COUP DE GUEULE – Un journaliste reporter d’images du média en ligne grenoblois indépendant Place Gre’net a été agressé physiquement dans le centre-ville de Grenoble, en marge d’une manifestation, samedi 17 octobre 2026 en milieu d’après-midi. La rédaction dénonce cette atteinte à la liberté d’informer.
Samedi 17 octobre 2026, un journaliste reporter d’images de Place Gre’net s’apprêtait à filmer une nouvelle scène de pillages et de dégradations à la suite de la manifestation qu’il avait couverte, quand deux individus masqués à trottinette l’ont volontairement percuté par derrière. Le passager est descendu pour lui arracher son matériel puis, alors que le journaliste résistait, l’a fait chuter sur le dos et l’a frappé à coup de pieds.

Un journaliste reporter d’images du média grenoblois indépendant Place Gre’net agressé physiquement par des casseurs dans le centre-ville de Grenoble, samedi 17 octobre 2026 en milieu d’après-midi. DR
Après s’être emparé de sa caméra, l’agresseur a pris la fuite et l’a fracassée contre la grille d’un commerce, quelques mètres plus loin. L’objectif était clair : empêcher le JRI de poursuivre son travail.
Une agression qui a empêché le journaliste de terminer son reportage
Des manifestants à proximité sont immédiatement venus prêter assistance au journaliste à terre. L’un d’eux lui a même rapporté sa caméra mais, en état de choc, il n’a pu finaliser son reportage.
Cette agression a été partiellement filmée par hasard.
Si elle n’a heureusement pas entraîné de blessures graves, elle est particulièrement préoccupante : elle a visé un professionnel de l’information, qui arpente régulièrement le terrain à Grenoble depuis treize ans, précisément parce qu’il documentait des faits dans l’espace public.
Une atteinte à la liberté d’informer
Qui peut prétendre décider, par la violence, de ce qu’un journaliste peut filmer ? La couverture journalistique des manifestations, d’intérêt public, ne saurait dépendre du bon vouloir de certains participants, quels qu’ils soient.
La liberté de la presse ne se négocie pas au gré des circonstances ou des intérêts de ceux qui voudraient échapper aux caméras. Elle implique que les journalistes puissent couvrir librement les manifestations, y compris lorsqu’ils sont témoins de dégradations ou de violences.
Place Gre’net a signalé cette agression aux organisations de défense de la liberté de la presse mais aussi aux autorités judiciaires, qui ont d’ores et déjà annoncé l’ouverture d’une enquête. Une plainte a en outre été déposée.

Le journaliste reporter d’images de Place Gre’net à terre après avoir été brutalisé, samedi 17 octobre 2026 en milieu d’après-midi. DR
La rédaction de Place Gre’net apporte son plein soutien au journaliste agressé et réaffirme sa détermination à poursuivre sa mission d’information, en faisant fi des intimidations et des entraves d’où qu’elles viennent.
Elle tient pas ailleurs à remercier tous les acteurs politiques qui lui ont fait part de leur soutien, à savoir Guillaume Lissy, président de Grenoble Alpes métropole ; Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix et ex-président de Grenoble Alpes métropole ; Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère ; Thierry Perez, député de la 10e circonscription de l’Isère ainsi que Valentin Gabriac, son collaborateur parlementaire et élu à la Ville de Grenoble ; Hanane Mansouri députée de la 8e circonscription de l’Isère ; Jérémie Iordanoff, député de la 5e circonscription de l’Isère. De même que le Syndicat national des journalistes (SNJ), la préfecture de l’Isère, les rédactions de CNews, Vivre Vienne, Grenoble Mag et Ici Isère.
La rédaction remercie également les personnalités politiques qui ont apporté leur soutien de manière plus informelle : Gilles Namur élu à la Ville de Grenoble ; Stéphane Gemmani, élu régional ; Thierry Aldeguer, conseiller municipal à la Ville de Grenoble ; Marie-José Salat, ancienne élue à la Ville de Grenoble ; Nicolas Pinel, ancien élu à la Ville de Grenoble ;










