FLASH INFO – Le syndicat d’enseignants d’éducation physique Snep-FSU estime que « le sport scolaire est empêché dans l’académie de Grenoble« . Dans un communiqué en date du lundi 14 octobre 2024, l’organisation dénonce notamment la baisse des rémunérations des coordonnateurs de district UNSS (Union nationale du sport scolaire), qui organisent les rencontres inter-établissements du mercredi après-midi.
« Les coordonnateurs organisent les compétitions pour plus de 55 000 adhérent.es dans l’académie de Grenoble. Ce premier niveau de compétition appelé « district » est la clé de voûte de toutes les rencontres et compétitions UNSS« , explique le Snep-FSU. Or, dans le texte d’une pétition mise en ligne, ce dernier chiffre à – 16,7 % la baisse des moyens alloués à la coordination. La responsable, selon le syndicat ? La rectrice de Grenoble, également présidente de l’Union nationale du sport scolaire régionale.
« Si cette baisse est confirmée, de nombreux coordonnateurs de district UNSS envisagent de remettre leur démission (juste après leur prise de fonction!), ce qui mettrait fortement en danger le fonctionnement de l’UNSS« , note encore la pétition. Et l’organisation syndicale de s’inquiéter que la jeunesse puisse être « privée de la possibilité de faire du sport dans une de ses versions la plus démocratisée, l’UNSS: le sport scolaire« , quand seuls 13 % des jeunes suivent les recommandations de l’OMS1Organisation mondiale de la santé en matière d’activités physiques quotidiennes.

Le Snep-FSU dénonce la baisse des moyens accordés à l’UNSS (Union nationale du sport scolaire). © Snep-FSU
Pire encore, la baisse des moyens s’accompagne d’une hausse du prix des licences et d’une diminution du nombre de rencontres nationales, cette fois décidées par la direction nationale de l’UNSS. De quoi interroger le Snep-FSU, alors que les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 ont été l’occasion de grandes déclarations sur la nécessité d’encourager les pratiques sportives. Et que, dans son discours de politique générale, le Premier ministre Michel Barbier plaidait pour « que toute notre jeunesse ait accès à la culture et au sport« .
« Force est de constater que monsieur Macron et son gouvernement semblent avoir du mal à léguer [l’héritage des JOP] au sport populaire et préfèrent conserver ce bénéfice pour le haut niveau« , déclare l’organisation syndicale. Ce, en constatant qu’à l’inverse de l’UNSS, les futurs JO d’hiver 2030 dans les Alpes françaises bénéficient d’une garantie financière de l’État. Lors de sa présentation de rentrée 2024-2025, la rectrice de Grenoble Hélène Insel avait pour sa part particulièrement insisté sur l’importance de la pratique physique et sportive.










