FOCUS – Entre espoirs de renouveau et tensions politiques explosives, Laurence Ruffin a été officiellement investie maire de Grenoble vendredi 27 mars après-midi. Un conseil municipal d’installation marqué par des échanges houleux et des accusations croisées. Pour la première fois, la capitale des Alpes se dote d’une femme à sa tête, mais dans un climat de division profonde, où les clivages politiques ont éclipsé la solennité du moment.
« Vous avez volé l’élection ! » C’est par ce cri lancé en début de séance que s’est ouvert, vendredi 27 mars 2026, le conseil municipal d’installation de Laurence Ruffin, candidate de la majorité sortante, élue nouvelle maire de Grenoble à l’issue du second tour des élections municipales le dimanche 22 mars. Pour la première fois, la capitale des Alpes se dote d’une femme à sa tête, mais son mandat a démarré dans un climat politique tendu, avec une séance émaillée de débats houleux.
« Prenez soin de notre bien commun qu’est notre ville »
Le conseil a débuté à 14 heures par le dernier discours du maire sortant Éric Piolle : « Le résultat des urnes doit être respecté, mais il ne suffit pas, il ne suffit jamais, a-t-il affirmé. Il vous appartiendra chaque jour de faire vivre la démocratie avec les habitants et les habitantes, de leur donner la place la plus grande qu’il soit et de renforcer leur pouvoir d’agir. Prenez soin de notre bien commun qu’est notre ville », a-t-il enfin demandé aux nouveaux élus.

Laurence Ruffin, lors du conseil municipal d’installation, avant d’être officiellement élue maire de Grenoble. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Un message qui n’a pas nécessairement été entendu au sein de l’hémicycle puisque, dès l’ouverture de la séance, des élus de droite et de La France Insoumise (LFI) se sont affrontés publiquement, avec des accusations de violences verbales et de manipulations électorales.
Le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble (Gorg) a ainsi vivement critiqué l’alliance entre les listes de Laurence Ruffin et de LFI, qualifiant cette fusion technique de « truquage » et de « déni de démocratie ». « Vous avez créé votre propre opposition », a déclaré Clément Chappet, président du Gorg, tandis que sa colistière Nathalie Béranger a dénoncé « une alliance contre-nature ».
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4 réflexions sur « Laurence Ruffin officiellement élue maire de Grenoble lors d’un conseil municipal sous tension »
A noter que tous les élus de la majorité municipale sont soit adjoints (21) soit conseillers délégués (11). Pas de simples conseillers de base. Cela a été pointé en séance. La réponse du maire a été que cela avait été décidé pour l’engagement des conseillers et faire avancer les dossiers. À savoir aussi que les niveaux de rémunération correspondants sont très différents, il y avait une diapositive projetée pendant la séance mais qu’on n’a pas pu bien voir dans la retransmission vidéo. À cela s’ajoute aussi les rémunération des conseillers métropolitains. À titre indicatif sur un exercice antérieur
https://duckduckgo.com/?q=indemnit%C3%A9s+elu+m%C3%A9tropole+Grenoble&ia=web&assist=true
Nous attendons maintenant de connaître les attributions des adjoints et des conseillers délégués.
Y’a un truc que je comprends pas.
Quand Ruffin a fusionné avec Amandine Germain, le sous marin des Verts au PS, elle a imposé aux socialistes d’écarter ceux qui ne lui plaisaient pas. Sa chère Amandine a bien sûr exécuté les ordres.
https://www.placegrenet.fr/2025/12/10/grenoble-gonzalez-zenati-gemmani-ces-indesirables-de-lunion-entre-le-parti-socialiste-et-laurence-ruffin/666551
Mais quand Ruffin a perdu son honneur en fusionnant avec Brunon, elle ne lui a pas imposé d’écarter Zakaria Amram qui avait pourtant agressé une femme de 70 ans parce qu’elle portait une casquette Réconcilier Grenoble par dessus son voile.
https://www.placegrenet.fr/2026/02/12/une-militante-du-collectif-pro-carignon-reconcilier-grenoble-porte-plainte-pour-agression/671542
Donc, en plus d’avoir toutes les apparences d’une « marionnette » de Piolle et de l’ADES (dixit Marine Tondelier), Ruffin s’est elle soumise à LFI comme Germain s’est soumise à Ruffin ?
Ruffin doit son élection à Brunon, ami de Raphaël Arnault.
La liste Ruffin-Brunon a obtenu 29 071 votes.
Sans les LFI de Brunon (7 650 au premier tour), ça fait 21 421.
C’est moins que Réconcilier Grenoble qui a obtenu 22 297 votes.
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_municipales_de_2026_%C3%A0_Grenoble
Le fauteuil de maire de Grenoble est désormais occupé par le reniement de toutes les valeurs fondamentales :
Abandon par les Verts du refus des pires extrêmes puisque pour être élus ils ont donné place sur leur liste à Allan Brunon, un ami de Raphaël Arnault, le fondateur de la Jeune Garde, ce groupuscule fasciste de gauche qui a du sang sur les mains.
https://x.com/allanbrunon/status/2007460790836613456
Trahison de la démocratie en acceptant l’invention corrompue de LFI qu’est la « fusion technique », une perversion du principe démocratique de base puisque les LFI ont été élus sur une liste dont ils refusent le programme.
Comme le disent François Hollande et Boris Vallaud : « compromission » et « insincérité » du PS qui a laissé sans broncher Laurence Ruffin prendre LFI sur la même liste qu’eux.
Trahison par Romain Gentil des électeurs de Place Publique et de Raphaël Glucksmann, qui avait pourtant clairement ré-affirmé que « Il ne peut y avoir aucun flou. S’allier à un parti dont on a dénoncé les propos antisémites il y a encore quinze jours, c’est inacceptable pour nous ». Mais Romain Gentil a appelé à voter pour Ruffin-Brunon !
Reniement de l’éthique par la distribution de tracts honteusement injurieux et calomnieux contre le candidat adverse.
Alors oui, Laurence Ruffin est dans le fauteuil de maire, et non ce n’est pas elle qui a été réellement élue. Car en fait c’est tout ça et c’est aussi néfaste qu’affreux pour Grenoble et pour la démocratie.