FOCUS – La préfecture de l’Isère dresse le bilan de la journée de mobilisation du 29 septembre 2026. Ceci pour indiquer que, si les manifestations de la fonction publique se sont déroulées dans le calme, les blocages de lycées ont donné lieu à de nouveaux heurts avec les forces de l’ordre et conduit à 17 interpellations d’adolescents. De son côté, la Région Auvergne-Rhône-Alpes « condamne avec la plus grande fermeté les violences et dégradations constatées » et « engage la responsabilisation des auteurs« .
Le fait n’est pas courant : la préfecture de l’Isère a diffusé un bilan de la journée de mobilisation de la fonction publique du mardi 29 septembre 2026. Un mouvement organisé par une (large) intersyndicale, en prévision du budget 2027 prochainement soumis à l’Assemblée nationale. Avec, pour revendications principales, la hausse du point d’indice pour les fonctionnaires, et des moyens supplémentaires pour permettre aux agents de remplir leurs missions de service public dans de bonnes conditions.
Les services de l’État chiffrent à 3 000 le nombre de participants à la manifestation de Grenoble, partie de la place Victor-Hugo pour se conclure place de Verdun. Soit, comme de coutume, un chiffre bien inférieur à ceux des organisateurs, qui ont dénombré pour leur part 7 000 manifestants. Des rassemblements de plus petite taille se sont également tenus à Bourgoin-Jallieu et à Vienne. « Ces manifestations se sont déroulées dans le calme et sans incident », note la préfecture.
« Aux abords de plusieurs lycées, des actes de violence ont été constatés : tirs de mortiers, jets de projectiles contre les forces de l’ordre, usage de cocktails Molotov, incendies de poubelles et dégradations de mobilier urbain », dénonce la préfecture.
Il en est tout autre des blocages de lycées dans l’agglomération grenobloise. Une action qui s’est inscrite dans un mouvement national destiné à dénoncer de mauvaises conditions de travail, notamment en raison d’absences de professeurs. Une dizaine d’établissements ont été concernés, dont les lycées Mounier et Stendhal à Grenoble.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 65 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









