EN BREF – Une nouvelle manifestation, présentée comme « l’acte IV » des Gilets jaunes mais soutenue par les syndicats et les organisations de jeunesse, est annoncée à Grenoble pour le jeudi 5 novembre. Les revendications portent sur les moyens alloués à l’éducation et pour soutenir le pouvoir d’achat, dans le cadre d’une mobilisation se réclamant « déclarée et pacifique », avec un parcours prévu de la gare jusqu’au parc Paul-Mistral.
En route pour « l’acte IV » des Gilets jaunes, auquel s’associent les syndicats et les organisations de jeunesse ! Une nouvelle journée de mobilisation et de revendications à Grenoble est en effet prévue le jeudi 5 novembre 2026. Une échéance qui intervient alors que la manifestation du samedi 31 octobre a, encore une fois, fait le plein de marcheurs, avec 20 000 personnes présentes selon les organisations syndicales et 7 300 selon les services de la préfecture de l’Isère.
« On lâche rien, on est là », assure la communication des organisateurs de la manifestation, qui promet aussi une « grève générale » dès le 6 novembre. Les revendications ? Côté éducation, sont réclamés la fin du dispositif Parcoursup et de la réforme du baccalauréat de 2018 avec l’instauration d’un rythme 8 heures – 18 heures, ainsi que 10 milliards d’euros supplémentaires consacrés aux lycées et aux universités.
Pour lutter « contre la vie chère », les organisateurs appellent au blocage des prix de l’énergie et des aliments de base, ainsi qu’à une « hausse forte et générale des revenus populaires ». Et affirment que « Macron doit céder ou dégager », alors que le mandat d’Emmanuel Macron devrait prendre fin au lendemain de la présidentielle de 2027.
Le cortège devrait partir de la gare de Grenoble à 14 heures pour un parcours en direction du parc Paul-Mistral, en passant par Alsace-Lorraine, Jean-Jaurès, Foch, Albert 1er de Belgique et Clemenceau. À moins que la préfecture ne prononce un nouvel arrêté d’interdiction de manifester en centre-ville ?
Une mobilisation « pacifique et déclarée »
Les Gilets jaunes, en l’occurrence ceux du groupe de Crolles, tiennent à préciser que la manifestation est « déclarée » et sera « pacifique ». Sans évidemment pouvoir garantir l’absence de nouveaux débordements, observés en marge des cortèges (effectivement pacifiques) lors des précédentes mobilisations.
Le samedi 31 octobre, des heurts ont ainsi encore éclaté entre les forces de l’ordre et des individus habillés en noir et cagoulés. Face à ces derniers qui jetaient des pavés et tiraient des mortiers, les premiers ont répliqué par des grenades lacrymogènes.

Un journaliste reporter d’images de Place Gre’net avait été agressé par des casseurs dans le centre-ville de Grenoble, samedi 17 octobre 2026. DR
Reste à savoir si, une fois encore, la presse sera prise à partie durant cette nouvelle mobilisation. Le samedi 17 octobre, le journaliste reporter d’images de Place Gre’net avait été violemment agressé par deux individus, qui lui avaient arraché sa caméra et asséné des coups de pied alors qu’il était au sol. Le samedi 31 octobre, des personnes ont de nouveau tenté de voler la caméra du même journaliste, en accusant notre média d’être « facho », pour avoir réalisé une vidéo sur le rassemblement de La France résiste.











