EN BREF – Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté (SMVIC) est devenue, le 26 février 2026, la première intercommunalité ambassadrice du don d’organes en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette initiative vise à sensibiliser les habitants et à réduire les refus de prélèvements, souvent dus à un manque de dialogue familial, alors que 80 % des Français y sont favorables. La charte officielle sera signée le 22 juin 2026.
Un engagement pour sauver des vies. Le conseil communautaire de Saint-Marcellin Vercors Isère communauté (SMVIC) a adopté à l’unanimité, le 26 février 2026, une délibération faisant de l’intercommunalité une « communauté de communes ambassadrice du don d’organes ». Cette initiative, inédite en région Auvergne-Rhône-Alpes, fait de SMVIC la sixième intercommunalité de France à s’engager dans cette démarche de sensibilisation.
L’objectif principal de cette démarche est de sensibiliser les habitants à l’importance du don d’organes, un acte qui permet de sauver des vies chaque année. En rejoignant un réseau national d’ambassadeurs (composé de communes, îles, pharmacies, associations et entreprises), SMVIC s’engage à « informer le public, encourager le dialogue autour du don d’organes et [à] promouvoir une meilleure compréhension des enjeux liés à la transplantation ».
Pour la communauté de commune, « parler du don d’organes de son vivant » est en effet essentiel. Cela permet de lever les incertitudes, de « soulager ses proches d’une décision difficile et [de] permettre de sauver davantage de vies ». Afin de marquer cet engagement, un panneau sera apposé sur la façade de la maison de l’intercommunalité et un arbre sera planté pour inviter les citoyens à réfléchir et échanger sur ce sujet.
Une démarche inspirée par l’engagement local
La Ville de Saint-Marcellin avait déjà franchi le pas en septembre 2025, en signant la charte du don d’organes, devenant ainsi l’une des premières communes ambassadrices en Isère. Cet engagement précoce avait permis de lancer une dynamique territoriale en faveur de la sensibilisation au don d’organes, en encourageant les habitants à aborder ce sujet avec leurs proches et en organisant des actions de communication locales.
Un taux d’opposition de 36 % alors qu’il devrait avoisiner les 20 %
Selon les données de Greffes+, bien que 80 % des Français se déclarent favorables au don de leurs organes après leur mort, seulement 47 % en ont parlé avec leurs proches. Cette absence de dialogue engendre un taux d’opposition de 36 % lors des prélèvements, alors qu’il devrait se situer autour de 20 %.
En France, le principe du consentement présumé s’applique : chacun est considéré comme donneur, sauf en cas d’opposition exprimée de son vivant via le registre national des refus. Cependant, les équipes médicales consultent systématiquement les proches du défunt, dont l’avis peut bloquer le prélèvement en cas de doute sur la volonté du défunt.
La signature de la charte officielle est prévue lors de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et de reconnaissance aux donneurs, le lundi 22 juin 2026. Cette journée sera l’occasion de réaffirmer l’engagement de la communauté de communes en faveur du don.







