FLASH INFO – Le corps sans vie d’un homme d’une quarantaine d’années a été découvert samedi 30 mai 2026 sur les berges de la Gère, à Estrablin, près de Vienne. Une lésion par arme à feu a été constatée lors des premières investigations, conduisant le parquet de Vienne à ouvrir une enquête pour homicide volontaire. Cette découverte intervient trois semaines après celle d’un autre corps dissimulé dans des circonstances comparables à Proveysieux, en Chartreuse.
Trois semaines après l’affaire de Proveysieux, c’est une nouvelle découverte macabre qu’ont faite, samedi 30 mai 2026 au matin, des promeneurs sur les berges de la Gère, cours d’eau traversant le sud de la commune d’Estrablin. Celle du corps sans vie, enroulé dans un drap, d’un homme d’une quarantaine d’années d’origine tunisienne, domicilié à Vienne. Sa disparition avait récemment été signalée aux autorités, selon le parquet de Vienne1confirmant une information du Dauphiné libéré .
Rapidement dépêchés sur place, les gendarmes de la brigade mobile d’Estrablin ont mis en place un périmètre de sécurité afin de permettre les premières constatations médico-légales et criminelles. Celles-ci ont révélé une lésion provoquée par une arme à feu, ce qui a conduit le procureur de la République de Vienne, Olivier Rabot, à ouvrir une enquête du chef d’« homicide volontaire » confiée aux gendarmes de la Section de recherches de Grenoble.
Un scanner du corps devait être réalisé lundi 1er juin, avant une autopsie programmée le lendemain afin de préciser les circonstances du décès. Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un dépôt du cadavre sur les lieux après son transport.
Un précédent quasi similaire à Proveysieux
Cette affaire n’est pas sans rappeler une autre découverte survenue le 9 mai 2026 à Proveysieux, dans le massif de la Chartreuse. Des randonneurs avaient alors trouvé le corps en décomposition d’un homme de 27 ans, emballé dans un drap maintenu par du ruban adhésif et abandonné à proximité du ruisseau du Tenaison.
La victime, identifiée quelques jours plus tard, résidait jusque-là dans l’agglomération lyonnaise et faisait l’objet d’un signalement pour disparition depuis le mois d’avril. L’autopsie n’avait révélé ni blessure par balle ni traumatisme majeur, même si la présence d’un morceau de tissu dans la bouche et plusieurs dents fracturées avaient conduit les enquêteurs à poursuivre les investigations.
À ce stade, aucun élément n’a été rendu public permettant d’établir un lien entre les deux affaires. Les similitudes observées dans les circonstances de découverte des corps interrogent néanmoins, alors que les deux enquêtes sont suivies par les mêmes services spécialisés de la gendarmerie.











