DROIT DE SUITE – Convoqués devant une commission administrative paritaire le 15 septembre 2026, deux inspecteurs du travail grenoblois mis en cause par leur hiérarchie pourraient être sanctionnés par une mutation disciplinaire pour l’un et un blâme pour l’autre. Des sanctions proposées par ladite commission qui doivent maintenant être appliquées (ou non) par le ministre et scandalisent les organisations syndicales, qui appellent à maintenir la mobilisation.
Une mutation disciplinaire et un blâme. Telles sont les sanctions qui ont été proposées, le 15 septembre 2026, par la commission administrative paritaire (CAP) contre les deux inspecteurs du travail grenoblois mis en cause par leur direction. Pierre et Benoît, tous deux syndicalistes Sud, sont notamment accusés de « harcèlement moral » par une supérieure hiérarchique.
Le jeudi 24 septembre, un nouveau mouvement de soutien a été organisé devant les locaux de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) de Grenoble en soutien aux deux agents, à l’appel d’une intersyndicale1Composée de Sud, la CGT, la FSU et la CNT.
Les accusations portées par la hiérarchie s’inscrivent dans le contexte d’un conflit autour des contrôles d’entreprises réalisés le 1er mai 2026. Ceci alors que le gouvernement avait lancé des appels à la “clémence” des agents vis-à-vis des employeurs, sans pour autant modifier la réglementation concernant ce jour férié et chômé à haute teneur symbolique. Une plainte avait par ailleurs été déposée contre les deux agents… que le procureur de la République avait classée sans suite.
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