DÉCRYPTAGE – Un rassemblement s’est tenu sur le site du CHU Grenoble Alpes, mardi 19 mai, pour dénoncer la fermeture des urgences pédiatriques de Voiron la nuit, de 18 heures à 8 heures, depuis le 4 mai 2026. Syndicats et associations d’usagers soutenus par des représentants de LFI ont exprimé leur colère et leur inquiétude face à la situation. La direction du CHU affirme, de son côté, que la fermeture est « conjoncturelle » et assure chercher des solutions pour réouvrir les urgences nocturnes « dès que possible« .
« La direction dit que ce n’est pas un problème d’argent. Les syndicats disent qu’il y a des médecins candidats. Qu’est-ce qui bloque?« , a interrogé Pascal Royer, représentant du Collectif santé voironnais, lors du rassemblement organisé mardi 19 mai contre la fermeture des urgences pédiatriques nocturnes à l’hôpital de Voiron. Environ soixante-dix personnes s’étaient ainsi réunies sur le parvis du pavillon Dauphiné du CHU Grenoble Alpes – dont dépend le centre hospitalier de Voiron – à l’appel des syndicats, dont principalement la CGT.

Rassemblement devant le Pavillon Dauphiné du CHU Grenoble-Alpes contre la fermeture des urgences pédiatriques nocturnes de Voiron. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Depuis le lundi 4 mai, les urgences pédiatriques de Voiron sont en effet inaccessibles de 18 heures à 8 heures, sauf en passant par le 15. Un fonctionnement « adapté » similaire à celui mis en place pour les urgences adultes de Voiron comme pour celles du CHU de Grenoble.
En cause? Un manque d’effectifs, et notamment l’absence d’interne pour le service. De quoi susciter la colère des syndicats, qui entendaient bien faire valoir leurs revendications alors qu’une audience était prévue avec la direction.
« On n’obtiendra rien s’il n’y a pas d’unité d’action »
Les revendications en question? Celles-ci tiennent en quatre points, présentés par la CGT Santé et action sociale du centre hospitalier de Voiron, conjointement avec le Syndicat national des médecins hospitaliers FO. À savoir, le retour des internes dans le service de pédiatrie, un « recrutement suffisant de pédiatre et de puéricultrice« , le maintien du poste de puéricultrice la nuit, et « des conditions de travail dignes pour tous« . En particulier un encadrement « verrouillé » et expérimenté.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 80 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









