FLASH INFO – Après Fontaine, c’est à Grenoble que s’est déroulée une opération de démoustication contre le moustique-tigre dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 octobre 2026. Un cas de dengue a, en effet, été identifié dans le quartier Mutualiste. Pour l’heure, l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes n’a identifié aucun cas autochtone de maladie tropicale propagée par le moustique-tigre mais la vigilance reste de mise.
Après Fontaine début septembre 2026, c’est Grenoble qui a connu une opération de démoustication contre le moustique-tigre dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 octobre. Et plus particulièrement le quartier Mutualiste, comme l’a indiqué Le Dauphiné libéré. Les habitants en avaient été informés en amont via des affiches disposées à leur intention pour rappeler les précautions d’usage à prendre.

C’est dans plusieurs rues du quartier Mutualiste de Grenoble que l’opération de démoustication a eu lieu. © Google Maps
La raison de cette opération : la détection d’un cas de dengue. Soit une maladie (de moins en moins) tropicale transmise par le moustique-tigre, au même titre que le chikungunya ou le Zika. C’était déjà un cas semblable qui avait été détecté à Fontaine et qui avait déclenché la précédente opération de démoustication. Là encore, seuls les riverains concernés avaient été avertis, avant que l’information ne soit également diffusée via une page Facebook.
La saison du moustique n’est pas terminée
« Après un été marqué par une présence du moustique tigre plus faible qu’en 2025, la vigilance reste de mise en Auvergne-Rhône-Alpes avec le retour des pluies, qui créent à nouveau des conditions favorables à sa prolifération », a alerté le 18 septembre 2026 l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes. Non seulement la “saison du tigre” n’est donc pas terminée, mais la surveillance va être maintenue jusqu’à la fin… du mois de novembre.
Pour l’heure, aucun cas autochtone de dengue, de chikungunya ou de Zika n’a toutefois été identifié sur le territoire régional. Traduction : les cas observés étaient des cas importés à la suite d’un voyage et n’ont pas donné lieu à de nouvelles contaminations. En 2025, 51 cas autochtones de chikungunya avaient été identifiés (pour 177 cas importés), ainsi que quatre cas autochtones de dengue (pour 168 cas importés). Le Zika reste, pour sa part, relativement rare sur le sol métropolitain.
Pour lutter contre la prolifération du moustique-tigre, chacun est invité à supprimer ou ranger les récipients où celui-ci peut pondre, autrement dit tout objet susceptible de contenir de l’eau. Il est notamment demandé aux habitants de vider les coupelles des pots de fleurs, de couvrir les récupérateurs d’eau et d’entretenir leurs gouttières. « Ces gestes simples constituent le principal levier pour réduire durablement les populations de moustiques tigres », rappelle l’ARS.









