FOCUS – La colère est grande du côté du Snep-FSU Isère, syndicat des professeurs d’éducation physique et sportive. Les moyens alloués aux coordonnateurs de districts UNSS, soit les enseignants EPS qui réalisent des missions annexes en faveur du sport scolaire, sont revus à la baisse. L’ensemble des coordonnateurs isérois ont démissionné, tandis que le syndicat maintient la mobilisation. De son côté, le rectorat assure avoir « limité l’impact » d’une « enveloppe fermée ».
« Macron avait dit qu’il y aurait un héritage des Jeux olympiques. On voit que c’était une supercherie! » Ainsi s’exprime Yann Queinnec, co-secrétaire du Snep-FSU Isère, soit le syndicat des professeurs d’éducation physique et sportive (EPS) de l’enseignement public. Les raisons de sa colère: l’organisation syndicale dénonce, pour la rentrée 2025, une baisse annoncée des indemnités missions particulières (IMP) allouées aux coordonnateurs de districts1Chaque district étant un regroupement d’établissements scolaires. UNSS (Union nationale du sport scolaire).

Le Snep-FSU dénonce une baisse des moyens alloués aux coordonnateurs de districts UNSS. © UNSS Isère – Facebook
Derrière la valse des sigles, une réalité de terrain: les coordonnateurs en question sont des professeurs d’EPS qui réalisent des missions à l’extérieur pour permettre la bonne marche du sport scolaire. Ils participent ainsi à l’organisation des compétitions et des rencontres sportives, à la transmission des résultats, ou encore à la gestion des budgets des districts. Exemple? « Le cross départemental, où il y a plus de 3 000 élèves, ne peut se dérouler que s’il y a des coordonnateurs », explique Yann Queinnec.
Les coordonnateurs de district de l’Isère démissionnent
Sur l’ensemble de l’académie de Grenoble, le nombre d’IMP doit passer de 85 à 71, dont une baisse de 4,5 IMP (sur 26,5) pour le département de l’Isère. « Ça représente 5 000 euros à l’année, c’est ridicule! », proteste Yann Queinnec.
Ce dernier est d’autant plus agacé que l’Isère, affirme-t-il, est particulièrement dynamique au niveau sportif avec 21 250 élèves licenciés. Un chiffre en constante augmentation depuis les années Covid, notamment du côté des filles. « On répond au projet qui a été fixé et, derrière, on nous retire les IMP », fustige le syndicaliste.
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