FOCUS – Un rassemblement s’est tenu devant les locaux de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités de l’Isère (Ddets) à Grenoble, le lundi 27 avril 2026. Le syndicat Sud Solidaires, soutenu par d’autres organisations, a dénoncé des tentatives de la direction d’empêcher les inspecteurs du travail de mener leurs missions de contrôle auprès des employeurs le 1er mai 2026. Et l’accuse d’avoir, au passage, bousculé un agent qui s’était rendu dans le bureau du directeur par intérim de l’administration.
« On voudrait pouvoir faire notre job sans avoir sur le dos des chefs qui essayent de nous casser les reins! » Le ton était tout sauf modéré devant les locaux de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités de l’Isère (DDETS) à Grenoble, alors que le syndicat Solidaires, accompagné (notamment) par la CGT, appelait à un rassemblement en soutien aux inspecteurs du travail, lundi 27 avril 2026 en milieu de journée. Un mouvement face auquel l’administration a préféré afficher porte close.

Le rassemblement s’est tenu devant les locaux de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités de l’Isère. © Florent Mathieu – Place Gre’net
En toile de fond: le 1er mai et l’interdiction (toujours) faite à certains commerces d’ouvrir en ce jour férié hautement symbolique. Alors que le gouvernement a annoncé une évolution législative pour 2027, le syndicat Sud accuse en effet la direction de l’inspection du travail de l’Isère de vouloir entraver le travail de ses agents en ce jour particulier. Ceci, considère-t-il, pour mieux convenir à l’appel « au pragmatisme et à la modération » formulée par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Des inspecteurs du travail empêchés dans leur mission ?
Les faits reprochés à la direction : avoir « escamoté » les courriers destinés aux employeurs, visant à les « informer […] de leurs droits et de leurs obligations concernant le jour férié et chômé du 1er mai« . Le syndicat affirme que la hiérarchie a ainsi demandé à ce que ces missives lui soient remises, au lieu de passer par le service courrier, comme le suppose la procédure habituelle.
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