REPORTAGE – Une trentaine de professeurs d’éducation physique et sportive (EPS) se sont rassemblés mercredi 1er juillet 2026 au matin devant le rectorat de l’académie de Grenoble afin de soutenir une délégation du Snep-FSU reçue par les services académiques. Les enseignants dénoncent la baisse des moyens alloués au sport scolaire aux niveaux académique et ministériel. Une baisse qu’ils jugent préjudiciable au fonctionnement de l’Union nationale du sport scolaire et, à terme, à l’accès des élèves à la pratique sportive.
Un cercueil en bois frappé du logo de l’Union nationale du sport scolaire (UNSS), porté en procession devant le rectorat : la scène se voulait volontairement symbolique. Réunis à l’appel du syndicat Snep-FSU, une trentaine de professeurs d’EPS ont organisé, mercredi 1er juillet en début de matinée à Grenoble, un « enterrement » du sport scolaire pour accompagner une délégation syndicale venue demander le rétablissement des moyens consacrés à l’UNSS.
En ligne de mire, des réductions budgétaires décidées à la fois au niveau académique et national. Ce n’était pas une première : en 2025 plusieurs rassemblements avaient déjà dénoncé la baisse des moyens alloués aux coordonnateurs de district UNSS.
Pour les enseignants mobilisés, les difficultés trouvent leur origine dans deux décisions distinctes. D’une part, la diminution des indemnités de mission attribuées aux enseignants qui coordonnent les activités de l’UNSS dans l’académie de Grenoble. D’autre part, la baisse de la subvention ministérielle accordée, que le syndicat considère comme un nouveau signal négatif pour le sport scolaire.

Les professeurs d’EPS ont symboliquement enterré le sport scolaire dans la cour du rectorat de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« À l’issue des Jeux olympiques de Paris 2024, on s’attendait à un héritage. Et là, il s’avère que l’héritage se transforme en une baisse drastique des moyens accordés », déplore Samuel Renault, professeur d’EPS et secrétaire départemental du Snep-FSU. Selon lui, l’académie est passée de 85 à 71 heures d’indemnités consacrées à l’organisation des rencontres sportives, un niveau que les enseignants jugent insuffisant pour maintenir le fonctionnement actuel du sport scolaire.
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