FOCUS – La configuration du second tour des élections municipales 2026 à Crolles sera en tous points similaire au premier, les trois listes en lice ayant fait le choix de se maintenir. À cela près que la campagne est marquée par la mise en cause d’Odile Barnola, colistière de la liste de gauche écologiste. En cause, notamment : l’implication de l’ex-directrice de cabinet du maire de Grenoble dans l’affaire (présumée) de concussion visant Éric Piolle et son ancienne première adjointe Élisa Martin.
On prend les mêmes et on recommence ! Les électeurs de Crolles risquent ainsi d’avoir une impression de déjà-vu dans l’isoloir, lors du second tour des municipales. Les trois listes en lice, celle du maire sortant Philippe Lorimier (Vivre Crolles, divers-gauche), celle d’Adelin Javet (Agir pour demain, union de la gauche) tout comme celle de Laure Fayolle (La Parole aux Crollois, divers-droite), se sont en effet maintenues… et seront donc de nouveau présentes dans les bureaux de vote le dimanche 22 mars 2026. Avec toutefois une colistière qui fait parler d’elle.

Philippe Lorimier, maire sortant de Crolles, est arrivé en tête du premier tour des élections municipales 2026. © Philippe Lorimier – Facebook
Dans le détail, le maire sortant, qui brigue un troisième mandat, est arrivé en tête du scrutin avec 41,03 % des suffrages exprimés. La liste d’Adelin Javet décroche, pour sa part, la deuxième place avec 30,28 %, et celle de Laure Fayolle la troisième, avec 28,69 %. Le tout dans un contexte de participation établi à 59,75 %.
Difficile donc d’imaginer une bouleversement particulier des résultats au second tour, à moins d’une mobilisation plus importante des électeurs. Ou bien encore d’un revirement soudain d’une partie d’entre eux.
La mise en cause d’Odile Barnola, colistière d’Adelin Javet
La campagne du second tour à Crolles est toutefois marquée par des attaques visant une colistière d’Adelin Javet. Son nom? Odile Barnola, bien connue de certains à Grenoble pour avoir été directrice de cabinet du maire de Grenoble Éric Piolle, depuis son élection en 2014 jusqu’au mois de septembre 2025.
La colistière n’en est pas moins une Crolloise de longue date. Elle était d’ailleurs déjà présente sur la liste d’union de la gauche de Philippe Lorimier en 2014, puis sur la liste “dissidente” écologiste d’Anne-Françoise Hyvrard en 2020.
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