EN BREF – Après la découverte d’un corps calciné dans une voiture incendiée, dimanche 24 mai 2026 au petit matin à Échirolles, le président du groupe d’opposition Rassemblement national de la commune, Enzo Billon, a publié un communiqué offensif contre la municipalité et l’État. L’élu évoque « l’extrême violence liée au narcotrafic » et réclame des renforts policiers, alors que l’enquête, désormais suivie par la JIRS de Lyon s’oriente vers un possible règlement de comptes.
Le fait divers a profondément marqué Échirolles. Dimanche 24 mai 2026, vers 5 h 15 du matin, les sapeurs-pompiers sont intervenus allée de Champagne, à proximité du centre commercial Grand’Place, pour l’incendie d’un véhicule Renault Scénic. En éteignant le feu, ils ont découvert à l’intérieur de la voiture le corps calciné d’un homme, touché par des tirs d’arme à feu selon les premières constatations du parquet de Grenoble.
« Aucune piste n’est privilégiée par les enquêteurs », a précisé initialement le procureur de la République. Mais, au regard de la gravité des faits, la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon s’est rapidement saisie du dossier, conjointement avec le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
L’élu RN Enzo Billon dénonce de « véritables territoires sous emprise »
Quelques heures plus tard, Enzo Billon, président du groupe d’opposition Rassemblement national (RN) à Échirolles et conseiller métropolitain, se fendait d’un communiqué associant directement cette affaire à la montée du narcotrafic et de l’insécurité dans la commune. Dans ce texte intitulé « Face à l’ensauvagement, l’urgence sécuritaire à Échirolles », l’élu affirme « qu’une étape supplémentaire vers l’horreur semble désormais franchie ».
Le conseiller municipal d’opposition évoque également plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, montrant selon lui « ce qui s’apparente à une exécution par arme à feu, dans des scènes rappelant celles de véritables cartels mexicains ».
Dans la première, un adolescent apparaît les mains vraisemblablement attachées dans le dos sous la menace d’une arme de poing. Une seconde séquence montre un homme tirant à plusieurs reprises sur le véhicule retrouvé incendié quelques heures plus tard.
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