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La fondation Grenoble INP et Schneider Electric s’allient pour doper la plastronique

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FOCUS – La fondation partenariale de l’Institut polytechnique de Grenoble (Grenoble INP) et le groupe Schneider Electric viennent d’inaugurer, ce mercredi 30 mars, une chaire d’excellence industrielle dédiée à la plastronique. Une technologie prometteuse visant à intégrer des fonctions électroniques sur des formes plastiques moulées tridimensionnelles. Son nom ? Mint.

 

 

 

Un investissement pour l’avenir ? La Fondation partenariale Grenoble INP et Schneider Electric viennent d’inaugurer une nouvelle chaire « d’excellence industrielle » dans le domaine très stratégique de la plastronique. Plastronique ? Un terme peu connu du grand public qui désigne l’alliance entre la plasturgie et la fabrication de circuits électroniques sur des surfaces tridimensionnelles.

 

En clair : l’intégration d’électronique sur des formes plastiques en trois dimensions. À l’heure où les objets connectés occupent une place grandissante, tant au sein des activités professionnelles que de la vie quotidienne, la plastronique répond aux enjeux de taille, fiabilité, longévité et, bien sûr, de coûts finaux.

 

La plastronique, au croisement entre électronique et plasturgie, pour un plastique intelligent ? © Schneider Electric

La plastronique, au croisement entre électronique et plasturgie, pour un plastique intelligent ? © Schneider Electric

 

« Nous avons tous chez nous, par exemple, un tableau électrique, explique Laurent Julliard, directeur de l’innovation de Schneider Electric. Et nous pouvons voir qu’il comporte énormément de plastique. Aujourd’hui, ce plastique n’est pas fonctionnalisé. Nous n’en faisons rien. Ce que cette chaire va permettre, c’est d’investiguer pour voir ce que nous allons pouvoir faire avec ce plastique, au-delà de ce qu’il propose déjà. »

 

 

 

 

De 450.000 à plus d’un million d’euros d’investissement

 

 

Portée par Nadège Reverdy-Bruas, cette chaire, baptisée Mint (Innovating for Molded & Printed Electronics devices) est la sixième à voir le jour au sein de l’INP. Elle devrait permettre de faire progresser la recherche et les technologies de la plastronique.

 

Une nouvelle chaire, mais aussi un partenariat – l’INP préfère parler de « synergie » – entre l’école d’ingénieur et Schneider Electric, dont les deux acteurs se félicitent. Brigitte Plateau, administrateur général de Grenoble INP, n’hésite pas à présenter l’inauguration de Mint comme un moment « historique », rappelant la nécessité de former les ingénieurs – et les inventeurs – de demain dans un « monde ouvert et extrêmement compétitif ».

 

Grenoble INP et Schneider Electric : une nouvelle chaire plastronique qui marque un partenariat historique ? © Pierre Jayet

Grenoble INP et Schneider Electric : une nouvelle chaire qui marque un partenariat historique ? © Pierre Jayet

 

Tout à leur enthousiasme, les deux partenaires se refusent néanmoins à chiffrer précisément l’investissement financier que cette chaire représente pour chacun. Secret industriel ? Valérie Bonnardel, directrice de la Fondation, se bornera à donner une fourchette, allant de 450.000 à plus d’un million d’euros.

 

 

 

L’écosystème capitaliste de demain ?

 

 

Prith Banarjee, Directeur Général de l’Innovation Technologique de Schneider Electric. © Pierre Jayet

Prith Banarjee, directeur général de l’Innovation technologique de Schneider Electric. © Pierre Jayet

« Academia is close to my heart ! » (« L’académie est proche de mon cœur ! ») C’est ainsi que Prith Banarjee, directeur général de l’Innovation technologique de Schneider Electric, salue l’inauguration de cette chaire pour laquelle il s’est déplacé en personne.

 

Ayant été enseignant durant vingt-deux ans avant de se lancer dans l’aventure industrielle, Prith Banarjee souligne la nécessité de former les partenaires de demain.

 

Et de rappeler qu’avec ce partenariat Grenoble rejoint la liste des métropoles qui ont vu naître les mêmes « synergies » : Boston, Austin, Londres, Paris… Sans oublier la Silicon Valley.

 

Sa vision du futur ? Une refonte totale de l’écosystème capitaliste basé sur le service plus que sur la machine, grâce aux objets connectés. Une évolution inévitable aux yeux du directeur général de l’Innovation, qui y entrevoit une place de choix pour la plastronique. La technologie de demain saura peut-être ainsi apporter une réponse à Lamartine, qui s’interrogeait en son temps : « Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? »

 

 

Florent Mathieu

 

 

 

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