REPORTAGE – Près de 300 manifestants ont défilé, samedi 28 mars 2026 à Grenoble, à l’appel de l’association Droit au logement de l’Isère (Dal 38). En cause : la reprise des expulsions locatives le 1er avril, avec la fin de la trêve hivernale. Dans un contexte de forte hausse des mises à la rue en France, les militants ont dénoncé une aggravation de la crise du logement, qu’ils attribuent à la hausse des loyers, aux politiques publiques et à la financiarisation du secteur.
« Qu’est-ce qu’on veut ? Des logements ! Pour qui ? Pour tous ! Pour quand ? Maintenant !« , ont scandé environ 300 personnes, samedi 28 mars 2026 dès 16 heures, reprenant un slogan qui revient régulièrement à Grenoble contre les expulsions locatives. Les manifestants ont défilé depuis le siège du bailleur social Actis, dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, jusqu’à la Maison de la culture (MC2) à l’initiative de l’antenne iséroise de l’association Droit au logement de l’Isère.
L’objectif de cette mobilisation qui s’inscrivait dans une journée d’action coordonnée à l’échelle nationale et internationale? Dénoncer cette reprise des expulsions locatives le 1er avril, date de la fin de la trêve hivernale. « A cette date, toutes les personnes en situation d’expulsion peuvent être mises à la rue« , rappelle gravement Garance Lagraa, militante du Dal 38.

Avant de partir en cortège, les manifestants contre les expulsions locatives s’étaient rassemblés devant le siège du bailleur social Actis, avenue de Constantine. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Selon les chiffres avancés par l’association dans son appel à manifester, « le nombre d’expulsions forcées exécutées par la police se chiffre à 30 500 foyers en 2025« . Soit une hausse de 27 % en un an et environ 60 000 personnes expulsées. Un chiffre qui aurait doublé en dix ans d’après le Dal.
Le bailleur social Actis dans la ligne de mire des manifestants
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