EN BREF – Un Algérien de 27 ans, connu des services judiciaires lyonnais, a été identifié comme la victime dont le corps en décomposition a été découvert samedi 9 mai à Proveysieux. L’enquête est désormais confiée au parquet de Lyon, qui sera notamment chargé d’apporter des éléments complémentaires sur les causes exactes de sa mort.
La victime dont le corps en décomposition a été découvert samedi 9 mai 2026 sur la commune de Proveysieux, en Chartreuse, a été identifiée. Selon le procureur de Grenoble, Étienne Manteaux, il s’agit d’un homme de 27 ans, né en Algérie et vivant à Lyon.
Connu des services judiciaires lyonnais pour des affaires liées à la délinquance routière et aux stupéfiants, il avait été signalé comme disparu par sa famille le 11 avril 2026, celle-ci n’ayant plus de nouvelles depuis le 10 avril au soir.
Découverte et premières constatations sur place
Samedi 9 mai au matin, des randonneurs ont signalé une odeur forte et incommodante en bordure du ruisseau du Tenaison. Leur recherche a permis de localiser un corps emballé dans un grand drap scotché, partiellement enterré sous quelques centimètres de terre. En raison de l’odeur et de l’état avancé de putréfaction, les gendarmes, le magistrat du parquet et un médecin légiste ont jugé préférable de ne pas procéder à un examen sur place. Le corps a donc été transporté à l’Institut médico-légal de Grenoble pour y être analysé.

Le procureur de Grenoble, Etienne Manteaux, a tenu une conférence de presse, lundi 11 mai 2026, pour faire le point sur l’avancée de l’enquête, après la découverte d’un corps en Chartreuse. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Un examen au scanner a été réalisé samedi 9 mai au soir, suivi d’une autopsie dimanche matin. Aucune cause de mort immédiate n’a été identifiée : pas de traces de coups de couteau, de plaies par balle, de fractures osseuses ni de traumatismes majeurs. Cependant, des fractures sur quelques dents ont été observées et un morceau de tissu a été retrouvé dans la bouche de la victime, suggérant une possible asphyxie.
Des prélèvements anatomopathologiques, toxicologiques et génétiques ont par ailleurs été effectués. Quant à l’empreinte palmaire du défunt, elle a permis son identification via le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED).
Les causes exactes de la mort restent à déterminer
La date exacte du décès reste difficile à établir en raison des conditions de conservation du corps, encore inconnues à ce stade. Le médecin légiste estime qu’un délai d’une à deux semaines s’est écoulé entre la mort et la découverte du corps à Proveysieux, sans toutefois pouvoir l’affirmer avec certitude. Le lieu où le corps a été stocké avant d’être abandonné reste également à déterminer.
Les analyses en cours, notamment toxicologiques et génétiques, et l’examen du drap et du scotch pourraient rapidement apporter des éléments complémentaires sur les causes exactes de la mort.
Étant donné que la victime résidait à Lyon, le procureur de Grenoble a décidé de se dessaisir de l’enquête au profit du parquet de Lyon. Ce dernier déterminera désormais le service chargé des investigations.









