FLASH INFO – Arrêtées le week-end des 7 et 8 février 2026 en Savoie et dans le Rhône, six personnes, dont un mineur, ont été mises en examen mercredi 11 février à Paris dans l’affaire de l’enlèvement d’une magistrate grenobloise et de sa mère à Saint-Martin-le-Vinoux le 6 février 2026. Cinq ont été placées en détention provisoire, une autre sous contrôle judiciaire strict. Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) s’est saisi du dossier.
L’affaire n’aura pas traîné. Six suspects interpellés après l’enlèvement et la séquestration, dans la nuit du 4 au 5 février à Saint-Martin-le-Vinoux (Isère), d’une magistrate de 35 ans et de sa mère de 67 ans, ont été présentés au parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), mercredi 11 février. Tous ont été mis en examen par les magistrats instructeurs spécialisés du tribunal judiciaire de Paris.
Les chefs d’inculpation ? « Arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire d’otage pour obtenir l’exécution d’un ordre ou d’une condition en bande organisée » ainsi que « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime, aggravé par la commission en bande organisée ».
À l’issue de leur comparution devant le juge des libertés et de la détention (JLD), cinq hommes ont fait l’objet d’un placement en détention provisoire, une jeune femme étant, quant à elle, laissée libre sous contrôle judiciaire strict.

© Joël Kermabon – Place Gre’net
Trois de ces mis en cause avaient été arrêtés le samedi 7 février vers 22 heures à Chambéry, en Savoie : deux hommes, alors qu’ils s’apprêtaient à monter dans un bus pour fuir vers l’Espagne, ainsi que la petite amie de l’un d’eux, selon le Dauphiné libéré. Deux autres suspects ont été interpellés le lendemain vers 10 h 30 dans le Rhône, sur la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon, et un mineur, le même jour à Saint-Priest.
L’enquête s’oriente vers un donneur d’ordre basé hors du territoire
L’enquête, initialement dirigée par le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon, a fait l’objet d’un dessaisissement au profit du Pnaco. Elle est confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de l’Isère et à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ). Notamment à l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) et à l’Office anti-cybercriminalité de l’Isère.
Les investigations s’orientent désormais vers l’existence d’un donneur d’ordre, susceptible d’être basé hors du territoire national. Les enquêteurs cherchent à l’identifier formellement et à déterminer s’il est lié à d’autres rapts sur fond de cryptomonnaie survenus récemment en France,








