs à 130 euros, des engins reta­pés qui semblent sor­tir direc­te­ment de l’usine ! La “deuxième vie” des objets reste d’ailleurs le leit­mo­tiv des asso­cia­tions qui com­posent Deuxième acte. Mais d’où viennent les pro­duits ? « Essentiellement de dons faits par des par­ti­cu­liers », explique Marie Favier, direc­trice de Solidura, une des asso­cia­tions membres du col­lec­tif.
 
 
 

Convaincre le public en trois semaines

 

 

 

 

Magda Mokhbi la directrice des Ateliers Marianne qui font partie du collectif Deuxième acte à Grenoble au milieu des créations de l'association

La direc­trice des Ateliers Marianne, Magda Mokhbi, au milieu des créa­tions de l’as­so­cia­tion. © Alexandre Klein – placegrenet.fr

La mar­chan­dise doit être aussi res­tau­rée. « On a nos “trans­for­meurs” pour ça », plai­sante Magda Mokhbi, la direc­trice des Ateliers Marianne. Entendez par là, non pas les fameux robots du block­bus­ter amé­ri­cain épo­nyme, mais bien les petites mains qui se chargent de redon­ner force et vigueur à ces objets, pour trans­for­mer par exemple tissu et vieux t‑shirt… en redin­gote. Les asso­cia­tions du col­lec­tif Deuxième acte font appel pour cela à des sala­riés en inser­tion. « Il doit y en avoir une cen­taine sur les six struc­tures du col­lec­tif. On en aura deux par jour sur la bou­tique éphé­mère », ajoute Magda Mokhbi.
 
Boutique éphé­mère ? En voilà un étrange concept. « Ce concept, apparu aux États-Unis il y a une dizaine d’années, s’est beau­coup déve­loppé à Paris et com­mence à arri­ver à Grenoble. » Éphémère, la bou­tique de la rue Très-Cloîtres l’est assu­ré­ment. Les ven­deurs n’ont pas voca­tion à res­ter et devront plier bagage début juin. Il ne reste donc qu’un peu plus de trois semaines aux bou­ti­quiers pour ten­ter de convaincre les visi­teurs. « On expé­ri­mente pour se faire connaître du public », pré­cise Marie Favier, avant d’ajouter : « Nous espé­rons trou­ver d’autres per­sonnes que notre public habi­tuel. » Bien évi­dem­ment, l’objectif sera aussi d’écouler le stock rapi­de­ment.
 
 

« On a tout piloté niveau organisation »

 

 

La boutique Deuxième acte à Grenoble comporte de nombreux objets entre bibelots et déco

Bibelots, déco, objets de la vie quo­ti­dienne… On trouve de tout à la bou­tique. © placegrenet.fr

« Le pro­jet de ras­sem­bler les six asso­cia­tions en col­lec­tif a émergé en  2012. Tout est parti de la poli­tique de réduc­tion des déchets mise en œuvre par la Métro », se rap­pelle Magda Mokhbi. Un ras­sem­ble­ment qui abou­tit aujourd’hui à la mise en place de cette bou­tique. « La Ville de Grenoble nous a aidés à trou­ver ces locaux. Mais on s’est chargé de tout pilo­ter niveau orga­ni­sa­tion », explique la direc­trice des Ateliers Marianne.
 
Un évé­ne­ment qui devrait en appe­ler d’autres. Et des pro­jets plus ambi­tieux. Les res­pon­sables espèrent ainsi pro­fi­ter, à terme, d’une res­sour­ce­rie d’agglomération per­ma­nente sur Grenoble.
 
 
La bou­tique sera ouverte jusqu’au 7 juin au 7 rue Très-Cloîtres, du mardi au ven­dredi de 10 à 14 heures et de 16 à 19 heures et le samedi non-stop de 10 à 19 heures. Elle sera, par ailleurs, excep­tion­nel­le­ment fer­mée du 29 mai au 2 juin.
 
Un col­lec­tif, six asso­cia­tions
 
Deuxième acte est com­posé de six struc­tures de l’économie sociale et soli­daire, en lien étroit avec de nom­breuses asso­cia­tions huma­ni­taires  :
- Repérages vélo, 15 rue de l’Abbé Vincent à Fontaine. L’association col­lecte et “retape” les vélos avant de les envoyer au Burkina Faso, via l’Association bur­ki­na­bèe pour le bien-être des per­sonnes han­di­ca­pées (Abbeh).
- Solidura à Saint-Martin‑d’Hères, 17 rue du Pré-Ruffier pour la bou­tique la Brocante de mamie et 48 rue du Bourgamon pour l’Atelier déchets d’é­qui­pe­ments élec­triques et élec­tro­niques. Elle confie quant à elle le béné­fice de la vente des jouets à Enfance espoir.
- l’Arche aux jouets, 13 rue de l’Abbé-Vincent à Fontaine
- Les Ateliers Marianne, 14 ave­nue Aristide-Bergès à Pont-de-Claix
- Grenoble soli­da­rité, 2 rue Hippolyte-Muller à Grenoble
- Pêle-mêle soli­daire, 97 gale­rie de l’Arlequin à Grenoble
 
 
Festival du film France Nature Environnement
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