EN BREF – Face à la canicule et à la hausse des niveaux d’ozone, la préfecture de l’Isère déclenche lundi 22 juin 2026 la procédure d’information-recommandation. Objectif : limiter les émissions polluantes et protéger les populations vulnérables dans le bassin grenoblois et la zone alpine iséroise.
Alors que l’Isère connaît un épisode de fortes chaleurs, avec une vigilance canicule orange, la préfecture a décidé d’activer la procédure d’information-recommandation. Celle-ci entre en vigueur le lundi 22 juin 2026 en raison d’un risque de pollution atmosphérique à l’ozone. Cette mesure s’applique au bassin grenoblois ainsi qu’à la zone alpine iséroise, où les prévisions d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes annoncent un dépassement des seuils réglementaires.
Un épisode de pollution lié à la canicule
Cet épisode s’inscrit dans un contexte de multiplication des alertes à la pollution en période estivale, lié au réchauffement climatique et à la densité urbaine du bassin grenoblois. La hausse des températures favorise en effet la formation d’ozone. Un phénomène qui peut avoir un impact sur les personnes à risque, notamment les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et celles souffrant de maladies respiratoires ou cardiovasculaires.
Grenoble, Échirolles, Fontaine, Voiron, mais aussi Villard-de-Lans ou encore Chamrousse font partie des 246 communes concernées par cette alerte (voir la liste exhaustive sur la carte ci-dessous).
Directives pour les habitants liées à la procédure d’information-recommandation
La préfecture invite les personnes vulnérables à éviter les grands axes routiers aux heures de pointe et à limiter leurs sorties entre 13 h et 20 h, période où les concentrations d’ozone sont les plus élevées. Les autorités conseillent également de réduire les activités physiques intenses en extérieur, tout en maintenant les activités en intérieur. En cas de symptômes tels que toux, essoufflement ou irritation des yeux, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
La préfecture encourage par ailleurs les automobilistes à privilégier les transports en commun, le vélo ou le covoiturage. Les conducteurs doivent éviter d’utiliser les véhicules les plus polluants, notamment ceux classés Crit’Air 3 et plus ou immatriculés avant 2006, sauf pour les véhicules d’intérêt général. Une conduite souple est recommandée, avec une réduction de vitesse de 20 km/h sur les routes limitées à 90 km/h ou plus et une limitation à 70 km/h sur les axes à 80 km/h.
La préfecture invite en outre la population à ne pas utiliser les groupes électrogènes, les outils non électriques comme les tondeuses thermiques ou les taille-haies, ainsi que les produits contenant des solvants tels que les peintures ou le white-spirit. Le brûlage des déchets à l’air libre reste strictement interdit.
Appel aux collectivités, agriculteurs et industriels
Les autorités invitent les collectivités locales à humidifier les chantiers pour limiter les poussières. Elles doivent aussi promouvoir le télétravail et les transports en commun, avec des mesures incitatives comme la gratuité temporaire du stationnement résidentiel ou des tarifs attractifs pour les vélos et les transports en commun.

Pollution de l’air à Grenoble © Sophie Eymard – Place Gre’net
De leur côté, les agriculteurs doivent reporter l’écobuage ou privilégier le broyage dès que cela est possible. Ils doivent également essayer d’éviter les brûlages à l’air libre de sous-produits agricoles.
Les industriels, quant à eux, doivent réduire leurs rejets atmosphériques et reporter les opérations émettrices de polluants. Ils sont également incités à activer, lorsqu’ils existent, des systèmes de dépollution renforcés pendant la durée de l’épisode.
La procédure d’information-recommandation restera en vigueur tant que les niveaux d’ozone resteront élevés. Les habitants sont invités à suivre les mises à jour sur les sites officiels.








