FOCUS – Neuf maires de communes de la Métropole grenobloise ont interpellé, mercredi 11 mars 2026, les candidats à la mairie de Grenoble sur la question de l’accord local de représentativité, torpillé quelques mois plus tôt par le veto de la ville-centre. Les édiles dénoncent une décision qui, selon eux, affaiblit la représentativité des communes de 5 000 à 10 000 habitants et demandent aux prétendants grenoblois de dire clairement s’ils souhaitent, ou non, le retour de cet accord lors de la prochaine mandature.
L’affaire n’est manifestement pas close. Après la non-reconduction, le 18 octobre 2024, de l’accord local de représentativité au conseil métropolitain, neuf maires de communes de l’agglomération grenobloise ont choisi de replacer le sujet au cœur du débat public, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue, mercredi 11 mars 2026, dans un bar de la place Vaucanson.
Autour de la table, se tenaient les maires des communes de Varces-Allières-et-Risset, Vif, Saint-Martin-le-Vinoux, La Tronche, Domène, Vizille, Seyssins et Claix. La première adjointe de Gières, empêchée, n’avait pu se joindre à ses pairs. Leur objectif ? Obtenir de la part des candidats à la mairie de la capitale des Alpes, à quelques jours d’un scrutin déterminant pour les 49 communes de la Métropole, une position nette sur un éventuel retour du dispositif conclu en 2019.

De gauche à droite : Guy Genêt (Vif), Bertrand Spindler (La Tronche), Jean-Luc Corbet (Varces), Catherine Troton (Vizille), Christophe Revil (Claix), Chrystel Bayon (Domène) et Fabrice Hugelé (Seyssins). © Joël Kermabon – Place Gre’net
Pour être adopté, un tel accord doit obtenir une majorité qualifiée parmi les communes de la métropole : soit les deux-tiers des conseils municipaux représentant plus de la moitié de la population, soit la moitié des communes représentant les deux-tiers des habitants.
Selon Sylvain Laval, ces conditions étaient réunies. « Si l’accord local n’a pas pu être reconduit, ce n’est pas parce que nous n’aurions pas atteint cette majorité », a-t-il assuré, affirmant qu’«une majorité de communes et une majorité d’habitants étaient pour». C’est parce que la loi prévoit aussi un mécanisme particulier : la commune la plus peuplée – en l’occurrence ici Grenoble – peut s’opposer à l’accord, ce qui a entraîné sa disparition. Cela lui a permis « d’exercer une opposition, un droit de blocage, un droit de veto », a rappelé avec une certaine amertume le maire de Saint-Martin-le-Vinoux.
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Une réflexion sur « Accord local de représentativité à la Métropole : neuf maires interpellent les candidats aux municipales à Grenoble »
La seule et unique manière de foutre en l’air cette mesure imposée par Eric Piolle et sa majorité, qui affaiblie la représentativité de ces communes, est de changer de majorité, donc de virer la gauche aux municipales!