Voyager avec André Weill

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« Carnet et crayon à la main, res­ter accro­ché à la terre et par­ler du ciel. »
     François-Xavier de Villemagne
 
 
Qui suis-je ? 
 
Les mul­tiples pas­se­ports que la pré­fec­ture de l’Isère m’a déli­vrés en 65 ans de «  car­rière  » pré­sentent néces­sai­re­ment quelques inva­riants : je suis né en Isère, le 25 août 1948, à l’ombre du Néron, dans le vieux quar­tier de Saint-Robert à Saint-Egrève. A l’époque un tram­way reliait Grenoble à Saint-Egrève toutes les deux heures à tra­vers les champs de maïs. Une jeu­nesse facile, en mode baby-boom, à l’école du Pont de Vence et dans le parc de la Mairie. Puis vint le déli­cieux par­fum des six­ties, le lycée Champollion, les MJC, les pre­mières amours, les voyages, les lec­tures, le cam­pus de Saint-Martin‑d’Hères, les manifs. Le 20 juillet 1969, j’ai mar­ché sur la lune avec Neil Armstrong. Une par­tie de moi y est res­tée. Elle me dit chaque matin que la terre est ronde, que la vie est fra­gile et que le vent ignore les fron­tières.
 
Je suis fon­da­men­ta­le­ment curieux. Donc réso­lu­ment cher­cheur. Et quand j’ai trouvé, j’écris, je pho­to­gra­phie, je par­tage. Donc je suis un ensei­gnant pas­sionné, un écri­vain confé­ren­cier enthou­siaste. Ma vie pro­fes­sion­nelle m’a amené à l’Université de Strasbourg, au CNET à Meylan, à ST Microelectronics à Crolles, puis fina­le­ment à Minatec Idea’s lab. Quarante ans d’enseignement et de recherche façonnent néces­sai­re­ment le regard : oser le contre pied, ris­quer la pos­ture inver­sée, res­ter modeste. Dire oui à la vie qui émerge, ouvrir les yeux, les bras, les oreilles, le cœur. Se trom­per, souf­frir, réus­sir, com­prendre, véri­fier, noter, recom­men­cer. Voir par­tir son enfant. Se pré­pa­rer à par­tir soi même.
 
 AndréWeillPortraitDR
 
J’ai publié 150 papiers scien­ti­fiques, dépo­sés onze bre­vets. Pour hono­rer les vété­rans, j’ai couru le mara­thon de la liberté à Caen. Puis cer­tains autres dans quelques villes et mon­tagnes mythiques. J’ai reçu avec fer­veur l’enseignement de Richard Moss. Et de quelques autres sages incon­nus des médias. J’ai mar­ché de Drancy à Auschwitz, puis conti­nué jusqu’à Jérusalem. Dans l’Himalaya, aux Sources du Gange, je n’ai pas reçu l’illumination. Dans mes livres, les voyages «  exté­rieurs  » sont pré­textes et méta­phores aux voyages inté­rieurs. Depuis vingt ans, je pra­tique et enseigne le yoga à tous ceux qui me le demandent. Notamment les per­sonnes déte­nues à la Maison d’Arrêt de Varces. Pratiquer le Yoga amène conscience, pro­fon­deur, non-vio­lence, dyna­misme et immé­dia­teté.
L’âge m’a donné le goût de la len­teur. Et donc de la très grande marche. Seul ou ensemble. Le comp­teur accuse aujourd’hui 13 000 kilo­mètres sac au dos. Marcher pour ouvrir l’espace. Pour libé­rer les mots. Et ran­ger les cou­teaux. Marcher pour dire la Paix, la Joie, la Fraternité, l’Urgence, la Solidarité. Marcher pour expri­mer la ver­ti­ca­lité de l’Être. Pour l’établir entre Terre et Ciel. Pour le pro­cla­mer debout, quelque en soit l’identité natio­nale ou reli­gieuse, la pos­ture  sociale : enfance, dépen­dance, pau­vreté, mala­die.
 
Je suis père et grand-père, citoyen du monde, pèle­rin mul­ti­ré­ci­di­viste, amou­reux des grands espaces, de la pluie du soleil et du grand vent. Je ne suis pas un pre­mier de la classe. Je ne suis pas spé­cia­le­ment doué. Je ne suis pas un héros. Je n’ai pas de médaille d’or. Je suis juste amou­reux de la vie. Et j’aime la par­ta­ger.
 
 
 
Pourquoi ce blog ?
 
 
Marcher, n’est pas un mot en l’air. C’est un verbe sur terre. Un acte de résis­tance. On n’apprend pas à mar­cher dans les livres. Mais en lâchant la main de celui et de celle qui nous ont ame­nés jusqu’ici. Mettre le corps en marche, l’esprit en marche, le cœur en marche. C’est le triple pari de ce blog.
 
Ce blog s’adresse à cette part de nous-mêmes par trop sou­mis à l’agitation, au dik­tat de nos peurs ances­trales. Ce blog s’adresse à celles et ceux en quête de renais­sance. Aux gour­mands de la vie, enfin déci­dés à prendre le risque de res­sen­tir, res­pi­rer, aimer, gran­dir … et par­don­ner. Chaque post, aura pour mis­sion de décou­vrir – dévoi­ler – un bout de terre, un bout de vie, un bout de tra­di­tion.
 
Ainsi, selon les sai­sons et l’humeur du moment, nous mar­che­rons ensemble. Tant sur les che­mins de terre que sur les che­mins de ciel. Montagnes et déserts, endu­rances, grandes ran­don­nées, yoga, éner­gies, médi­ta­tions, témoi­gnages, spi­ri­tua­li­tés. Peu importe  les mots  : nous voya­ge­rons à tra­vers nos héri­tages et nos huma­ni­tés mul­tiples. De Nord en Sud, d’Orient en Occident, à tra­vers la moder­nité  ! Légers ou bien pesants, soli­taires ou en groupe, vaga­bonds ou bien pro­fonds, calmes ou tem­pé­tueux, en ligne droite ou tor­tueux, enso­leillés ou plu­vieux, par­fois dou­lou­reux, mais tou­jours enri­chis­sants, soli­daires, géné­reux, nos che­min auront pour seule bous­sole de se diri­ger à contre cou­rant de l’agitation fré­né­tique et de la peur mor­ti­fère.
 
Ce blog est le vôtre. Prenez le temps. Laissez-vous sur­prendre. Ecouter le à votre rythme. A voix haute ou à voix basse. A l’endroit ou à l’envers. Seul ou en groupe. A petit pas ou à grandes enjam­bées. Avec ou sans détour. L’écoute fina­le­ment vien­dra de l’intérieur, de cette par­tie enra­ci­née au plus pro­fond de votre être.
 
Ce blog s’adresse à notre santé essen­tielle, à notre sou­rire inté­rieur. Il s’adresse à nos sens les plus intimes. Il parle de l’enfant libre, de ce Petit Prince qui vit en cha­cun d’entre nous. Humoristique et tel­le­ment vivant. Car les légendes des pays tra­ver­sés, les odeurs de terre, les chants d’oiseaux, et la cou­leur des blés sont plus por­teurs de Vie que toutes les véri­tés iden­ti­taires qui nous sont infli­gées.
 
Ce blog sera chaque mois comme une petite son­nette. Une sorte de fée clo­chette qui nous rap­pel­lera que la paix n’est jamais à venir, mais qu’elle est tou­jours à oser. La paix ne s’achète dans aucun super­mar­ché. Elle n’est pas le fruit d’un règle­ment ou d’une gym­nas­tique. La paix est notre essence. La part la plus intime et la plus authen­tique de ce que nous sommes. La nais­sance à la paix est une ren­contre en cœur à cœur avec la vie. Un miracle, un don gra­tuit à celui qui sait ouvrir ses bras, ses yeux et son cœur. Comme nous sont don­nées gra­tui­te­ment les pre­mières lueurs, celles qui pré­cèdent les levers de soleil que nous allons vivre ensemble.
 
André Weill 
 
Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
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Commentaires 2
  1. Bonjour ,
    J” adresse ce mes­sage à André Weill. Merci de lui faire suivre si ce n’est pas lui qui l’ouvre le pre­mier.
    C’est mon cou­sin Roland Pantel qui m’a fait connaitre les livres d’André.
    Son écri­ture, son enthou­siasme, ses démarches, la force qu’il dégage donne envie de le ren­con­trer et d’é­chan­ger avec lui.
    Je fais par­tie de l’Association Sur le Chemin de R.L Stevenson qui va fêter ses 20 ans en novembre pro­chain. Un évè­ne­ment de 5 jours sera orga­nisé avec 2 jours de ran­don­née sur le thème de la paix.
    Une pro­chaine réunion va nous per­mettre d’af­fi­ner le pro­gramme et nous allons dis­cu­ter de la par­ti­ci­pa­tion d” inter­ve­nants qui nous appor­te­raient des témoi­gnages .
    J’aimerai pou­voir contac­ter André Weill avant cette réunion du 4 sep­tembre , par télé­phone ou par mail pour connaitre s’il serait dis­po­nible pour par­ti­ci­per à notre ran­don­née le 10 et 11 novembre pro­chain.
    Dans l’at­tente d’une réponse, merci pour la lec­ture de ce mes­sage et sin­cères salu­ta­tions.

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    • Bonjour André,
      Je suis Marie-Ange , ensei­gnante en yoga depuis 6 ans, formé par Ludovic Borrel et ensuite par François LORIN.
      Depuis que je suis for­mée où plu­tôt trans­for­mée par cette dis­ci­pline, j’ai eu l’en­vie de don­ner des cours dans les pri­sons et notam­ment celle de Villeneuve les Maguelone, proche de Montpellier. Si vous aviez des conseils à me don­ner afin de pré­sen­ter mon pro­jet et faci­li­ter mon entrer dans cet uni­vers, ils seraient les bien­ve­nues.
      Au plai­sir de vous lire 🙂

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