EN BREF – L’Intersyndicale Isère composée de la CGT, la CNT, FO, la FSU, Solidaires et l’Unsa appellent à manifester « pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses », ce 1er mai 2025. Une journée qu’elle entend placer sous le signe de la paix et de la justice sociale.
« Non à la guerre, non à l’économie de guerre ! Pour la paix et la justice sociale ! » Tel est le slogan de l’Intersyndicale Isère qui appelle à manifester « pour la journée internationale des travailleurs et travailleuses« , ce 1er mai 2025. Une intersyndicale composée de la CGT, la CNT, FO, la FSU, Solidaires et l’Unsa.
« En France, la guerre sociale se poursuit et s’intensifie : les licenciements pleuvent, le pouvoir d’achat des salarié.es, des retraité.es et des jeunes, s’effondre« , affirment les syndicats dans un communiqué en date du 29 avril.
« Dans les services publics, attaqués depuis des années par les gouvernements qui coupent systématiquement dans leurs budgets, en particulier dans la santé et l’éducation, les personnels mal payés et maltraités ont de plus en plus de mal à assurer correctement leurs missions. »
Les syndicats ne manquent pas de s’en prendre au gouvernement Bayrou, accusé de « poursuivre, en pire, la même politique en faveur des plus riches : cadeaux fiscaux, exonérations de cotisations sociales, aides publiques directes… »
Un déficit jugé abyssal mais un budget militaire de 40 milliards
L’intersyndicale dénonce, en outre, l’économie de guerre. « Le déficit budgétaire était annoncé abyssal… Mais en quelques jours, après l’annonce par la présidente de l’Union européenne d’un budget européen de 800 milliards d’euros pour la guerre, monsieur Macron a annoncé avoir trouvé 40 milliards d’euros supplémentaires de budget militaire ! », ironisent-ils.
Et de déplorer les guerres en Palestine, avec « le massacre de la population de Gaza » et en Ukraine, et le sacrifice de « centaines de milliers de jeunes Russes et de jeunes Ukrainiens« . A l’occasion du 1er mai, journée internationale des travailleurs, les organisations syndicales réaffirment ainsi leur engagement pour « un cessez-le-feu immédiat et pour une paix juste et durable, dans le respect du droit international« .
Les syndicats revendiquent en outre l’augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux « pour faire face à la hausse continue des prix des denrées de consommation courante, de l’énergie et du logement »… De même que « l’égalité salariale entre les hommes et les femmes ».
Autre revendication : l’arrêt des exonérations de cotisations patronales. Ce pour en finir, selon eux, avec les difficultés d’accès aux services publics, en particulier aux soins, mais aussi à une école et à une université de qualité.
Enfin, les syndicats se font les défenseurs de la jeunesse qui « mérite mieux que le Service National Universel (SNU), les classes-défense et les aventures militaires promises par le gouvernement Macron« .
Quatre manifestations prévues en Isère
GRENOBLE : manifestation à 10 heures départ avenue Alsace-Lorraine, arrivée à l’Anneau de vitesse du Parc Paul Mistral
BOURGOIN-JALLIEU : manifestation à 10 heures place Saint Michel
VIENNE : vide grenier revendicatif à l’espace St Germain dès 6 h 30
ROUSSILLON : manifestation à 10 heures foyer Henry Barbusse
Cueillir du muguet, oui, mais pas trop !
Symbole du 1er mai, le muguet fait parfois l’objet d’une cueillette excessive, tout comme les jonquilles, ce qui peut fragiliser leur présence. L’Office national des forêts (ONF) rappelle les bonnes pratiques à adopter pour une cueillette respectueuse du milieu forestier.
– Avoir l’autorisation du propriétaire. Pour ce qui concerne les forêts publiques gérées par l’ONF, la cueillette à « caractère familial » est tolérée, sauf s’il existe un risque de disparition d’espèce. Un arrêté préfectoral peut alors l’interdire.
– Ne pas trop prélever. La cueillette doit être raisonnée et peut être règlementée par un arrêté préfectoral fixant les quantités autorisées et les modalités de ramassage. Le plus souvent, seul le ramassage des tiges en fleur est toléré et en quantité limitée. A savoir, « ce que la main d’un adulte peut contenir ». Un ramassage trop important peut faire l’objet d’une amende : le code forestier prévoit des sanctions pénales à l’encontre des auteurs de prélèvements abusifs.
– Couper, plutôt qu’arracher
Il faut en effet veiller à ne pas prélever les parties souterraines des fleurs pour ne pas empêcher leur renouvellement.









