REPORTAGE – Un an après les expulsions qui avaient conduit des familles sans logement à occuper le siège de Grenoble-Alpes Métropole, le scénario semble se répéter à la Villeneuve. Mercredi 28 octobre 2026, plusieurs associations, syndicats et personnels éducatifs se sont mobilisés devant le siège du bailleur social Actis pour dénoncer de nouvelles expulsions annoncées dès la semaine du 2 novembre. Ils réclament leur suspension et des solutions d’hébergement pour les familles concernées.
Les appartements ont changé d’occupants, mais la situation paraît étrangement familière. Devant le siège du bailleur social Actis, à Grenoble, les représentants de l’association Droit au logement de l’Isère (Dal 38), du Réseau éducation sans frontières (RESF), de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de l’Isère et de l’Intersyndicale enfants migrants à l’école ont dénoncé, mercredi 28 octobre 2026, une nouvelle vague d’expulsions à la Villeneuve.
Selon ces organisations, les procédures viseraient notamment des logements de la galerie de l’Arlequin et de la place des Géants, dont certains avaient déjà été évacués en novembre 2025. À l’époque, ces expulsions avaient provoqué une mobilisation d’ampleur : quelque 150 personnes privées de toit avaient investi, le 19 novembre 2025, le siège de Grenoble-Alpes Métropole. Une occupation qui a duré dix mois, jusqu’en septembre 2026, avant que des solutions d’hébergement ne soient trouvées pour les derniers occupants.
Or, selon le Dal 38, plusieurs appartements concernés par ces opérations n’auraient toujours pas été remis en location. Des familles précaires les auraient de nouveau occupés, parfois après avoir versé de l’argent à des personnes se présentant abusivement comme leurs propriétaires.
« On avait bien compris l’année dernière que c’était impératif pour Actis d’expulser ces logements puisqu’ils devaient être mis en location. Aujourd’hui, on voit que ce n’est pas le cas », s’étonne Manon, militante du Dal 38. « Est-ce que c’est un manque de moyens ? Un manque d’envie ? », s’interroge-t-elle.
L’association évoque 45 logements concernés, sans disposer d’un décompte précis des personnes qui y vivent. Elle se questionne sur la répétition de procédures qui, selon elle, ne permettraient pas de réintégrer durablement les appartements dans le parc locatif social.
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