FOCUS – Le groupe d’opposition Isère écologie solidarité (IES) du Département accuse la collectivité de retirer la gestion des espaces naturels sensibles (ENS) au Conservatoire des espaces naturels. Et ceci, « sans concertation ni évaluation préalable« , quitte à mettre la structure en danger. En réponse, le Département dénonce des « contre-vérités » et affirme continuer à soutenir le Conservatoire, tout en incitant les communes à reprendre en main leur gestion des ENS.
« La casse environnementale continue en Isère. » C’est par ces mots que le groupe d’opposition Isère écologie solidarité (IES) du Département dénonce « le retrait brutal de la gestion des 14 sites ENS [espaces naturels sensibles, ndlr] associatifs au Conservatoire des espaces naturels (CEN) Isère, sans concertation ni évaluation préalable« . Non sans considérer que ce retrait « illustre une nouvelle fois la défiance de la majorité départementale envers la science et les acteurs de terrain« .

Les élus du groupe IES (de gauche à droite) Thierry Badouard, Marie Questiaux, Jérôme Cucarollo et Pauline Couvent. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Le Conservatoire des espaces naturels Isère? Une association créée en 1985, qui se donne pour ambition « la restauration et la gestion de sites naturels remarquables« . Celle-ci précise « intervenir sur plus d’une quarantaine de sites dans le département, soit pour son propre compte, soit sous forme d’assistance aux collectivités dans le cadre de leurs projets de restauration, de gestion et de valorisation d’espaces naturels« . Ceci en disposant « de techniciens expérimentés et de moyens techniques spécifiques« .
Un retrait qui met en danger le Conservatoire des espaces naturels?
Pour IES, le retrait met non seulement la structure en danger, mais « prive également les 14 communes de l’expertise d’une association qui œuvre depuis plusieurs décennies pour un partage raisonné des espaces naturels« . Le groupe dénonce par ailleurs des restrictions financières imposées aux communes continuant de déléguer la gestion de leurs sites au Conservatoire des espaces naturels, ce qui représente à leurs yeux « un levier de pression politique » plus qu’un « outil d’efficacité« .
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