FOCUS – Laurence Ruffin, maire de Grenoble, a lancé avec onze élus de communes et de métropoles un appel en faveur de la pérennisation et de l’extension de l’encadrement des loyers. Alors que la mesure doit prendre fin en novembre 2026, la municipalité assure que celle-ci « fonctionne » et permet de « protéger les locataires de loyers abusifs tout en offrant aux locataires comme aux propriétaires des outils de dialogue et de conciliation ». Même si son principe même et son efficacité sont contestés.
La Ville de Grenoble (re)dit son opposition à la fin de l’encadrement des loyers. Alors que le dispositif doit prendre fin au mois de novembre 2026, des élus de douze communes et métropoles ont lancé un appel le 11 septembre pour appeler, non seulement à pérenniser la mesure mais aussi à l’étendre et à la renforcer. Les territoires concernés, outre Grenoble ? Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Lille, Rennes, Villeurbanne, Amiens, Pau, Bayonne et Est ensemble.

Laurence Ruffin, maire de Grenoble, aux côtés d’élus en faveur de l’encadrement des loyers, le 11 septembre 2026. © Emmanuel Grégoire – X
La municipalité rappelle qu’une proposition de loi pour défendre le dispositif et permettre son extension à d’autres villes a été déposée et validée en décembre 2025 par le député PS des Pyrénées-Atlantiques Iñaki Echaniz. Un texte que le gouvernement a, par la suite, cherché à amender pour prolonger l’expérimentation de deux ans, sans la pérenniser. Finalement, « suite à la mobilisation de l’Alliance des maires pour l’encadrement des loyers », la proposition a été inscrite à l’ordre du jour du Sénat pour octobre 2026.
« Nous devons protéger les locataires de loyers abusifs »
Ce n’est pas la première fois que Grenoble plaide en faveur de l’encadrement des loyers. En mai 2026, la maire Laurence Ruffin avait cosigné une tribune publiée dans Le Monde pour défendre ce « dispositif indispensable ». Un vœu a par ailleurs été adopté en conseil municipal, tandis qu’un courrier officiel a été adressé au ministre du Logement. Enfin, la Ville de Grenoble annonce soutenir la pétition lancée pour « sauver l’encadrement des loyers », qui a recueilli plus de 40 000 signatures (au 22 septembre 2026).
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 53 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









