EN BREF – Une magistrate et sa mère de 67 ans ont été enlevées puis libérées vendredi 6 février 2026 au matin, après trente heures de séquestration. La femme âgée de 35 ans, magistrate à Grenoble, est la compagne d’un associé d’une start-up spécialisée dans le secteur des cryptomonnaies. Les enquêteurs étudient cette piste qui pourrait expliquer une éventuelle demande de rançon.
Dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 février 2026, un commando a enlevé une magistrate de 35 ans, exerçant au tribunal judiciaire de Grenoble, ainsi que sa mère âgée de 67 ans, à leur domicile de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère). Les deux femmes ont été retrouvées vivantes, mais blessées, ce vendredi matin à Bourg-lès-Valence (Drôme), après trente heures de séquestration.
Selon le procureur de Lyon, Thierry Dran, « l’alerte a été donnée le matin même, vers 7 heures, par un voisin ». Les malfaiteurs ont forcé l’entrée du domicile vers 2 h 50, fracturant la porte. Le voisin a témoigné avoir entendu une explosion, bien que l’utilisation d’explosifs n’ait pas encore été confirmée.
Pas moins de 160 agents de la police nationale mobilisés
Les deux femmes ont finalement été retrouvées vivantes vendredi 6 février au matin, après avoir été retenues dans un garage situé le long de l’avenue de Lyon à Bourg-lès-Valence (Drôme). « Elles ont réussi à s’extraire du garage dans lequel elles étaient séquestrées, profitant de l’absence de leurs ravisseurs pour se libérer et appeler à l’aide« , a précisé Thierry Dran.
Alerté par le bruit, un retraité du quartier a ouvert la porte du garage, permettant aux victimes de s’échapper. « La magistrate présente des blessures à la tête et une incapacité totale de travail de 15 jours, tandis que sa mère a une ITT de 2 jours », a ajouté le procureur.

Pas moins de 160 agents de la police nationale ont été mobilisés, incluant des enquêteurs de la DIPN de l’Isère, du Rhône, de la Drôme, ainsi que des spécialistes de l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLO) et de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC) . © Joël Kermabon – Place Gre’net
Dès l’annonce des faits, « une véritable course contre la montre a été engagée », a expliqué Béatrice Brun, directrice zonale de la police nationale sud-est. « 160 agents de la police nationale ont été mobilisés, incluant des enquêteurs de la DIPN [Direction interdépartementale de la police nationale, ndlr] de l’Isère, du Rhône, de la Drôme, ainsi que des spécialistes de l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (Oclo) et de l’Office anti-cybercriminalité (Ofac) ».
Une rançon réclamée mais qui n’a pas été versée
Les enquêteurs privilégient la piste d’une demande de rançon en cryptomonnaies. « Le compagnon de la victime, associé dans une start-up spécialisée dans les cryptomonnaies, a reçu un message des ravisseurs exigeant une rançon sous peine de mutilation », a révélé Thierry Dran. « Aucune rançon n’a finalement été versée », a-t-il souligné.
La Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Lyon s’est saisie du dossier. Quant à l’enquête, confiée à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) et plus précisément à l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), elle se poursuit pour identifier et interpeller les ravisseurs.







Une réflexion sur « Enlèvement en Isère : une magistrate et sa mère retrouvées blessées après 30 heures de séquestration »
« Demande de rançon en cryptomonnaies. »
Je me souviens que le sujet « cryptomonnaies » avait été abordé au parlement dans les année 2000.
Il serait peut-être souhaitable que me soit expliqué en quoi il serait souhaitable que je m’y « mette ».
NB: En attendant après « ma préparation à la retraite », j’attends « une préparation à la mort » (d’autant plus qui me semble qu’au niveau des politiques ça « coince »).