ÉVÉNEMENT – Les écritures théâtrales contemporaines sont à l’honneur du 26 mai au 2 juin 2026 en Isère. Le festival Regards croisés, qui met en lumière les dramaturgies actuelles à travers des lectures, rencontres et débats gratuits, porte cette fois sur le système capitaliste. Un évènement qui investit Grenoble, mais aussi Fontaine et Pont-en-Royans.
« Il faut revoir ce système capitaliste » : c’est sous ce thème engagé que le collectif Troisième bureau lance la 26ᵉ édition de Regards croisés. Du 26 mai au 2 juin 2026, ce festival dédié aux dramaturgies actuelles investit l’agglomération grenobloise et le Royans pour offrir un espace de découverte et d’échange.
« Regards croisés s’est développé au fil des ans comme un rendez-vous singulier et significatif, tisseur de réseaux, embrayeur d’échanges artistiques, passeur d’œuvres et de projets », rappelle le collectif. Chaque année, l’événement met en lumière des textes qui interrogent les enjeux sociétaux, et cette édition ne déroge pas à la règle.
Une programmation qui propose de revoir le système capitaliste
Le festival s’ouvre le 26 mai à 19 heures à la médiathèque Paul-Éluard de Fontaine avec Wittenoom de l’Australienne Mary Anne Butler, une pièce sur l’exploitation minière de l’amiante dans les années 1960. Une lecture qui sera reprise le 2 juin à La Halle de Pont-en-Royans.

La 26ᵉ édition de Regards croisés propose de « revoir le système capitaliste », du 26 mai au 2 juin 2026. © JP Angei
Au Théâtre 145 à Grenoble, le public pourra ensuite assister, du 27 au 31 mai, à des mises en lecture de textes contemporains abordant des sujets variés. Parmi eux, L’École Eurêka de Jonathan Spector (États-Unis) explore les tensions autour de la vaccination, Boukan d’Alexandro Christi Nicolas évoque la crise politique en Haïti, et 78 ans de fragments de Hannah Khalil traite des conséquences de l’occupation israélienne en Palestine.
Le festival propose également Parcourir de Cléa Bonnard, qui aborde l’homophobie et les traditions familiales, tandis que L’Affaire Magnolia de Maud de Palma-Duquet (Québec) interroge l’écologie et la justice sociale.
Un festival tourné vers la jeunesse et la transmission
Le festival accorde une place centrale à la transmission avec le prix Naomi Wallace, décerné par 200 lycéens de six établissements de l’académie de Grenoble. Le 28 mai à 13 h 30 au Grand Théâtre, les élèves désigneront le lauréat parmi trois textes étudiés en classe : Méduses de Mélie Néel, Le Pays innocent de Samuel Gallet et Jusqu’à ce que le mur tienne de Julie Tirard.

Le festival Regards croisés offre de nombreuses lectures sur des thèmes contemporains. © JP Angei
Cette initiative pédagogique, menée en partenariat avec la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon et onze maisons d’édition, s’inscrit dans une démarche de longue date visant à « faire entendre d’autres voix que celles aveuglantes de la pensée dominante », explique l’organisation.
Une attention particulière est portée au jeune public, avec un Apéro Sirop le 31 mai à 10 h 30 au Théâtre 145, en partenariat avec l’Espace 600. Au programme : des lectures de textes de Métie Navajo (Chantier Zapata et De l’autre côté de l’écran), adaptées dès 8 ans.
Une table ronde sur les réalités économiques des artistes
Une table ronde, intitulée « La création, l’Urssaf et moi », organisée avec Auvergne-Rhône-Alpes livre et lecture, réunira par ailleurs, le 29 mai à 14 h 15 au Théâtre 145, Céline Bénabes, directrice de la Charte des auteurs-illustrateurs jeunesse, Ronan Mancec, auteur-traducteur, et Camille Chaussy, illustratrice, pour échanger sur les régimes sociaux et les réalités économiques des artistes-auteurs.

Au-delà des lectures, le festival veut pouvoir offrir un espace de rencontre entre acteurs, traducteurs et publics. © JP Angei
Tous les événements sont en entrée libre, dans la limite des places disponibles. Avec Regards croisés, Troisième bureau confirme son engagement pour la diffusion des écritures théâtrales contemporaines, en offrant un espace de rencontre entre auteurs, traducteurs et publics. Comme le rappelle Samuel Gallet : « La richesse de la littérature dramatique mérite véritablement qu’on s’y attarde ».
Informations pratiques
Dates : du 26 mai au 2 juin 2026
Lieux : Médiathèque Paul Éluard (Fontaine), TMG Théâtre 145 et Grand Théâtre (Grenoble), La Halle (Pont-en-Royans)
Tarifs : Entrée gratuite
Programme complet : www.troisiemebureau.com











5 réflexions sur « Regards croisés : le théâtre contemporain se penche sur le système capitaliste à Grenoble »
Le festival des bas de plafond haineux d’extrême-droite c’est 365 jours par an dans les commentaires de Place gre’net !
Quand l’extrême droite haineuse et bas du plafond commence à Raphaël Glucksmann, ça fait effectivement beaucoup de monde, en fait presque toute la France sauf LFI et le NPA.
Gaucho festival on the place
MDR : « faire entendre d’autres voix que celles aveuglantes 🤣 de la pensée dominante ».
Pour faire du théâtre, il faut au minimum savoir parler le français. Sinon il faut se contenter de beugler dans un porte voix couvert d’auto collants d’extrême gauche.
Énième festival gauchiste….